Les ingrédients de la croissance

Les priorités pour le prochain Parlement du Canada

Message de notre président | Nos recommandations

Partout, les Canadiens souhaitent oublier la pandémie et découvrir ce que l’avenir leur réserve. Bien qu’ils puissent s’attendre aux intemporelles annonces de dépenses et aux grandes promesses en matière d’emplois et de réductions d’impôts au cours de la prochaine campagne électorale, ce qu’ils veulent réellement n’a pas encore été présenté. L’absence de plan sérieux, durable et audacieux pour faire croître notre économie est évidente jusqu’à présent, malgré le fait que l’économie soit la préoccupation numéro un des Canadiens.

La nécessité d’une croissance économique forte et soutenue est plus que jamais incontestable. La dette pandémique a fait exploser les limites de crédit du Canada, et le coût de la lutte contre le changement climatique et des autres problèmes urgents ne fera qu’augmenter pour les Canadiens et les entreprises. Une stratégie sérieuse et audacieuse pour faire croître notre économie est la seule façon pour le Canada d’aller de l’avant, et les Canadiens ont le droit de connaître la position des partis avant de se rendre aux urnes.

Nous avons exposé nos recommandations sur ce qu’il faut pour stimuler la croissance économique et mettre au défi toutes les parties de les adopter.

La Chambre de commerce du Canada est la plus importante association d’entreprises au Canada, représentant 450 chambres de commerce locales, regroupant plus de 200 000 entreprises membres de chaque rue Principale du pays. Ces recommandations reflètent les réalités économiques des créateurs d’emplois et des générateurs de croissance du Canada.

Un message de notre président et chef de la direction

Après plus d’un an et demi de confinement et de sacrifice, les Canadiens récoltent les fruits de leurs efforts pour endiguer la COVID-19. La pandémie n’est pas terminée, mais nous pouvons maintenant envisager la vie au-delà de la pandémie et planifier notre avenir.

Dans cette optique, chaque Canadien doit se poser ces questions importantes au cours de cette élection sur les priorités du prochain Parlement. Comment pouvons-nous surmonter les ravages économiques de la COVID? Comment pouvons-nous surmonter les défis économiques de longue date du Canada? Comment créer des possibilités adaptées au 21e siècle pour les Canadiens? Bref, les partis proposent-ils de faire le nécessaire pour assurer la croissance de l’économie canadienne?

Les choix à faire dans cette élection sont cruciaux. Lorsque les autobus de campagne auront été garés pour la dernière fois et que tous les discours auront été prononcés, notre décision déterminera non seulement la rapidité avec laquelle nous pourrons reprendre une vie plus normale, mais aussi si les générations futures jouiront de meilleures possibilités.

Parvenir à ce stade de la lutte contre la COVID s’est soldé par d’importantes pertes en vies humaines, la perte de moments passés avec nos familles et nos amis, et la fermeture définitive de milliers d’entreprises. Cependant, si nous pouvons maintenant planifier l’avenir, c’est aussi grâce à la volonté des Canadiens de faire ce qu’il fallait, qu’il s’agisse de porter des équipements de protection, de respecter une distance physique ou de se faire vacciner à un niveau record.

Le monde des affaires canadien a également fait sa part. Les usines et les ateliers se sont rééquipés pour fournir l’équipement et les fournitures dont le pays avait cruellement besoin, les restaurants et les magasins de détail ont réinventé leurs modèles d’affaires pour servir leurs clients de façon complètement nouvelle, nous avons mis en place de nouveaux processus et équipements pour protéger le personnel et les clients et nous avons collaboré avec les autorités gouvernementales et de santé publique pour promouvoir la vaccination.

Après avoir uni nos forces pour surmonter la redoutable menace que représente la COVID, nous devons maintenant travailler tous ensemble pour réparer les dommages qu’elle a infligés à notre économie.

La pandémie a imposé aux gouvernements et aux entreprises un fardeau financier qui aurait été inimaginable il y a seulement deux ans. Le gouvernement prévoit que la dette nationale du Canada atteindra 1,4 billion de dollars au cours des cinq prochaines années. De plus, alors que l’activité économique n’a toujours pas repris dans de nombreux secteurs, d’innombrables entreprises canadiennes, notamment nos petites entreprises, ont acquis un niveau d’endettement qui menace encore leur survie même. Elles auront besoin d’une aide continue pour se rétablir.

