Interventions / Conseils /

Du talent pour le Canada

Du talent pour le Canada

La réussite des entreprises, la croissance économique et la prospérité d’ensemble de notre pays dépendent toutes de la capacité du Canada d’attirer et de maintenir en poste la prochaine génération de talents, y compris les étudiants de niveau postsecondaire.

Soutenir le vivier de talents dans le domaine de la recherche au Canada

La réussite des entreprises, la croissance économique et la prospérité d’ensemble de notre pays dépendent toutes de la capacité du Canada d’attirer et de maintenir en poste la prochaine génération de talents, y compris les étudiants de niveau postsecondaire.

Si, avant la pandémie, on pouvait observer un marché du travail tendu, il s’agit maintenant d’une crise de l’emploi, ce qui ralentit la reprise économique du pays et entrave la croissance. Alors que les économies de la planète se remettent de la pandémie, la concurrence mondiale pour les talents s’intensifie déjà. Ainsi, le Canada doit prendre l’initiative d’une manière réfléchie, mais dynamique, pour attirer de nouveaux étudiants compétents. Il s’agit d’une étape essentielle pour renforcer la chaîne d’approvisionnement en talents.

Cependant, nous ne devons pas nous contenter d’attirer des étudiants talentueux dans notre pays. Nous avons besoin que ces personnes talentueuses restent au Canada. Les récents diplômés de nos établissements d’enseignement comptent parmi les plus brillants au monde. Ils sont déjà ici et intégrés, ils ont commencé à s’enraciner et ils ont été formés en fonction de nos attestations d’études pour notre main-d’œuvre.

Si les entreprises sont les catalyseurs de la création d’emplois et de la croissance, les personnes en sont le moteur. Pour soutenir cette croissance, les entreprises canadiennes doivent combler leurs besoins en main-d’œuvre – et il n’y a plus de temps à perdre.

Le Canada accuse du retard dans la course aux talents

Le Canada est confronté à une grave crise des talents. Il y a plus d’emplois à pouvoir que jamais auparavant; malgré tout, les étudiants diplômés ont du mal à joindre les deux bouts, les étudiants internationaux attendent des mois avant de voir leur permis approuvé et les étudiants de premier cycle sont à la recherche d’occasions d’emploi enrichissantes pour développer leurs compétences.

Les universités, les entreprises et les étudiants s’entendent : ils souhaitent que le gouvernement donne la priorité aux chercheurs de talent en début de carrière, réduise les obstacles à la venue d’étudiants au Canada, améliore le soutien offert aux étudiants étrangers qui viennent au Canada de même que les démarches de traitement employées auprès d’eux, renforce notre compétitivité internationale en matière de recherche et de développement (R & D) scientifiques et de déploiement de nouvelles technologies, améliore et facilite l’accès à des occasions de grande qualité quant à l’apprentissage continu et dans le contexte du travail, et de veille à ce qu’un plus grand nombre de nos diplômés talentueux restent au Canada.

Le Canada ne peut pas se permettre de perdre du terrain dans la course mondiale aux talents.

Il est essentiel de soutenir le vivier de talents en recherche au Canada en veillant à ce que la prochaine génération de jeunes chercheurs ne soit pas laissée pour compte.

  • Le financement destiné aux étudiants diplômés par l’intermédiaire de programmes fédéraux phares, comme le Programme de bourses d’études supérieures, n’a pas augmenté en deux décennies, perdant ainsi plus de 50 % de sa valeur.
  • Le financement de base pour les dépenses des trois organismes subventionnaires fédéraux et de la Fondation canadienne pour l’innovation est affecté directement et indirectement à la recherche de cycle supérieur par le biais du Programme de subventions à la découverte, des subventions Savoir et d’autres formes de soutien direct aux sciences fondamentales. Tandis que le nombre d’étudiants inscrits aux programmes d’études supérieures a augmenté, les dépenses de ces trois organismes et de la Fondation par étudiant ont diminué.
  • En 2022, le Canada dépensait environ 17 000 $ par étudiant diplômé inscrit au Canada. Ce soutien financier a diminué en termes relatifs depuis 2003.
  • Le gouvernement doit réinvestir dans les chercheurs canadiens les plus prometteurs qui sont en début de carrière afin de soutenir la création de nouvelles idées et technologies ainsi que la présentation de nouveaux brevets qui stimulent l’innovation et la croissance économique.

Le gouvernement fédéral doit voir à ce que le Canada soit une destination plus attirante pour les talents internationaux en réduisant les obstacles auxquels se heurtent les étudiants étrangers.

