Conseil des chefs d’entreprise de l’Ouest

Un Ouest canadien dynamique est essentiel à un Canada prospère.

Nous devons agir maintenant pour préparer la région et le pays à un avenir meilleur. Il faudra une stratégie qui réponde aux besoins de l’Ouest canadien et qui s’appuie sur les forces que la région représente pour notre pays.

Pour y arriver, la création d’une croissance économique durable ne sera pas le fruit d’une seule mesure, mais plutôt du déploiement d’une gamme d’outils disponibles et de la participation d’un large éventail de secteurs d’activité. Qu’il s’agisse d’agriculture, d’énergie, de transport, de tourisme, de TI ou de services juridiques et de tous les secteurs intermédiaires, la réalisation de cet objectif nécessite une stratégie qui répond aux besoins de l’Ouest canadien et qui s’appuie sur les forces que procure la région à notre pays.

En collaboration avec les membres de son Conseil, la Chambre de commerce du Canada propose des politiques qui favorisent un programme positif dans l’intérêt de l’Ouest et du Canada dans son ensemble. En renforçant nos capacités économiques pour que les entreprises canadiennes puissent être concurrentielles, en investissant dans une économie moderne prête à saisir les nouvelles possibilités et en jetant les bases d’une société meilleure pour l’avenir, nous pouvons faire croître notre économie et créer des possibilités pour tous les Canadiens.

Le Conseil

La Chambre de commerce du Canada et ses membres du Conseil des chefs d’entreprise de l’Ouest sont les mieux placés pour contribuer à ce processus en présentant un programme positif et ciblé qui se concentre sur une série de politiques transformatrices.

Le Conseil aura le plus grand impact en se concentrant non seulement sur ce qu’il demande au gouvernement, mais aussi sur ce qu’il peut faire pour promouvoir un programme positif dans l’intérêt de tous les Canadiens. Le Conseil peut jouer un rôle de premier plan dans l’élaboration et la promotion de politiques positives qui incluent des perspectives propres à l’Ouest canadien. En retour, cela peut contribuer à combler le fossé entre Ottawa et l’Ouest.

Pour obtenir de plus amples renseignements sur le Conseil des chefs d’entreprises de l’Ouest, veuillez communiquer avec Robin Guy, directeur principal, Transports, infrastructure et politique réglementaire.

Coprésidents du Conseil de chefs d’entreprise de l’Ouest

Tamara Vrooman
Aéroport international de Vancouver

Susannah Pierce
Shell Canada

Enjeux clés

Le Conseil des chefs d’entreprise de l’Ouest propose un programme positif et ciblé centré sur un petit nombre de stratégies de renouvellement.

Le Conseil des chefs d’entreprise de l’Ouest privilégie trois grands thèmes :

  • Investir dans une économie moderne pour saisir les possibilités du moment;
  • Renforcer nos capacités économiques pour renforcer la compétitivité des entreprises de l’Ouest canadien
  • Jeter les bases d’une société meilleure pour l’avenir.

La mise en valeur efficace et durable de l’immense richesse naturelle de l’Ouest canadien sur les marchés internationaux peut contribuer à la prospérité de tout le Canada.

Alors que s’accélère le rythme des changements auxquels sont confrontées les entreprises canadiennes, celles-ci doivent être flexibles et s’adapter pour rester compétitives. Un environnement politique approprié prépare les entreprises à réussir dans ce contexte d’évolution rapide et à générer une croissance économique à long terme.

Agriculture

Le secteur agricole canadien est un chef de file mondial en matière de qualité, d’innovation et de durabilité. L’Ouest canadien compte plus de 107 000 exploitations agricoles qui couvrent plus de 135 millions d’acres, ce qui représente 85 % des terres agricoles canadiennes. Avec une population mondiale estimée à 10 milliards d’habitants d’ici 2050, la production agricole mondiale devra augmenter d’environ 60 à 70 % par rapport aux niveaux actuels pour répondre à la demande alimentaire accrue.

