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Cinq priorités que le Canada devrait intégrer au prochain cadre stratégique pour l’agriculture

Les ministres fédéraux, provinciaux et territoriaux de l’Agriculture se réunissent cette semaine à Halifax, en Nouvelle-Écosse, du 14 au 17 juillet, afin d’amorcer l’élaboration du prochain cadre stratégique pour l’agriculture du Canada.

15 juillet 2026

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Les ministres fédéraux, provinciaux et territoriaux de l’Agriculture se réuniront à Halifax (Nouvelle-Écosse), du 14 au 17 juillet, afin d’amorcer l’élaboration du prochain cadre stratégique pour l’agriculture du Canada, une entente quinquennale qui finance la majorité des programmes publics destinés aux secteurs de l’agriculture et de l’agroalimentaire.

Le moment ne pourrait être mieux choisi.


Le secteur canadien de l’agriculture et de l’agroalimentaire contribue à hauteur d’environ 150 milliards de dollars au PIB chaque année, soutient près d’un emploi sur neuf et génère environ 100 milliards de dollars en exportations. Or, il fait face à des pressions croissantes découlant de l’instabilité géopolitique, des perturbations des chaînes d’approvisionnement, des barrières commerciales et de la hausse des coûts liés à la réglementation.

Le Canada a l’occasion de renforcer l’un de ses secteurs économiques les plus importants. Pour y parvenir, le prochain cadre stratégique devra faire de la compétitivité et de la croissance ses priorités.

C’est pourquoi la Chambre de commerce du Canada a récemment présenté cinq recommandations clés dans son mémoire soumis à Agriculture et Agroalimentaire Canada dans le cadre de la consultation sur le prochain cadre stratégique pour l’agriculture.



L’agriculture canadienne dépend d’un accès fiable aux marchés internationaux, mais les exportateurs doivent composer avec une incertitude grandissante causée par les droits de douane, les obstacles non tarifaires et les tensions géopolitiques. Le prochain cadre stratégique devrait renforcer les programmes qui aident les producteurs à diversifier leurs marchés d’exportation, tout en consolidant leur présence sur les marchés existants.

Des investissements accrus dans la recherche et l’innovation permettront également d’améliorer la productivité, de développer de nouvelles technologies et de maintenir la compétitivité des producteurs canadiens à l’échelle mondiale.


À mesure que les risques environnementaux, géopolitiques et commerciaux se multiplient, les programmes de gestion des risques de l’entreprise deviennent encore plus essentiels. Une meilleure couverture, des programmes simplifiés et des versements plus rapides donneraient aux producteurs la confiance nécessaire pour investir, innover et poursuivre leur croissance, même en période d’incertitude.



La complexité administrative freine la compétitivité. Bien que la modernisation de la réglementation dépasse le cadre stratégique lui-même, celui-ci peut favoriser une meilleure collaboration entre les gouvernements afin de réduire les formalités administratives, d’améliorer l’harmonisation des règles et de faciliter le commerce interprovincial.


L’agriculture numérique doit devenir une priorité. Des investissements accrus dans l’adoption des technologies, la collecte de données et la formation des producteurs contribueront à améliorer la productivité, à atténuer les pénuries de main-d’œuvre, à soutenir les objectifs environnementaux et à simplifier la prestation des programmes dans l’ensemble du secteur.


Les programmes doivent être plus accessibles et plus prévisibles. Des critères d’admissibilité plus clairs, des processus de demande simplifiés et des approbations plus rapides réduiraient le fardeau administratif et permettraient aux projets de recevoir le financement au moment où ils en ont le plus besoin.


Le Canada est l’un des rares pays au monde à pouvoir produire davantage de denrées alimentaires et de produits agricoles qu’il n’en consomme. À mesure que les gouvernements élaborent le prochain cadre stratégique pour l’agriculture, ils ont l’occasion de mettre pleinement à profit cet avantage.

Un cadre axé sur la compétitivité, l’innovation et la productivité permettra au secteur agricole canadien de continuer à créer des emplois, à renforcer la sécurité alimentaire et à contribuer à la croissance économique du Canada pour les années à venir.