  • Au cours de la dernière année, les arriérés dans le traitement des demandes de visa ont entraîné des retards de trois mois ou plus; de même, plus de 100 000 demandes présentées par des étudiants sont encore en cours de traitement. Il est très probable que des universités et leurs communautés dans tout le Canada ne soient pas en mesure d’accueillir, cet automne, des milliers de jeunes et de chercheurs parmi les plus talentueux du monde.
  • Chaque fois qu’un étudiant qui a reçu une offre d’admission choisit d’étudier ailleurs en raison d’un retard dans le traitement de sa demande de visa, cela représente une perte pour notre pays, pour nos communautés, pour les entreprises canadiennes et pour notre croissance future. Le Canada doit agir rapidement pour remédier à ces retards et créer une nouvelle norme de service pour le traitement des permis d’études et de travail des étudiants étrangers.
  • Lorsqu’ils arrivent au Canada, de nombreux étudiants étrangers sont confrontés à de graves difficultés pour ce qui est de participer à la vie canadienne et de créer des liens durables au sein de leurs communautés respectives. Le gouvernement devrait envisager l’élimination des restrictions liées aux visas qui empêchent les étudiants de rester au Canada après l’obtention de leur diplôme et de bâtir leur carrière dans notre pays.

Nous devons accroître l’écosystème de recherche du Canada pour voir à ce que le pays soit concurrentiel à l’échelle mondiale et créer des occasions de vivre et de travailler au Canada.

  • Le Canada accuse un retard par rapport à ses pays pairs en ce qui concerne les investissements dans les sciences fondamentales. Dans le contexte de la loi américaine sur les semi-conducteurs et les sciences (Chips and Science Act), on investit plus de 200 milliards de dollars dans les sciences fondamentales, en plus de doubler les budgets des principaux organismes subventionnaires et d’accroître le soutien accordé pour la recherche intra-muros. L’Allemagne entend faire passer ses investissements dans la recherche et le développement à 3,5 % de son produit intérieur brut (PIB) d’ici 2025. Le Royaume-Uni, pour sa part, prévoyait porter ses investissements en R & D à 2,4 % de son PIB dans le cadre de sa feuille de route de 2020 en la matière. Enfin, en janvier 2022, la Finlande s’est engagée à porter ses dépenses en R & D à 4 % de son PIB d’ici 2030.
  • Le Canada doit faire preuve d’une ambition comparable, en commençant par un réinvestissement annuel d’un milliard de dollars dans les personnes et les processus qui dirigent notre écosystème fédéral de recherche. Le financement de base dont bénéficient les trois organismes subventionnaires fédéraux va directement aux chercheurs en début de carrière par le biais du Programme de subventions à la découverte, des subventions Savoir et d’autres formes de soutien à la recherche fondamentale. Sans ces mesures de soutien, le Canada aura du mal à faire naître de nouvelles idées qui stimulent l’innovation et la croissance de notre économie.

Pour réussir à long terme, nous devons construire un Canada plus souple en prenant des mesures nationales en matière d’apprentissage continu.

  • Cette année, il y a un nombre record d’emplois à pouvoir, et les employeurs font toutes sortes de démarches afin de trouver des candidats pour les postes en question. À mesure que l’économie canadienne évolue, la demande de travailleurs hautement qualifiés dans tous les secteurs augmente considérablement. Au deuxième trimestre de 2022, le Canada comptait près d’un million (997 000) d’emplois non occupés. Il s’agit du chiffre le plus élevé jamais enregistré, et les employeurs ne s’attendent pas à ce que cette situation prenne fin de sitôt.
  • Au sein de l’économie numérique seulement, les entreprises canadiennes devront pourvoir 250 000 nouveaux emplois d’ici 2025. De même, de 2019 à 2028, c’est dans le secteur des services que l’on créera plus de 92 % des nouveaux emplois. En outre, au fil du passage du Canada à une économie nette zéro, 15 % de la main-d’œuvre du pays connaîtra des bouleversements qui nécessiteront de nouvelles compétences.
  • Le Canada a besoin d’un cadre national solide pour l’apprentissage continu et dans le contexte du travail afin de voir à ce que la main-d’œuvre soit outillée et flexible dans une mesure qui lui permet de répondre aux exigences que provoquent les changements émergents dans l’économie.
  • Par l’intermédiaire des politiques fédérales, il faudrait aider les étudiants à accéder à des possibilités d’apprentissage dans le contexte du travail au cours de leurs études postsecondaires. Si l’on permettait à tous les étudiants (y compris les étudiants étrangers) de trouver un emploi dans leur domaine d’études pendant leurs études, l’enseignement postsecondaire correspondrait davantage aux besoins en main-d’œuvre des entreprises canadiennes.
  • Parallèlement, les travailleurs des secteurs vulnérables, ceux qui souhaitent changer de carrière et les professionnels en milieu de carrière ont besoin d’un accès plus souple à des programmes personnalisés à court terme qui leur permettent d’améliorer leurs compétences et leur mobilité sociale. De tels programmes de microcrédits, qui visent à affiner les compétences et les connaissances, sont de plus en plus importants pour la main-d’œuvre.
  • Le gouvernement fédéral devrait agir rapidement pour voir à l’harmonisation requise sur le plan national en vue de l’établissement d’une politique de microcrédits, comme l’a fait l’Union européenne, afin de s’assurer que les programmes sont de haute qualité et qu’ils répondent aux besoins des travailleurs et des employeurs.

Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec Diana Palmerin-Velasco, directrice principale, avenir du travail.

Une initiative conjointe

S'inscrire à notre bulletin d'information

Inscrivez-vous pour recevoir les dernières nouvelles de la Chambre de commerce du Canada.