En tant que l’un des principaux moteurs économiques du Canada et piliers des collectivités rurales de l’Ouest, le maintien de la compétitivité et de la durabilité du secteur agricole est essentiel à la croissance économique du Canada et à son rôle de nation commerçante.

L’agriculture durable est l’avenir. Dans de nombreux cas, dans l’Ouest canadien, cet avenir est déjà en marche. La gestion des éléments nutritifs 4R, un principe basé sur la bonne source à la bonne dose, au bon moment et au bon endroit, fournit un cadre pour atteindre les objectifs des systèmes de culture, tels que l’augmentation de la production, l’accroissement de la rentabilité des agriculteurs, l’amélioration de la protection de l’environnement et l’amélioration de la durabilité. Alors que nous commençons à nous remettre de la pandémie de COVID-19, la mise en œuvre de la stratégie des 4 R jouera un rôle de premier plan dans l’augmentation de la production agricole et de la rentabilité des exploitations, tout en conciliant les objectifs environnementaux.

Basée dans les provinces des Prairies, l’industrie des protéines accroît la valeur des principales cultures de l’Ouest canadien, notamment le canola, le blé et les légumineuses. Grâce à l’appui du gouvernement, l’industrie des protéines a reçu une aide pour faire progresser la position du Canada dans l’industrie mondiale des protéines végétales. Pour rester compétitifs, nous devons continuer à faire évoluer nos capacités de recherche, de développement et de commercialisation de la transformation et développer de nouveaux ingrédients protéiques d’origine végétale pour les marchés locaux et mondiaux.

Le succès du secteur agricole de l’Ouest canadien nécessitera une nouvelle approche novatrice pour soutenir le rapprochement des chaînes de valeur des aliments et des carburants. Les produits agricoles peuvent être la principale source de croissance économique durable des secteurs de l’agriculture, de l’agroalimentaire et des carburants biologiques et renouvelables. L’agriculture canadienne a également besoin d’investissements stratégiques dans l’infrastructure numérique, comme la large bande en milieu rural, qui permettra aux producteurs de tirer parti des pratiques d’agriculture de précision et de maximiser le rendement de leurs cultures. La côte ouest du Canada compte également un secteur aquacole dynamique qui a le potentiel de connaître une forte croissance.

Enfin, le Canada doit continuer à promouvoir des politiques favorables au commerce et à négocier de nouveaux accords de libre-échange qui accroîtront l’accès aux marchés pour l’agriculture canadienne.

Soutenir les ressources naturelles de l’Ouest canadien

Le secteur des ressources naturelles du Canada, ancré dans l’Ouest, contribue à 17 % du PIB nominal du pays et fournit 1,9 million d’emplois. Ce secteur, qui comprend les minéraux, les métaux, les forêts, le pétrole et le gaz naturel, représente 48 pour cent de la valeur totale des exportations mondiales du Canada. À mesure que le monde se dirige vers un avenir axé sur la carboneutralité, le Canada peut stimuler la croissance économique en fournissant l’énergie, les ressources naturelles et les minéraux critiques à faible émission de carbone dont la planète a tant besoin.

Énergie durable de l’Ouest canadien

En tant que cinquième producteur de gaz naturel et de pétrole, le Canada a la possibilité de fournir des hydrocarbures produits de manière responsable pour répondre à la demande tout en favorisant la création d’emplois et la croissance économique dans l’Ouest canadien. En fait, le pétrole et le gaz naturel canadiens ont contribué à hauteur de 105 milliards de dollars au PIB du Canada et ont soutenu près de 400 000 emplois dans tout le pays en 2020. Il a également fourni 10 milliards de dollars de recettes annuelles moyennes aux gouvernements pour la période de 2017 à 2019.