Le prochain Parlement du Canada doit également régler les problèmes fondamentaux de longue date qui nous empêchent d’avancer. Nous ne pouvons pas emprunter pour atteindre la prospérité. Nous ne devons pas non plus confondre les dépenses gouvernementales avec la croissance économique réelle. Avant tout, nous ne devons pas chercher à revenir à la situation d’avant la COVID, où le Canada accusait un retard sur ses concurrents en matière d’investissement et de croissance. Comparée à d’autres économies de premier plan, la performance économique du Canada avant la COVID était faible et ne cessait de s’affaiblir.

Les concurrents internationaux du Canada s’efforcent d’améliorer leur rendement et de créer de bons emplois pour leurs citoyens. Pour réussir face à une concurrence féroce, le Canada doit stimuler l’investissement des entreprises, l’emploi et la croissance ici, et ce, non seulement à court terme, mais pendant de nombreuses années. L’atteinte de tous nos autres objectifs pour la société canadienne dépend de notre capacité à soutenir une économie en croissance.

Les Canadiens doivent décider collectivement quel parti offre un plan qui a les ingrédients nécessaires à la croissance :

  1. Terminer la lutte contre la COVID.
  2. Redresser les éléments fondamentaux de l’économie.
  3. Créer des possibilités adaptées au 21e siècle.


La Chambre de commerce du Canada entend demeurer strictement non partisane tout au long de l’élection, et ce document présente le point de vue du milieu des affaires canadien sur la façon dont nous pouvons bâtir un avenir meilleur pour tous les Canadiens.

J’espère qu’il vous aidera à évaluer les choix importants qui vous attendent.

L’honorable Perrin Beatty
Président et chef de la direction
Chambre de commerce du Canada


MISSION UN : Terminer la lutte contre la COVID

Les sacrifices consentis par chacun d’entre nous nous ont permis de parcourir un grand bout de chemin dans nos efforts pour vaincre la pandémie. Maintenant que l’espoir d’une vie plus normale est enfin à portée de main, nous devons nous assurer que tout le monde arrive à bon port.

Offrir un coup de main supplémentaire aux personnes les plus durement touchées

De nombreuses petites entreprises et commerces des secteurs les plus durement touchés, notamment le tourisme, les voyages et l’hôtellerie, ne se rétabliront pas tant que les restrictions en matière de santé publique ne seront pas levées et que l’activité économique ne reviendra pas à la normale. En attendant, ces concitoyens ont besoin d’un soutien continu.

Pour aider les personnes les plus durement touchées à renouer avec la croissance :

  1. Créer un programme de remplacement pour la Subvention salariale d’urgence du Canada (SSUC) et la Subvention d’urgence du Canada pour le loyer (SUCL). Ce programme devrait être exclusivement destiné aux entreprises qui sont encore touchées par les restrictions de santé publique liées à la pandémie. Ce programme devrait couvrir la période allant d’octobre 2021 au printemps 2022. La version remaniée doit conserver au moins les taux de subvention de 75 % (SSUC) et 65 % (SUCL), conformément à ce à quoi les entreprises d’autres secteurs avaient accès jusqu’à ce qu’elles soient autorisées à se rétablir.
  2. Introduire un allègement de la dette en renonçant aux paiements d’intérêts sur les prêts garantis par le gouvernement liés à la COVID pour les PME des secteurs les plus durement touchés. Cette mesure devrait s’appliquer au Compte d’urgence pour les entreprises canadiennes (CUEC), au Programme de crédit aux entreprises (PCE) et au Programme de crédit pour les secteurs très touchés (PCSTT).


Tirer pleinement avantage de chaque dollar

Une croissance soutenue nécessite des investissements du secteur privé pour remplacer les mesures de relance gouvernementales conçues pour gérer la crise. Au cours de l’année écoulée, les Canadiens, les entreprises et nos gouvernements ont augmenté leur endettement pour traverser la tempête.  Ces décisions difficiles étaient nécessaires pour protéger nos ressources et nos moyens de subsistance.

