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Points à retenir du Sommet sur l’avenir des affaires 2026
Plus de 600 leaders se sont réunis à Ottawa les 20 et 21 avril pour notre premier Sommet sur l’avenir des entreprises, inspirant les entreprises canadiennes à prendre leur destin en main.
Plus de 600 chefs d’entreprise, responsables locaux, décideurs politiques et économistes se sont réunis à Ottawa les 20 et 21 avril à l’occasion de notre premier Sommet sur l’avenir des entreprises, un événement qui a inspiré les entreprises canadiennes de toutes tailles, de tous secteurs et de toutes régions et leur a permis de prendre leur destin en main. La question posée lors du sommet était la suivante : que pouvons-nous faire, à titre individuel et dans le cadre de partenariats, pour favoriser la construction de la nation, la création d’entreprises et le développement des communautés?
Nous avons conçu ce Sommet pour encourager les participants à sortir des sentiers battus et à collaborer afin d’identifier les leviers d’un changement économique durable au Canada, dans le but d’offrir une vie meilleure à tous. Dans le cadre de cet objectif, le programme offrait une programmation exceptionnelle de conférenciers, dont un représentant du tiers du Conseil de la fédération, ainsi que des séances de groupe, des ateliers et des rencontres de réflexion, des échanges en tête-à-tête ou en petits groupes centrés sur les idées, les défis et les occasions qui comptaient le plus pour les participants.
Au cours du Sommet, de nombreux sujets complexes et d’actualité ont été abordés, dont les suivants :
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🇨🇦 La population active du Canada |
🎨 L’art et la culture |
🔄 Le commerce intérieur |
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🤖 L’intelligence artificielle |
⚙️ La productivité |
🌎 L’ACEUM |
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🛡️ La défense |
📊 La compétitivité économique |
🔒 La confiance |
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🏗️ Les grands projets |
🤝 La réconciliation économique |
🐻❄️ L’Arctique |
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📈 Le développement des petites entreprises |
🏠 Le logement |
🧬 L’innovation dans le domaine de la santé |
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🌾 L’agriculture |
Cet article de synthèse n’est tout simplement pas assez long pour accorder à chacun de nos intervenants le temps que méritent leurs réflexions et leur contribution. Voici le fruit de nos efforts pour résumer des heures d’informations en quelques points clés.

Commerce
Il est impossible d’engager un débat national sur l’avenir économique du Canada sans aborder la question du commerce. Comme l’a déclaré Maninder Sindhu, ministre du Commerce international :
« Le commerce n’a jamais été aussi séduisant. »


Les relations entre le Canada et les États-Unis ainsi que leur avenir ont été au cœur des débats, les intervenants ayant également abordé les efforts de diversification commerciale du Canada et le prochain réexamen de l’ACEUM.
Point à retenir :
- Le Canada entretiendra toujours des relations avec les États-Unis, mais nous ne pouvons pas dépendre d’eux : compter sur un seul client pour la majeure partie de son activité n’est pas une bonne pratique. Le Canada dispose de tout ce qu’il faut pour être autonome et indépendant.
- La diversification commerciale est un processus qui s’étend sur plusieurs années et les entreprises canadiennes doivent l’entamer dès aujourd’hui. Il est impératif que les entreprises canadiennes se remettent rapidement à jour sur les occasions commerciales qu’offrent d’autres marchés et qu’elles exploitent les 51 accords de libre-échange que le Canada a conclus.
- Le Canada s’engage à renouveler l’ACEUM. Selon Janice Charette, négociatrice en chef auprès des États-Unis, la priorité est de préserver les éléments fondamentaux de l’accord et de maintenir l’accès stable et préférentiel du Canada au marché américain.
- En 2025, on a assisté à davantage d’efforts visant à réduire les barrières commerciales internes que jamais auparavant dans l’histoire du Canada. Cependant, des obstacles subsistent, et les difficultés liées au transport routier, aux transports en général et à la mobilité de la main-d’œuvre sont particulièrement préoccupantes pour les premiers ministres Ford, Holt, Lantz et Simpson.
- Le Canada a besoin de restrictions sur ce qui est importé, mais aussi de règles commerciales strictes pour déterminer avec quels pays nous commerçons. Nous devons adopter une approche stratégique et veiller à ce que les avantages économiques l’emportent sur les risques.