Grâce aux investissements dans les technologies et les énergies propres, combinés à l’esprit d’entreprise de l’Ouest canadien et à son niveau élevé d’éducation postsecondaire, l’Ouest peut mener la transformation du Canada en une puissance moderne de l’énergie propre. Pour créer davantage d’emplois et attirer les capitaux mondiaux, nous devons investir massivement dans des technologies éprouvées de réduction des émissions, comme le captage, l’utilisation et le stockage du carbone (CUSC), qui permet de capter les émissions actuelles de l’industrie et de produire de l’hydrogène à faible teneur en carbone.

Le secteur canadien du gaz naturel devrait générer des retombées économiques de 250 milliards de dollars au cours des dix prochaines années et peut constituer un pont important vers une économie à faible émission de carbone, tout en augmentant la sécurité énergétique. Parallèlement aux technologies de réduction des émissions, le gaz naturel joue un rôle fondamental dans la création de carburants et de produits énergétiques propres pour l’économie moderne, notamment l’hydrogène, le gaz naturel comprimé, le GNL et, lorsqu’il est utilisé pour la production d’électricité, une source d’émissions beaucoup plus faibles pour soutenir l’énergie renouvelable irrégulière.

Minéraux critiques

Les minéraux critiques sont essentiels à la production de produits de consommation, à la défense et aux applications industrielles, ainsi qu’à notre capacité de transition vers une économie à faible émission de carbone. La mise en œuvre d’une stratégie efficace en matière de minéraux critiques est centrale pour renforcer la marque mondiale du Canada comme fournisseur sûr et durable pour les marchés nationaux et internationaux. De plus, cette stratégie facilitera les investissements nécessaires à l’expansion des réserves nationales de minéraux critiques et des chaînes d’approvisionnement. Les minéraux critiques sont également essentiels à la sécurité alimentaire et la production continue de minéraux comme la potasse est vitale pour la production et la qualité des cultures.

Bien que l’élaboration de l’inventaire des minéraux critiques du Canada soit une première étape, il faut faire davantage pour exploiter le potentiel du Canada, et en particulier de l’Ouest canadien. Le gouvernement doit présenter une stratégie sur les minéraux critiques qui décrit une feuille de route pour développer nos chaînes d’approvisionnement nationales, réduire la dépendance à l’égard des minéraux étrangers et développer de nouveaux débouchés avec nos partenaires commerciaux. Compte tenu des longs délais d’exécution des projets miniers, où il faut en moyenne 15 ans pour passer de la découverte à la première production, le gouvernement doit se concentrer sur la facilitation et l’élimination sécuritaire des obstacles inutiles afin d’améliorer la compétitivité du Canada par rapport aux autres pays.

Infrastructure commerciale

L’Ouest canadien est la porte d’entrée de la région Asie-Pacifique. La côte ouest du Canada offre un solide avantage concurrentiel pour approfondir les liens commerciaux et d’investissement du Canada dans toute la région de l’Asie-Pacifique, qui comprend certaines des économies à la croissance la plus rapide au monde. C’est également une plaque tournante importante par laquelle des biens essentiels sont importés et exportés.

Les importations et les exportations transitent par ces points via un corridor commercial multimodal composé de grands aéroports internationaux, de terminaux maritimes et de milliers de kilomètres d’autoroutes et de voies ferrées qui s’étendent d’un bout à l’autre du Canada et aux États-Unis. En tant que pays dépendant des exportations dans une économie mondiale de plus en plus connectée et compétitive, le Canada doit continuer à accroître sa capacité d’exportation. L’Ouest canadien, et plus particulièrement la Colombie-Britannique, offre des points d’entrée et de sortie cruciaux pour les marchandises canadiennes en provenance et à destination des pays de l’Asie-Pacifique.

La capacité de la côte ouest du Canada à servir la croissance à long terme devient rapidement limitée. En fait, les prévisions actuelles indiquent que sans une augmentation de la capacité, les ports de l’Ouest canadien seront connaîtront une congestion préoccupante. L’augmentation du temps d’immobilisation, les exigences supplémentaires en matière d’ancrage en raison de la congestion des terminaux, le manque d’entreposage et de terrains industriels pourraient devenir la nouvelle norme pour les entreprises canadiennes au cours des prochaines années.