La capacité d’emprunt est beaucoup plus limitée aujourd’hui. Pour protéger les finances publiques et maintenir les services publics, nous devons obtenir le maximum de chaque dollar dépensé. Il est essentiel de rétablir une cible budgétaire solide.

Pour protéger les finances du Canada :

  1. Revenir aux niveaux prépandémiques du rapport entre le déficit et le PIB dans les cinq ans. Veiller à ce que la croissance du PIB dépasse largement les niveaux prépandémiques et que les dépenses publiques soient axées sur la croissance économique.


MISSION DEUX : Redresser les éléments fondamentaux de l’économie

Alors que le Canada émerge de la pandémie de la COVID, nous ne devons pas confondre dépenses et croissance économique. Même avant la COVID, le Canada dépensait beaucoup, mais accusait un retard en matière de croissance économique, d’attraction des investissements et de création de bons emplois pour les Canadiens.

Les programmes de relance de l’ère de la COVID, bien qu’importants, n’ont pas été conçus pour résoudre les problèmes fondamentaux du Canada en matière d’investissement dans les infrastructures, de fardeau réglementaire, de fiscalité, de compétitivité des PME et des obstacles au commerce intérieur. Le Canada doit mettre de l’ordre dans ses affaires pour alimenter une croissance réelle qui crée des emplois pour ses citoyens.

Soutenir nos PME

Les Canadiens sont travaillants et innovateurs, il n’est donc pas surprenant que les PME soient les plus gros employeurs du Canada. Le prochain Parlement doit assurer un environnement qui aide les entrepreneurs canadiens à se développer et à créer des emplois.

Pour soutenir l’entrepreneuriat canadien :

  1. Augmenter le seuil de revenu pour l’inscription à la TPS/TVH. L’augmentation du seuil soutiendra la création de petites entreprises et favorisera la commercialisation des innovations canadiennes existantes.
  2. Moderniser le système fiscal afin qu’il soit mieux adapté aux PME. Former un groupe de travail sur la fiscalité du gouvernement du Canada afin de simplifier davantage le système fiscal canadien, en particulier pour les petites entreprises.
  3. Élaborer une stratégie sur la carboneutralité pour les petites entreprises. Cette stratégie offrira aux PME traditionnelles des incitatifs et des occasions de participer au plan du Canada pour atteindre la carboneutralité.
  4. Continuer à promouvoir la numérisation sécurisée des PME. Le gouvernement peut favoriser la croissance en intégrant la cybersécurité au Programme canadien d’adoption du numérique récemment lancé et en se faisant le champion de l’élaboration de normes de cybersécurité dans tout le pays.


Développer notre infrastructure

Les entreprises ne pourront atteindre de nouveaux clients que si elles peuvent acheminer leurs produits sur le marché. Pour y parvenir, il faut une infrastructure de haute qualité, dotée d’une capacité suffisante pour transporter les marchandises au moyen de différents modes de transport.

Pour renforcer l’infrastructure de soutien à la croissance du Canada :

  1. Financer le Fonds national des corridors commerciaux à hauteur de 5 milliards de dollars par an au total. Cette mesure permettra à un plus grand nombre de provinces, de territoires et de municipalités de recevoir des fonds pour l’infrastructure nécessaire au transport intérieur et international des marchandises.


Renforcer notre main-d’œuvre

Si les entreprises sont le moteur de la création d’emplois et de la croissance, les travailleurs en sont le carburant. Pour créer une croissance soutenue, les entreprises canadiennes doivent disposer du capital et de la capacité nécessaires pour combler les besoins en main-d’œuvre. Pour permettre au Canada de prospérer à nouveau, les politiques gouvernementales doivent favoriser les conditions permettant aux entreprises d’être inclusives, d’investir et de croître.

La croissance doit être inclusive

Pour atteindre la croissance économique, nous devons inclure tous les Canadiens, y compris ceux qui ont été laissés pour compte jusqu’à maintenant. Notre prospérité collective dépend d’un milieu d’affaires solide, capable d’innover, d’attirer des talents et des capitaux et de prendre de pénétrer de nouveaux marchés. Pour assurer une croissance inclusive, les Canadiens de tous les secteurs, de toutes les régions et de tous les milieux doivent pouvoir participer à la main-d’œuvre et jouir des avantages qui en découlent.

