Blog Nov 09, 2021

Une nouvelle voie: continuer de soutenir l’achat local


Par Billy Boucher, Directeur général et chef de l’exploitation, Caisse Desjardins Ontario

Nous l’avons entendu à maintes reprises, mais ça vaut la peine de le répéter : les petites entreprises sont au cœur de chaque communauté et le moteur de notre économie.

Cela n’aura jamais été aussi évident que pendant cette pandémie, alors que le succès de la reprise économique sera en grande partie tributaire de la façon dont elles sortiront de cette période difficile.

Sachant cela, quel est notre devoir en tant qu’organisations, que citoyennes et citoyens, envers ces entrepreneurs et leurs employés qui, à bout de bras et parfois de souffle, tiennent nos commerces, nos restaurants et nos lieux de divertissement locaux en vie?

Des impératifs liés à la survie économique, mais aussi à la fermeture des frontières ont donné beaucoup de vigueur à l’achat local depuis le printemps 2020, et l’altruisme qui anime ce nouvel élan est bien palpable. Pour le bien commun, le « sacrifice » d’avoir moins de choix, de devoir faire la file et possiblement de payer nos achats un peu plus cher en valait amplement la peine. 

En tant que coopérative financière, nous avons toujours misé sur la collectivité. Avec la force et la résilience de nos membres, clients et employés pour nous inspirer, nous traversons ensemble ces jours sombres et investissons dans la vitalité et la durabilité économique de nos collectivités.

Desjardins a ainsi répondu à 2,5 millions de demandes de ses membres et clients pendant la pandémie afin de soulager leur fardeau financier. Nous avons compris rapidement qu’il n’existait pas de solution unique. C’est donc la flexibilité qui a guidé la mise en place de nos mesures d’allègement.

Personne n’avait de carte pour naviguer dans ces eaux inconnues, mais c’est en ramant ensemble et dans la même direction que nous avons pu nous rendre à destination. Le pire de la tempête semble désormais être derrière nous et l’économie redémarre lentement. Alors, que reste-t-il maintenant de notre désir de « payer le prix » pour appuyer nos entreprises locales?

L’autosuffisance est l’un des grands thèmes de la dernière année. Avec les perturbations actuelles des chaînes d’approvisionnement à l’échelle mondiale, qui viennent s’ajouter à la pénurie de main-d’œuvre, notre capacité à trouver des solutions locales à des défis planétaires a été et demeurera cruciale.

Les propriétaires de petites entreprises ont un rôle essentiel à jouer dans ces solutions. Leur faculté d’adaptation est remarquable, mais nous devons veiller à ce qu’ils disposent des mécanismes de soutien nécessaires pour évoluer avec tout ce qui se passe en ce moment et continuent à prospérer.

Ils savent d’entrée de jeu que les choses ne seront pas toujours roses et que des obstacles vont inévitablement se dresser devant eux. Mais un simple nid-de-poule ne devrait pas finir par devenir une tombe.

C’est pourquoi nous avons décidé, par l’entremise de notre programme Bourses GoodSpark Desjardins, de remettre 20 000 $ à 150 petites entreprises de partout au Canada, pour un total de 3 M$, afin de leur permettre de financer des idées novatrices qui les aideront à moderniser leurs activités, à investir dans leurs employés et à se concentrer davantage sur le développement durable. Grâce à ces bourses, les entreprises pourront continuer de croître et se préparer à assurer leur avenir pour demeurer des éléments clés de la résilience de nos économies locales.

Nous constatons que l’accès aux capitaux reste un enjeu de taille pour les petites entreprises, mais la force de la coopération, c’est notamment la capacité et la volonté de se serrer les coudes quand les choses vont moins bien, et nous sommes fiers de pouvoir donner un petit coup de pouce en ce sens.

Ne pas savoir que ce demain nous réserve a toujours fait partie de la vie, mais la pandémie nous a démontré l’importance des plans d’urgence.

Les institutions financières ont accompli un travail admirable au cours des 20 derniers mois pour venir en aide aux propriétaires de petites entreprises. Il reste cependant encore beaucoup à faire.

À nous maintenant de mettre en pratique les leçons apprises depuis le début de la pandémie et de tracer une nouvelle voie vers une reprise plus inclusive et plus équitable.