Le Canada doit faire des investissements majeurs et stratégiques dans l’infrastructure commerciale pour assurer la croissance et le maintien de son économie. En raison de son emplacement stratégique, l’Ouest canadien peut être le moteur d’une croissance économique considérable si nous sommes prêts à éliminer les obstacles et à renouveler et renforcer les infrastructures. Lorsque nous nous intéressons à nos ports, à nos aéroports, à nos lignes de chemin de fer et à d’autres infrastructures essentielles à la circulation des marchandises, nos actions doivent être faites pour répondre à la situation dans une décennie ou plus, et non pour combler les lacunes d’aujourd’hui. 

Nos investissements dans les infrastructures devront respecter des normes environnementales beaucoup plus strictes et répondre aux préoccupations légitimes des collectivités. Nous avons besoin de processus transparents et équitables, mais qui permettent également de prendre des décisions et d’entreprendre des projets de manière beaucoup plus efficace. Nous ne pouvons pas nous permettre de prendre des décisions par défaut en raison d’une réglementation excessive. De plus, la construction d’infrastructures ne peut être basée sur des cycles électoraux, mais plutôt sur une vision à long terme pour permettre la croissance économique. Nous devons aller au-delà des besoins actuels de la chaîne d’approvisionnement pour anticiper les besoins et les possibilités de demain.

Transport maritime

Depuis 2001, le commerce des conteneurs sur la côte ouest du Canada a connu une croissance stable, de plus de 7 % par an en moyenne. Les prévisions indiquent que le trafic de conteneurs dans ces ports aura un taux de croissance annuel composé de 3,5 % jusqu’en 2060. Il est essentiel que le Canada adopte une approche à long terme en matière de planification afin de s’assurer que nos ports sont équipés pour répondre à la croissance future. Si nous n’augmentons pas la capacité de nos ports, les problèmes de chaîne d’approvisionnement deviendront la norme.

Transport aérien

Le transport aérien est un facilitateur de commerce qui contribue au développement économique et crée de nombreux emplois dans l’Ouest canadien. L’économie mondiale dépend de la capacité de livrer des marchandises de haute qualité à des prix compétitifs le plus rapidement possible. L’Ouest canadien abrite les deuxième et troisième aéroports les plus importants du Canada, ainsi que l’une des compagnies aériennes nationales du pays.

Pour de nombreux habitants de l’Ouest canadien, l’aviation est un mode de transport essentiel. Il est essentiel pour attirer les investissements, rapprocher les entreprises et bâtir des collectivités dynamiques.  Il est également essentiel tant pour les plus grandes villes de l’Ouest canadien que pour ses plus petits villages. Au fil des ans, le transport aérien s’est également avéré être un « maillon » essentiel entre les fabricants et les consommateurs. Au milieu de la pandémie de COVID-19, les cargaisons qui prenaient trop de temps à se rendre d’un point à un autre ont été rapidement acheminées par voie aérienne.

Pour assurer la croissance de la part de marché, le gouvernement fédéral doit adopter une approche cohérente.

Transport ferroviaire

En 2019, les chemins de fer canadiens ont transporté plus de 332 millions de tonnes de marchandises. Grâce à un réseau de terminaux intermodaux (terrestres, maritimes et aériens) dans toute l’Amérique du Nord, nos chemins de fer ont contribué à acheminer des exportations canadiennes d’une valeur de plus de 205 milliards de dollars vers les marchés de l’Amérique du Nord et du monde entier.

Le réseau ferroviaire canadien joue un rôle essentiel pour assurer que les marchandises arrivent sur le marché de la manière la plus efficace et la plus rentable possible. Dans l’Ouest canadien, le rail joue un rôle essentiel dans le transport des marchandises vers les ports et le Canada. Comme il s’agit de la « force vitale » de nombreuses industries, y compris la foresterie, l’agriculture et les ressources naturelles, il est impératif que nous cherchions à accroître la capacité ferroviaire dans les régions clés qui constituent des goulots d’étranglement dans notre chaîne d’approvisionnement.