Pour parvenir à une croissance inclusive :

  1. Accélérer le processus de réconciliation avec les autochtones. Accélérer le règlement des revendications territoriales et adopter l’appel à l’action 92 de la Commission de vérité et de réconciliation.
  2. Créer de nouvelles possibilités pour les entreprises appartenant à la diversité et celles dont la main-d’œuvre est diversifiée en leur permettant d’accéder aux contrats fédéraux. Offrir de meilleures possibilités aux entreprises appartenant à la diversité de décrocher des marchés publics, y compris des mesures et des ressources visant à favoriser l’accès des entreprises appartenant à des femmes et à d’autres groupes diversifiés, ainsi que de celles qui diversifient leur main-d’œuvre.
  3. Éliminer les obstacles financiers liés aux frais de garde d’enfants. Faire de la garde d’enfants une dépense professionnelle admissible pour les PME, supprimer l’obligation pour le conjoint à faible revenu de bénéficier de la déduction pour garde d’enfants et permettre aux propriétaires de PME percevant des revenus de dividendes non admissibles de déduire les frais de garde d’enfants de ces revenus.


Faire travailler les Canadiens

La population canadienne étant vieillissante, le Canada a besoin que sa main-d’œuvre génère une activité économique aussi productive que possible.

Pour créer une main-d’œuvre inclusive et productive :

  1. Établir une collaboration plus étroite entre les gouvernements, les employeurs et les établissements d’enseignement. Pour réussir dans l’économie du 21e siècle, le Canada doit se doter d’une main-d’œuvre moderne, ce qu’il ne peut réaliser qu’en améliorant la communication et la collaboration entre les principaux acteurs.
  2. Mandater Statistique Canada pour recueillir des données prospectives complètes sur les besoins du marché du travail. Ces données permettront de mieux orienter les politiques en matière d’éducation (y compris le perfectionnement et la requalification) et d’améliorer la navigation dans les programmes d’éducation et les politiques d’immigration existants.
  3. Moderniser le programme des travailleurs étrangers temporaires. Mettre en œuvre un programme d’employeurs de confiance comprenant un processus d’appel et une meilleure adéquation avec les régions confrontées à des pénuries chroniques de main-d’œuvre.
  4. Créer des options de perfectionnement et de requalification flexibles, accessibles et faciles à utiliser. Le développement d’une culture axée sur la formation continue peut permettre de créer des réserves de talents grâce à des programmes de placement ciblés. Cette approche permettra de renforcer la résilience des employés et des entreprises, de réduire les risques pour tous les groupes et de créer une main-d’œuvre plus diversifiée.


Réaliser le plein potentiel d’#ÉquipeCanada

Au cours de la dernière année, les Canadiens se sont rassemblés au sein d’ÉquipeCanada pour réoutiller le secteur manufacturier, adapter les chaînes d’approvisionnement, soutenir le travail à distance et assurer la sécurité de chacun.

Donc, pour croître, nous devons faire en sorte que l’économie canadienne soit véritablement nationale. Nous devons mettre fin au labyrinthe réglementaire et aux obstacles au commerce interprovincial qui divisent les Canadiens.

Pour exploiter tout le potentiel du Canada :

  1. S’assurer que l’Accord de libre-échange du Canada couvre tous les secteurs de l’économie. La valeur de l’accord est grandement diminuée par la prolifération des exceptions.  
  2. Exiger de tous les organismes de réglementation qu’ils évaluent les impacts économiques et commerciaux dans le cadre de leur processus réglementaire. Comprendre l’impact de la réglementation sur les entreprises est essentiel à un processus réglementaire compétitif.


Moderniser notre régime fiscal

Les Canadiens ont besoin d’un régime fiscal moderne qui incite les entreprises à investir. Ce n’est qu’en utilisant tous les outils à notre disposition, y compris le régime fiscal, que nous pourrons soutenir la croissance à long terme.

