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La diversification commerciale du Canada laisse-t-elle certaines villes en plan?  

Notre nouvelle analyse examine comment les régions métropolitaines de recensement canadiennes s’adaptent à l’évolution des conditions changeantes du commerce mondial un an après les perturbations causées par les tarifs.

27 mai 2026

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Ottawa, Ontario – En 2025, les idées reçues sur la stabilité des liens commerciaux entre le Canada et les États-Unis ont été sérieusement remises en question.

Les réactions des entreprises ont varié en fonction de l’exposition des économies locales aux chaînes d’approvisionnement américaines ainsi que de leur capacité à se tourner vers de nouveaux marchés.

Au début de l’année 2025, le Laboratoire de données sur les entreprises de la Chambre de commerce du Canada a analysé les villes qui pourraient être les plus touchées, en raison de leur niveau d’intégration et de leur exposition potentielle en cas de perturbations commerciales.

Incorporant ces données de 2025, notre nouvelle analyse examine comment les régions métropolitaines de recensement (RMR) canadiennes s’adaptent à l’évolution des conditions changeantes du commerce mondial un an après les perturbations causées par les tarifs et les barrières commerciales en Amérique du Nord. 

Constatations

Cette nouvelle étude du Laboratoire de données sur les entreprises révèle que, bien que les exportations canadiennes se tournent de plus en plus vers d’autres marchés que les États-Unis, la diversification du commerce au pays repose principalement sur un petit groupe de villes, de sociétés et de secteurs, laissant ainsi plusieurs collectivités vulnérables à l’incertitude commerciale en cours avec les États-Unis. 

  • L’étude indique que Calgary, Ottawa-Gatineau, Toronto, Saskatoon et Kelowna font partie des villes qui ont le plus progressé en matière de diversification des exportations au-delà du marché américain. 
  • Parallèlement, plusieurs régions industrielles fortement intégrées au marché américain, dont Oshawa, London et Kitchener-Cambridge-Waterloo, affichent des signes évidents de difficultés économiques liées au commerce, avec des résultats commerciaux en baisse et une dynamique de diversification limitée. 
  • L’analyse révèle que les exportations vers les marchés non américains ont fortement augmenté entre 2024 et 2025, mais qu’une grande partie de cette croissance provenait de l’expansion d’exportateurs existants plutôt que de l’arrivée de nouvelles entreprises sur les marchés mondiaux. Les exportations à l’étranger, en dehors des États-Unis, ont augmenté de 17 %, tandis que le nombre d’exportateurs a progressé dans une bien moindre mesure. 
  • Environ 90 % des entreprises qui n’exportent pas continuent de qualifier leurs activités de « locales », alors que nombre d’entre elles pourraient avoir des opportunités de développement à l’international.
  • L’analyse souligne également que de nombreuses entreprises canadiennes continuent de réagir avec prudence face aux incertitudes commerciales. Plutôt que de réorienter en profondeur leurs activités ou de se diversifier à l’international, les entreprises ont davantage tendance à augmenter leurs prix, à privilégier l’approvisionnement local ou à reporter leurs projets d’expansion

Selon cette étude, le défi à long terme du Canada en matière de diversification ne se limite pas à l’accès aux marchés. Il consiste aussi à aider davantage d’entreprises à considérer la croissance internationale comme un objectif réalisable et nécessaire dans une économie mondiale de plus en plus fragmentée. 

Citations

« Les relations commerciales entre le Canada et les États-Unis resteront toujours d’une importance capitale, mais cette étude nous montre que notre résilience dépend de plus en plus de notre capacité à nous diversifier », a dit Candace Laing, présidente et cheffe de la direction de la Chambre de commerce du Canada. « Certaines villes canadiennes s’adaptent rapidement à cette période marquée par de nombreux bouleversements économiques mondiaux, tandis que d’autres restent très exposées aux incertitudes liées à la politique américaine et à la demande. Le Canada ne doit pas seulement augmenter ses échanges commerciaux. Il a besoin de plus d’acteurs dans ce domaine. Le défi consiste maintenant à faire en sorte que davantage d’entreprises et de collectivités disposent des outils, de l’autonomie et de la confiance nécessaires pour sortir du piège du confort national et se mesurer à la concurrence mondiale, en cernant mieux la demande existante pour les biens et les services canadiens. »

« Les petites et moyennes entreprises représentent 99 % de l’ensemble des entreprises, et leur capacité à s’ouvrir au monde entier est un élément clé de notre stratégie de diversification économique », a dit Matthew Holmes, vice-président exécutif et chef des politiques publiques à la Chambre de commerce du Canada. « Dans nos efforts de renforcement de notre capacité commerciale, les données montrent qu’un fossé se creuse entre les villes qui parviennent à s’implanter dans les marchés mondiaux et celles qui restent fortement dépendantes d’un seul partenaire commercial. Dans le contexte actuel, la diversification est de plus en plus indispensable. »

« Les tendances commerciales du Canada évoluent, mais cette évolution est, comme on peut s’y attendre, inégale et ne se fait pas du jour au lendemain », a dit Patrick Gill, vice-président du Laboratoire de données sur les entreprises. « Quand un nombre restreint de villes, de secteurs et d’entreprises sont seuls à se diversifier, cela ne génère pas le type de mouvement général nécessaire pour améliorer notre résilience économique, notre productivité et notre prospérité. Certaines économies locales s’adaptent beaucoup plus rapidement que d’autres à un environnement commercial mondial plus fragmenté, tandis que de nombreuses entreprises semblent encore attendre un retour à la situation qui prévalait avant l’instauration des tarifs douaniers. »

Ressources clés


À propos du Laboratoire de données sur les entreprises (LDE) 

Lancé en février 2022, le Laboratoire de données sur les entreprises (LDE) de la Chambre de commerce du Canada fournit des outils gratuits et des perspectives en temps réel pour aider les organisations à comprendre l’économie canadienne d’aujourd’hui et à anticiper les tendances futures. Soutenu par Statistique Canada et financé par Innovation, Sciences et Développement économique Canada, le LDE vise à s’assurer que les changements économiques rapides et la dynamique d’affaires changeante ne laissent pas les décideurs du Canada pour compte. En démocratisant les données sur les conditions d’affaires canadiennes et en offrant des perspectives axées sur l’avenir, en temps réel et locales, le LDE permet aux organisations de mieux comprendre et naviguer l’économie canadienne. 

À propos de la Chambre de commerce du Canada — L’avenir de la réussite en affaires 

La Chambre de commerce du Canada est le réseau d’affaires le plus important et le plus dynamique du Canada. Elle représente plus de 400 chambres de commerce et plus de 200 000 entreprises de toutes tailles, de tous les secteurs de l’économie et de toutes les régions du pays pour créer les conditions de notre réussite collective. La Chambre de commerce du Canada est l’ambassadeur incontesté et le catalyseur de l’avenir de la réussite en affaires. Qu’il s’agisse de travailler avec le gouvernement sur des politiques favorables à l’économie ou de fournir des services qui façonnent le commerce et facilitent les échanges, nous donnons à chacun de nos membres plus de ce dont il a besoin pour réussir : des informations sur les marchés, les concurrents et les tendances, une influence sur les décisions et les politiques qui favorisent la réussite en affaires et l’impact sur les performances commerciales et économiques.

Contact média

Shane Mackenzie
Vice-président, Médias et communications avec les parties prenantes
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