Pour faire de l’Ouest canadien une destination attrayante pour les investissements commerciaux qui soutiendront la croissance économique, il faut mettre en place les conditions gagnantes.

Certitude réglementaire

Les entreprises de l’Ouest canadien se caractérisent de plus en plus par leur esprit d’entreprise. Alors que les réglementations imprévisibles et lourdes freinent les initiatives entrepreneuriales, une réglementation saine et efficace peut à la fois protéger l’intérêt public et favoriser la réussite commerciale. Le Canada a besoin de systèmes réglementaires plus intelligents, de meilleurs processus et de règlements bien conçus pour aider à minimiser les coûts pour les entreprises et à débloquer la croissance économique tout en améliorant les résultats en matière de santé et de sécurité publiques.

À cette fin, l’approche réglementaire du gouvernement du Canada doit évoluer pour faire de l’innovation et du changement la norme. Pour reprendre les mots du gouvernement dans le budget 2019, « Le règlement doit être agile et s’adapter suffisamment afin de trouver des façons dont les entreprises innovatrices réécriront continuellement les règles de la concurrence, en assurant une surveillance suffisante pour protéger l’intérêt du public sans ériger des obstacles à l’innovation. »

Bien que le gouvernement se soit engagé à mettre en place un cadre réglementaire moderne, il n’a pas réussi à offrir un modèle concurrentiel permettant aux entreprises de prospérer. De nombreux organismes de réglementation canadiens se concentrent sur la protection de la santé, de la société ou de l’environnement, mais ne sont pas mandatés pour tenir compte de la compétitivité économique et commerciale. Pour cette raison, de nombreuses décisions qui affectent la compétitivité ne tiennent pas compte des impacts économiques. La compétitivité économique et les protections réglementaires ne sont pas une proposition à double sens, mais les exercices de réglementation aboutissent souvent à la création de nouveaux obstacles à la croissance que les entreprises canadiennes s’imposent elles-mêmes.

Le gouvernement doit alléger le fardeau réglementaire des entreprises canadiennes et travailler avec l’industrie et les partenaires commerciaux pour assurer l’efficacité et l’harmonisation de la réglementation. Il doit collaborer avec les autres ordres de gouvernement et les entreprises pour réduire les obstacles au commerce intérieur et international. Une meilleure collaboration permettra de s’assurer que les entreprises de l’Ouest canadien ne sont pas désavantagées dans l’économie mondiale par des approches réglementaires « fabriquées au Canada » qui minent notre capacité à concurrencer d’autres juridictions. Lorsque les règlements sont plus cohérents entre les juridictions, les entreprises canadiennes sont mieux en mesure de faire du commerce au Canada et ailleurs, tout en offrant un plus grand choix aux consommateurs canadiens. Dans le budget 2018, le gouvernement s’est engagé à collaborer avec les gouvernements provinciaux et territoriaux ainsi qu’avec nos partenaires commerciaux internationaux pour mieux harmoniser la réglementation. Le gouvernement doit tourner son attention et respecter ses engagements en faveur d’un environnement réglementaire plus compétitif.

Dans un contexte économique mondial marqué par la concurrence, nous devons renforcer l’innovation afin de permettre à l’économie de tirer parti des nouvelles possibilités. Cet impératif va au-delà d’un seul secteur puisque toutes les industries doivent innover constamment pour rester compétitives. Le gouvernement fédéral, en partenariat avec les gouvernements provinciaux, doit garder au Canada la propriété intellectuelle développée et financée par le Canada, protéger le rare bassin de main-d’œuvre canadienne nécessaire à l’innovation et au développement futurs, et retenir les innovateurs canadiens à l’origine de certaines des technologies les plus performantes d’aujourd’hui.

Talents

Pour faire croître notre économie, le gouvernement doit s’attaquer à la grave pénurie de main-d’œuvre et de talents qui ne cesse de s’aggraver. Compte tenu du potentiel économique de la région, ce défi est peut-être encore plus grave dans l’Ouest canadien. Pour le surmonter, les collectivités devront élaborer des solutions qui répondent aux besoins locaux en matière de main-d’œuvre.