Pour se doter d’un régime fiscal qui répond aux défis du 21e siècle :

  1. S’engager à ne pas introduire de nouvelles taxes non compétitives pour les entreprises. De nouvelles taxes empêcheront les entreprises de faire des investissements créateurs d’emplois.
  2. Entreprendre un examen complet et indépendant du système fiscal. Les résultats permettront de s’assurer que notre pays reste compétitif au niveau mondial et attrayant pour les investissements, dans le contexte des changements à venir au niveau du régime fiscal mondial, qui font l’objet de discussions à l’OCDE.
  3. Créer un crédit d’impôt à l’investissement. En réagissant à l’avantage concurrentiel actuel des États-Unis en matière de crédits d’impôt et de déductions pour les investissements en capital, nous pouvons mobiliser les capitaux privés, stimuler l’investissement et créer de la croissance.
  4. Établir des zones d’opportunités économiques au Canada. Le département du Trésor américain estime qu’en reportant, réduisant ou supprimant l’impôt sur les gains en capital sur les investissements dans plus de 8 700 zones géographiques ciblées, ces zones d’opportunités mobiliseront 100 milliards de dollars (USD) d’investissements privés pour créer des emplois et favoriser le développement économique. Si le Canada adopte un système similaire, nous pourrons mobiliser des capitaux privés pour la croissance économique ici.


MISSION TROIS : Créer des possibilités adaptées au 21e siècle

La marque canadienne est forte. Nous sommes perçus comme un pays éthique et respectueux des règles. Nous avons la chance d’avoir des villes de classe mondiale, des ressources naturelles abondantes et des gens talentueux et entreprenants. Bien que notre pays et notre population possèdent tous les ingrédients nécessaires à la réussite, nos concurrents mondiaux ne ménagent pas leurs efforts pour attirer les investissements susceptibles de créer les opportunités de demain chez eux.

Le Canada doit veiller à ce que les types d’emplois et de possibilités que les gens souhaitent soient créés ici.

Numériser notre monde

Dans un monde numérique, les Canadiens sont connectés comme jamais auparavant. Notre main-d’œuvre qualifiée et notre infrastructure numérique avancée donnent au Canada un point de départ solide pour devenir un chef de file dans l’avenir numérique mondial, mais nos concurrents déploient des efforts considérables.

Connecter les Canadiens et le monde en toute sécurité

À mesure que les activités virtuelles se multiplient, les entreprises et leurs clients doivent être convaincus que leurs données sont protégées. Nous devons également aider les entreprises à innover pour répondre aux besoins numériques du monde. Parallèlement, le Canada doit s’assurer qu’il dispose des talents et des compétences nécessaires pour préparer les Canadiens grâce à un perfectionnement et à un renouvellement continus des compétences.

Pour mieux soutenir l’écosystème numérique du Canada :

  1. Réintroduire une loi sur la réforme de la protection de la vie privée au cours de la prochaine législature. Cette législation établira une norme nationale unique pour la protection de la vie privée, empêchant ainsi un ensemble disparate de règles provinciales.
  2. Accroître les investissements dans le haut débit par le biais du Fonds pour la large bande universelle. Permettre un meilleur accès à l’internet 5G dans les communautés rurales et éloignées soutiendra la création d’emplois en dehors des centres urbains.
  3. Accroître les investissements dans le domaine de la cybersécurité. Permettre aux entreprises de déduire les investissements liés à la cybersécurité les encouragera à investir et améliorera la sécurité. Cette mesure devrait inclure les logiciels, l’éducation, la formation, la certification et l’équipement l’année même où ces investissements sont réalisés.


Protéger notre environnement

Il n’y a peut-être pas de plus grand défi pour les Canadiens que de protéger notre environnement pour les générations actuelles et futures. De même, l’occasion de concrétiser le concept de carboneutralité n’a jamais été aussi grande. En réunissant des technologies novatrices, des intérêts et des intentions communs, ainsi que des normes de premier ordre, les entreprises canadiennes peuvent démontrer au monde entier que la gestion de l’environnement, la croissance économique et l’attraction des investissements peuvent aller de pair.