Souveraineté économique
Assurer la souveraineté économique du Canada n’est pas une question d’ambition ou de ressources, mais de mise en œuvre dans des secteurs stratégiques comme l’agriculture et les sciences de la vie. Comme l’a déclaré le premier ministre Ford lors de la séance des premiers ministres intitulée « Sur quoi pouvons-nous nous entendre? », nous n’avons pas besoin que les États-Unis agissent ou s’expriment pour que nous améliorions les processus nationaux qui freinent les entreprises canadiennes et le progrès économique.


Point à retenir :
- Un pays qui ne peut ni se nourrir, ni s’approvisionner en carburant, ni se défendre n’a que peu d’options.
- L’économie canadienne ne devrait pas reposer uniquement sur l’exportation de matières premières et de produits de base et sur l’importation de produits de haute technologie à forte valeur ajoutée. Nous avons besoin de développer davantage l’industrie manufacturière à forte valeur ajoutée chez nous.
- La Chine n’est pas la solution aux tensions commerciales avec les États-Unis. Un enchevêtrement plus profond comporte des risques et des défis en matière de sécurité. La Chine a montré qu’elle était prête à utiliser à des fins stratégiques les dépendances sectorielles et technologiques du Canada.
- La gouvernance ne consiste pas seulement à répondre à l’opinion publique; elle repose également sur l’expertise nécessaire pour appréhender des questions comme la sécurité nationale, la géopolitique et la dépendance vis-à-vis des chaînes d’approvisionnement. Le gouvernement devrait protéger les Canadiens contre les imprévus.
- La sécurité alimentaire est un impératif stratégique pour le Canada. Le secteur agricole et agroalimentaire est plus important que les secteurs de l’automobile et des minéraux et métaux canadiens réunis.
- Le Canada est un pays où le secteur pharmaceutique repose en grande partie sur les importations. Notre capacité de production n’est pas suffisante pour subvenir aux besoins de notre population, ce qui signifie que notre dépendance vis-à-vis des importations engendre des vulnérabilités logistiques et structurelles.

L’Arctique et la défense
Le Sommet a véritablement bénéficié des connaissances de terrain apportées par des dirigeants du monde des affaires et de la politique originaires de l’Arctique canadien. Si la défense et le Nord canadien sont souvent évoqués dans le même souffle et qu’il existe indéniablement un lien entre eux, l’Arctique canadien revêt une valeur économique stratégique qui va au-delà de la simple défense, et la défense et la sécurité nationale exigent davantage du Canada que le développement de l’Arctique.