Le gouvernement fédéral doit collaborer plus étroitement avec les gouvernements provinciaux, territoriaux et municipaux, ainsi qu’avec le secteur privé, notamment les entreprises et les chambres de commerce, afin de mieux comprendre les besoins du marché du travail dans l’Ouest. Ce partenariat devrait comprendre l’établissement d’objectifs et de programmes d’immigration visant à mieux utiliser les compétences des Canadiens autochtones, des femmes, des personnes handicapées, des travailleurs âgés et des minorités. Nous ne pouvons pas nous permettre de négliger les compétences de tous les acteurs qui sont prêts à nous aider à bâtir une économie plus forte. En particulier, le Programme des travailleurs étrangers temporaires s’est étoffé et a été mis à jour au cours des dernières années pour répondre aux conditions du marché du travail canadien, mais des lacunes subsistent.

Nous voulons tous laisser notre société dans un meilleur état que celui dans lequel nous l’avons trouvée. Nous croyons que les entreprises de l’Ouest peuvent contribuer à paver la voie vers un Canada plus prospère, plus juste et plus performant.

Faire avancer la réconciliation avec les Autochtones

La réconciliation avec les Autochtones est à la fois la bonne chose à faire et un instrument clé pour une économie plus forte. Les entreprises de l’Ouest canadien jouent un rôle de premier plan, mais il reste encore beaucoup à faire, notamment en améliorant nos consultations avec les groupes autochtones, en établissant des relations respectueuses et en déterminant le processus de consentement préalable, libre et éclairé des peuples autochtones pour les projets de développement économique.

Logement

Comme l’indique le budget 2022, le logement est un besoin humain fondamental, mais c’est aussi un impératif économique.  Notre économie est construite par les gens, et les gens ont besoin de maisons où vivre. Or, le Canada connaît une pénurie structurelle de logements. Selon un rapport publié en janvier 2022, le Canada a l’offre de logements la plus faible parmi les pays du G7, et toutes les provinces de l’Ouest se situent en dessous de la moyenne.

L’accès au logement demeure essentiel pour garder les talents dans l’Ouest. Sans accès à un logement abordable, beaucoup sont obligés de chercher un nouvel emploi dans d’autres régions du pays ou de quitter carrément le Canada. Bien que le Conseil comprenne que le logement est un domaine de responsabilité partagée, le gouvernement fédéral doit jouer un rôle de chef de file pour s’assurer que nous pouvons augmenter l’offre de logements et les rendre plus abordables dans l’Ouest canadien.

Au cours d’une année donnée, le Canada construit environ 200 000 nouvelles unités d’habitation, qu’il s’agisse de maisons individuelles, de copropriétés ou d’autres types d’habitation. Bien que la construction annuelle ait augmenté au cours des dernières années, cela ne suffit pas à résoudre les problèmes d’abordabilité et à répondre à la demande de logements d’une population croissante. Pour répondre à ces besoins de logement, le Canada devra doubler le taux actuel de nouvelles constructions au cours de la prochaine décennie.

Si le gouvernement est sérieux dans sa volonté d’augmenter le nombre de logements abordables, les gouvernements doivent travailler ensemble pour réduire les obstacles à la construction de logements. Les gouvernements, qu’ils soient fédéral, provinciaux ou municipaux, doivent travailler ensemble pour mettre fin à la pénurie de logements et augmenter de façon responsable l’offre dans les grandes villes comme Vancouver, Calgary, Edmonton, Regina et Winnipeg.

Notre travail

Les membres du Conseil exécutif de l’Ouest mettent en œuvre bon nombre des principes et des innovations qui font progresser l’économie canadienne. La Chambre de commerce du Canada est fière de souligner le leadership de ses membres.