Réaliser notre objectif de carboneutralité

Nous devons veiller à ce que le parcours du Canada vers la carboneutralité permette à nos entreprises d’être concurrentielles, d’accroître les investissements, de créer des emplois pour les Canadiens, de promouvoir l’innovation et d’être véritablement bénéfiques pour l’environnement. La façon dont nous y parviendrons est importante. Le milieu des affaires du Canada veut collaborer avec le gouvernement pour trouver des solutions aux plus grands défis environnementaux de notre pays et créer des possibilités économiques pour les Canadiens.

Pour atteindre la carboneutralité et assurer la viabilité des entreprises canadiennes :

  1. Mettre en œuvre une stratégie d’exportation de produits à faible teneur en carbone. Une stratégie bien conçue permettra aux entreprises d’atteindre de nouveaux clients qui souhaitent des produits à faible intensité énergétique.
  2. Élaborer des normes communes pour la finance durable. Ces normes communes peuvent faire en sorte que les entreprises énergétiques canadiennes soient reconnues pour leur travail de décarbonisation de leurs activités et contribuer à attirer des investissements dans le secteur énergétique canadien.
  3. Permettre que les compensations de carbone achetées sur les marchés internationaux soient utilisées pour répondre aux exigences canadiennes. En travaillant avec nos partenaires commerciaux, nous donnerons à nos entreprises plus d’outils pour atteindre les objectifs d’émissions.


L’agriculture canadienne fait partie de la solution

L’agriculture et l’agroalimentaire canadiens sont à l’avant-garde de la lutte contre le changement climatique, et nous avons l’occasion de devenir un chef de file mondial en matière de production alimentaire. Des producteurs aux transformateurs, en passant par les fabricants et tous les intermédiaires, chacun fait sa part pour nourrir le monde de façon durable.

Avec des programmes d’investissement ciblés et une réglementation intelligente, le Canada peut servir de modèle au monde entier pour atteindre la carboneutralité en exploitant le potentiel du secteur.

Pour soutenir l’agriculture canadienne :

  1. Positionner l’agriculture canadienne comme un chef de file mondial dans la lutte contre le changement climatique. En faisant la promotion des pratiques exemplaires canadiennes, comme le programme 4R, l’agriculture à faible émission de carbone et l’efficacité des nutriments, nous pouvons réduire les émissions dans le monde entier. L’agriculture canadienne contribue pour environ 8 % aux émissions nationales de gaz à effet de serre, alors que la moyenne mondiale est de 23 %.
  2. Rechercher un équilibre entre les objectifs économiques et environnementaux. En accomplissant les objectifs économiques et axés sur les exportations énoncés dans le rapport Barton sur la croissance économique, combinés à des investissements stratégiques dans les technologies à large bande et de captage du carbone en milieu rural, nous pouvons aider le secteur agricole et agroalimentaire à atteindre son potentiel maximal et soutenir la création d’emplois au Canada.


Préserver notre place sur la scène internationale

Grâce aux accords commerciaux conclus avec bon nombre des plus grandes économies du monde, les entreprises canadiennes sont dans une position enviable pour séduire de nouveaux clients. La porte des marchés mondiaux est ouverte. Nous devons maintenant aider les entreprises canadiennes à la franchir.

Vendre dans le monde entier

En veillant à ce que les intérêts canadiens soient pris en compte dans les règles du commerce international, les entreprises pourront rivaliser sur un pied d’égalité pour soutenir la croissance et créer des emplois.

Accroître la portée des marchés du Canada :

  1. Renouveler la relation entre le Canada et les États-Unis. Mettre l’accent sur les domaines de convergence pour faire en sorte que le Canada soit un allié précieux, notamment en ce qui concerne les chaînes d’approvisionnement en minéraux essentiels, une meilleure infrastructure industrielle de défense commune, un Conseil de coopération en matière de réglementation renouvelé et revigoré et une action conjointe en matière de changement climatique dans le cadre de la transition vers une économie à faible émission de carbone.
  2. Améliorer les exportations agricoles. Renforcer la capacité des exportateurs agricoles à tirer parti des accords commerciaux permettra d’augmenter le nombre de clients potentiels.
  3. Concentrer nos efforts commerciaux multilatéraux sur les grands enjeux. La résolution des principaux enjeux qui touchent les entreprises canadiennes augmentera notre compétitivité. Ces enjeux englobent le commerce numérique, la facilitation du commerce et les subventions aux industries qui provoquent des effets néfastes sur le commerce.