Point à retenir :
- La capacité du Canada à se défendre repose sur notre capacité industrielle.
- L’intérêt pour l’Arctique suit le cycle des matières premières, mais l’intérêt finit par s’estomper. Les Canadiens ne sont pas suffisamment sensibilisés à l’importance de l’Arctique et aux possibilités économiques qu’il offre. L’une des missions du gouvernement consiste à sensibiliser le public et à maintenir un niveau élevé d’attention et d’intérêt.
- Les investissements dans l’Arctique ne porteront pas leurs fruits dans le cadre d’un cycle électoral de quatre ans. Il faut se tourner vers l’avenir du Canada pour en mesurer le retour sur investissement.
- La souveraineté et la sécurité reposent sur la présence, et cette présence commence au niveau local. Par exemple, une exploitation minière fonctionne tous les jours, toute la journée : c’est ça, la présence. Mais si nous renforçons les infrastructures sociales dans les communautés situées autour du projet et mettons en place une économie diversifiée capable de résister au cycle des matières premières, alors nous bénéficierons de souveraineté et de sécurité. Nous serons alors en mesure de renforcer nos capacités de défense en nous appuyant sur ces fondations solides.
- L’utilisation à double usage se développe naturellement. Une approche consiste à disposer d’un produit ou d’un service adapté au marché, puis à déterminer comment l’adapter pour répondre aux défis spécifiques des Forces armées canadiennes (FAC).
- La participation des utilisateurs finaux au processus de développement des produits destinés à la défense nationale permettra d’améliorer les capacités. Le défi consiste à entrer en contact avec les membres des FAC.
Nous étions fiers que ce Sommet puisse servir de cadre à une initiative prometteuse : Natan Obed, président de l’Inuit Tapiriit Kanatami, et Sean Boyd, président du conseil d’administration d’Agnico Eagle Mines Limited, ont annoncé conjointement un investissement de 10 millions de dollars de la part d’Agnico Eagle en faveur de l’Université Inuit Nunangat — la première université dirigée par des Inuits au Canada, qui devrait accueillir sa première cohorte d’étudiants en 2030.

Infrastructures et grands projets
Les infrastructures sont essentielles à toutes les ambitions économiques du Canada : elles permettent d’acheminer nos marchandises jusqu’aux clients, favorisent le tourisme, contribuent au développement des collectivités et constituent le fondement de la sécurité. Il n’est donc pas étonnant que les infrastructures aient été un thème récurrent lors du Sommet, notamment en ce qui concerne les communautés et la réconciliation économique.


Point à retenir :
- Les communautés autochtones doivent être associées dès le début et participer au financement des grands projets.
- Les capacités du Canada sont limitées, ce qui signifie que les grands projets doivent être abordés dans le cadre d’un écosystème, et non de manière isolée. Compte tenu de la pénurie de main-d’œuvre bien connue au Canada, il nous faudra 380 000 nouveaux travailleurs dans le secteur de la construction d’ici 2034 pour réaliser tous les projets que nous souhaitons et dont nous avons besoin.
- La réconciliation économique consiste à renforcer les capacités. Comment faire participer les communautés aux projets en tant que partenaires à part entière? Il est essentiel d’offrir à nos jeunes la possibilité d’intégrer des entreprises et de se forger une carrière aux côtés de dirigeants confirmés.
- Le Canada est une économie portée par les PME, mais nombre d’entre elles ont du mal à comprendre comment elles peuvent s’associer à cette nouvelle initiative nationale visant à mener à bien de grands projets. L’enjeu consiste à les intégrer dans les chaînes d’approvisionnement.
- Le Canada a besoin d’un cadre réglementaire qui puisse concurrencer celui des autres pays. Si nous voulons rationaliser la gouvernance des grands projets, nous avons besoin d’un processus permettant à tous les niveaux décisionnels de se réunir autour d’une même table afin d’accélérer la prise de décision.
Pour consulter la liste complète des intervenants qui ont participé à l’événement et partagé leurs connaissances, cliquez ici.
Outre les participants et les intervenants, le Sommet a accueilli de nombreux représentants de médias nationaux et internationaux, notamment The Globe and Mail, The Logic, la Presse canadienne, le New York Times, le Wall Street Journal, Bloomberg et Reuters. Ce fut un privilège d’accueillir nos invités dans un espace aussi magnifiquement aménagé, à proximité d’un site emblématique du Canada tel que le canal Rideau.
Cet événement n’aurait pas été possible sans la générosité de nos commanditaires. Nous tenons à remercier tout particulièrement notre partenaire de production et de technologie, Encore, qui a su mettre en œuvre à la perfection la vision technique du Sommet sur l’avenir des affaires.
Merci à notre partenaire de production et de technologie

Merci aux commanditaires de l’événement

Nous avons hâte de vous retrouver lors du prochain Sommet sur l’avenir des affaires!
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