Au début de 2022, AGT Foods et La Coop fédérée ont signé un partenariat de coentreprise pour la construction d’une installation de trituration du canola de 360 millions de dollars. L’installation de trituration du canola fournira environ 50 % de la charge d’alimentation nécessaire à une usine de diesel renouvelable de 15 000 barils par jour, le reste de l’approvisionnement étant assuré par d’autres installations de trituration du canola.

Lorsqu’elle sera entièrement opérationnelle en 2027, elle devrait produire 1 milliard de litres de diesel renouvelable (DRPH) par an.

Le projet sera la première usine de DRPH au Canada, qui n’est actuellement disponible qu’à l’étranger. Le projet comprendra la production d’hydrogène à faible intensité de carbone et inclura la capture, l’utilisation et le stockage du carbone (CUSC). Le projet prévoit l’utilisation de l’ensemble de la plante, non seulement l’utilisation de l’huile pour la production de diesel renouvelable, mais aussi l’étude de l’utilisation des protéines du canola dans l’alimentation humaine et animale, en plus de l’utilisation des sucres pour la production d’éthanol.

L’initiative entraînera des investissements d’environ 2,5 milliards de dollars, créera plus de 2 700 emplois pendant la construction et 300 emplois permanents pendant l’exploitation.

Les principales autorités en matière de climat et d’énergie, comme le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) et l’Agence internationale de l’énergie (AIE), reconnaissent le rôle vital que joue le captage et le stockage du carbone (CSC) pour aider à réaliser les importantes réductions d’émissions nécessaires pour limiter le réchauffement à 1,5 °C.

Shell contribue à faire progresser la technologie de captage et de stockage des émissions de CO2 grâce à des installations réparties dans toute l’Alberta.  Shell a élaboré et continue d’exploiter le projet Quest CCS, qui a permis de capter 7 millions de tonnes de CO2 depuis sa création.

En avril de cette année, Shell a été choisie avec ses partenaires ATCO et Suncor pour faire progresser le projet Atlas Hub. Alors que la phase initiale devrait démarrer au milieu de cette décennie, la réalisation complète du projet en tant que plaque tournante du CO2 permettrait de capter et de stocker environ 10 millions de tonnes par an, soit un total de 300 millions de tonnes de CO2 pendant la durée de vie du projet.

Ce projet permettra non seulement de capter les émissions existantes, mais aussi de faire de la région d’Edmonton la première plaque tournante de l’hydrogène au Canada, voire un exportateur mondial d’hydrogène.

En tant que porte d’entrée du Canada vers plus de 170 économies commerciales dans le monde, le port de Vancouver traite 1 dollar sur 3 des échanges de marchandises du Canada en dehors de l’Amérique du Nord. En réponse aux prévisions qui indiquent des taux de croissance de 3,5 % par an, l’Administration portuaire Vancouver-Fraser a mis en place des programmes stratégiques pour rendre le plus grand port du Canada compétitif sur la scène mondiale.

Le port de Vancouver réalise d’importants investissements dans des projets de portes d’entrée et dans les infrastructures routières et ferroviaires afin de supprimer les goulets d’étranglement et d’augmenter la capacité pour que notre chaîne d’approvisionnement puisse gérer efficacement la croissance du commerce prévue au cours des dix prochaines années. Ces améliorations permettront aux entreprises canadiennes d’acheminer plus rapidement leurs produits sur le marché, tout en réduisant la congestion et les temps d’attente.

De plus, le port de Vancouver travaille avec ses partenaires pour augmenter la capacité des terminaux, comme le projets d’expansion du terminal Centerm et d’accès à la rive sud, qui augmenteront la capacité du terminal de 60 % tout en augmentant son empreinte de seulement 15 %.

Le port de Vancouver a également proposé le projet Roberts Bank Terminal 2 (RBT2), un nouveau terminal maritime à conteneurs de trois étages qui, s’il est approuvé et construit, jouera un rôle essentiel dans la création d’une capacité suffisante pour répondre aux prévisions de commerce de conteneurs jusqu’au milieu et à la fin des années 2030.

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