Militer pour les ressources naturelles canadiennes

Le secteur des ressources demeure un vecteur de croissance économique fondamental pour le Canada. Au cours du premier trimestre de 2019 à lui seul, le secteur des ressources a ajouté 236 milliards de dollars au PIB du Canada. Notre capacité à réussir dans un monde post-COVID sera influencée par la prospérité de notre secteur des ressources. Grâce à des politiques gouvernementales avant-gardistes, le Canada peut favoriser sa croissance et atteindre ses objectifs climatiques.

Pour permettre au Canada de fournir des ressources durables pour l’avenir :

  1. Développer des corridors énergétiques et commerciaux qui soutiennent les exportations de ressources. En encourageant nos exportations de ressources naturelles et le développement des infrastructures, le Canada peut mieux réduire les émissions de carbone de ses activités industrielles et de ses réseaux électriques. De plus, la mise en place de corridors énergétiques et commerciaux sous forme de sites désignés contribuera à créer un processus réglementaire plus simple et plus prévisible.
  2. Améliorer l’environnement réglementaire pour attirer les capitaux. En attirant des capitaux d’investissement, le Canada créera de nouveaux actifs énergétiques, notamment une industrie de l’hydrogène, et réduira les émissions de carbone des industries actuelles à forte intensité énergétique. Les améliorations du cadre réglementaire consistent notamment à pondérer les exportations canadiennes dans le cadre de la réduction des émissions mondiales, à veiller à ce que les risques climatiques sur les marchés financiers soient alignés sur ceux des États-Unis et à apporter une certitude sur le plan des politiques.
  3. Mettre en œuvre une stratégie sur les minéraux essentiels. Cette stratégie permettra de stimuler l’extraction, la transformation à valeur ajoutée et la production pour utilisation finale au Canada. En travaillant en étroite collaboration avec ses alliés, le Canada réduira sa dépendance à l’égard des marchés instables afin de garantir aux consommateurs un accès fiable à des produits essentiels, comme la technologie des batteries et les biens de haute technologie, ainsi que pour sa défense nationale.


Mieux protéger les Canadiens et créer une infrastructure de santé de qualité

La pandémie a montré que la santé des Canadiens et celle de notre économie sont étroitement liées.

Le Canada doit mettre fin à son incapacité à fabriquer des vaccins et d’autres médicaments qui sauvent des vies. Nous sommes confrontés au double défi d’une population vieillissante et d’une faible capacité de biofabrication pour produire des vaccins et des médicaments indispensables au niveau national. L’amélioration de la capacité de notre pays à accueillir des chaînes d’approvisionnement en vaccins et en technologies médicales est cruciale pour la santé et la sécurité économique des Canadiens. Cela améliorera également la capacité du Canada à aider les autres pays du monde. Par ailleurs, nous devons moderniser la façon dont nous nous approvisionnons pour notre industrie de la santé afin de protéger plus efficacement la santé des Canadiens.

Pour créer une infrastructure de santé de qualité :

  1. Mettre en œuvre une stratégie nationale en matière de sciences de la vie. Cette stratégie doit mettre en œuvre des mesures spécifiques qui permettront d’attirer les investissements des entreprises des sciences de la vie au Canada pour la production nationale, de développer l’infrastructure de R et D des sciences de la vie, d’améliorer le système d’accès des patients, d’investir dans les talents des sciences de la vie et de faire en sorte que le Canada fasse partie des chaînes d’approvisionnement mondiales.
  2. Créer une stratégie pour des soins de santé fondés sur la valeur au Canada. Cette approche favorisera l’innovation et une vision plus globale des soins de santé, y compris de meilleures mesures pour prévenir les maladies à coût élevé en évaluant les bénéfices pour les patients dans le cadre du processus d’approvisionnement. Cette stratégie devrait également aider les gouvernements provinciaux et territoriaux à mettre à l’essai des modèles de prestation de services fondés sur les résultats dans leur territoire.