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Alors que la conjoncture économique mine la confiance des entreprises, le Canada perd du terrain

L’économie du Canada fait preuve de résilience, mais la résilience à elle seule ne suffira pas à stimuler la croissance à long terme.

5 mai 2026

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Ottawa, ON – 5 mai 2026 — En apparence, l’économie canadienne est stable et affiche une légère tendance à la hausse. En fait, la croissance pour tous n’est pas garantie. Le rapport Données trimestrielles sur les entreprises du T1 2026, publié aujourd’hui par le Laboratoire de données sur les entreprises (LDE), révèle un ralentissement. Une demande plus faible et une prudence accrue freinent en effet la réussite des entreprises.

Bien que cette édition ait été produite avant les derniers bouleversements géopolitiques au Moyen-Orient, elle révèle déjà une économie qui ralentit. Les ventes diminuent, les consommateurs font preuve de retenue dans leurs dépenses et de nombreuses entreprises se préoccupent davantage de gérer l’incertitude que de favoriser la croissance.

Le commerce constitue l’une des principales raisons. Il y a un an, le « Jour de la Libération » a marqué le début des tarifs douaniers, entraînant des perturbations qui ont commencé à transformer le paysage économique. Les entreprises s’adaptent toujours, mais pas de manière à relancer la croissance. L’expansion des exportations au-delà des États-Unis est principalement attribuable à des entreprises qui exportaient déjà, et non par de nouveaux joueurs sur les marchés mondiaux. Au lieu de changer de cap, de nombreuses entreprises réagissent en augmentant leurs prix ou en repoussant leurs décisions, au lieu d’explorer de nouveaux marchés ou de nouvelles chaînes d’approvisionnement.

« L’économie du Canada fait preuve de résilience, mais la résilience à elle seule ne suffira pas à stimuler la croissance à long terme », affirme Patrick Gill, vice-président du Laboratoire de données sur les entreprises de la Chambre de commerce du Canada. « Nous observons une économie qui semble se maintenir en surface, mais lorsqu’on y regarde de plus près, on constate que les entreprises s’adaptent avec prudence, et souvent de manière défensive, à un environnement plus incertain. En ce moment, on privilégie la gestion des risques au détriment de l’expansion, ce qui entrave la dynamique. »

Cette prudence se manifeste dans tous les secteurs de l’économie. Depuis maintenant sept trimestres consécutifs, les attentes des entreprises sont inférieures au seuil de référence. De plus, la confiance, notamment chez les exportateurs, se dégrade continuellement. Parallèlement, la croissance devient de plus en plus inégale : les grandes entreprises continuent d’embaucher et de prospérer, tandis que les petites et moyennes entreprises restent confrontées à des contraintes, ce qui élargit l’écart au sein de l’économie.

Les facteurs qui freinent les entreprises évoluent également. Les besoins en main-d’œuvre ne sont plus le principal problème, remplacés par la faiblesse de la demande. Avec une offre de main-d’œuvre en hausse et des postes à pourvoir de moins en moins nombreux, le processus de recrutement s’est considérablement ralenti. De nombreuses entreprises préfèrent former leurs employés actuels plutôt que d’embaucher de nouvelles personnes pour combler les déficits de compétences.

Le document met également en évidence une inquiétude plus profonde : le Canada perd désormais plus d’entreprises qu’il n’en crée, ce qui signale un ralentissement économique. Bien que le nombre de faillites d’entreprises commence à se stabiliser, celles-ci continuent de surpasser les créations nettes, ce qui indique une baisse du nombre de nouvelles entreprises qui voient le jour, un ralentissement de leur expansion et une diminution des perspectives de croissance à long terme.

« Sans conditions plus favorables permettant aux entreprises d’investir, de croître et d’atteindre de nouveaux marchés, le risque n’est pas un ralentissement brutal, mais plutôt un effet d’érosion lente », a ajouté M. Gill. « Pour inverser cette tendance, il faut créer un environnement propice aux entreprises — en particulier les petites et moyennes entreprises — afin qu’elles puissent se développer, être compétitives et aller de l’avant en toute confiance. »

Le LDE continuera d’analyser ces tendances et de fournir des données probantes et pertinentes pour aider les entreprises et les dirigeants politiques à s’adapter à un paysage économique en rapide évolution.


À propos du Laboratoire de données sur les entreprises (LDE) 

Lancé en février 2022, le Laboratoire de données sur les entreprises (LDE) de la Chambre de commerce du Canada fournit des outils gratuits et des perspectives en temps réel pour aider les organisations à comprendre l’économie canadienne d’aujourd’hui et à anticiper les tendances futures. Soutenu par Statistique Canada et financé par Innovation, Sciences et Développement économique Canada, le LDE vise à s’assurer que les changements économiques rapides et la dynamique d’affaires changeante ne laissent pas les décideurs du Canada pour compte. En démocratisant les données sur les conditions d’affaires canadiennes et en offrant des perspectives axées sur l’avenir, en temps réel et locales, le LDE permet aux organisations de mieux comprendre et naviguer l’économie canadienne. 

À propos de la Chambre de commerce du Canada — L’avenir de la réussite en affaires 

La Chambre de commerce du Canada est le réseau d’affaires le plus important et le plus dynamique du Canada. Elle représente plus de 400 chambres de commerce et plus de 200 000 entreprises de toutes tailles, de tous les secteurs de l’économie et de toutes les régions du pays pour créer les conditions de notre réussite collective. La Chambre de commerce du Canada est l’ambassadeur incontesté et le catalyseur de l’avenir de la réussite en affaires. Qu’il s’agisse de travailler avec le gouvernement sur des politiques favorables à l’économie ou de fournir des services qui façonnent le commerce et facilitent les échanges, nous donnons à chacun de nos membres plus de ce dont il a besoin pour réussir : des informations sur les marchés, les concurrents et les tendances, une influence sur les décisions et les politiques qui favorisent la réussite en affaires et l’impact sur les performances commerciales et économiques.

Contact média

Shane Mackenzie
Vice-président, Médias et communications avec les parties prenantes
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