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Enjeux politiques : les grandes questions sur l’IA et les entreprises canadiennes
Il est difficile de dresser un portrait qui soit précis et actuel de l’état de l’IA au Canada en raison de la rapidité avec laquelle elle progresse et évolue.

Dans ce numéro d’Enjeux politiques, nous tenterons de répondre à certaines des grandes questions que nous, et d’autres, nous posons au sujet de l’IA.

Comment les entreprises canadiennes utilisent-elles l’IA?
L’IA transforme le fonctionnement des entreprises. Parmi les entreprises canadiennes ayant déclaré avoir utilisé l’IA au cours de la dernière année, les principaux changements apportés après son adoption ont été le développement de nouveaux flux de travail (40 %), la formation du personnel à l’utilisation de l’IA (39 %) et l’achat de services infonuagiques ou de stockage dans le nuage (26 %).
Les principaux secteurs qui adoptent l’IA au Canada sont : services professionnels, finances et assurance, information et culture, ainsi que santé et aide sociale. Entre le deuxième trimestre de 2024 et le deuxième trimestre de 2025, chacun de ces quatre secteurs a augmenté son adoption de l’IA de plus de 10 %, certains atteignant même de 15 à 20 %. Comment les entreprises de ces secteurs utilisent-elles l’IA?
- Services professionnels : analyse de données (44 % des entreprises); reconnaissance vocale et apprentissage automatique (32 %).
- Finances et assurance : analyse de données (41 %); reconnaissance vocale (35 %); et apprentissage automatique (31 %).
- Information et culture : agents virtuels ou robots conversationnels (41 %); apprentissage automatique (36 %); traitement du langage naturel (35 %).
- Santé et aide sociale : systèmes de suggestion (24 %); agents virtuels ou robots conversationnels (21 %); réseaux neuronaux et apprentissage automatique (17 %).

Est-ce que l’IA prend les emplois des Canadiens et Canadiennes?
Selon un sondage mené en 2025 par Abacus Data, 47 % des Canadiens et Canadiennes sont plutôt ou très préoccupés par le fait que l’IA et l’automatisation pourraient les remplacer dans leur emploi ou les obliger à changer d’emploi ou de carrière dans les cinq prochaines années. De même, 70 % des Canadiens et Canadiennes estiment que l’IA rendrait probablement obsolètes certains emplois de leur secteur.
Jusqu’à présent, nos données montrent que l’adoption de l’IA n’entraîne pas nécessairement une baisse des emplois. Il n’y a pas de ratio un pour un. Selon le rapport du quatrième trimestre de 2025 Business Insights Quarterly du Laboratoire de données sur les entreprises, seulement 6 % des entreprises canadiennes qui utilisent l’IA ont réduit leur effectif total. La plupart (89 %) n’ont rien changé.
Dans les secteurs où l’adoption de l’IA est en hausse, il y a eu des gains et des pertes d’emplois. Par exemple, depuis le deuxième trimestre de 2024, le secteur des finances et de l’assurance a augmenté son adoption de l’IA de plus de 20 % et la croissance de l’emploi d’environ 8 %. En revanche, le secteur minier, pétrolier et gazier a augmenté son adoption de l’IA de moins de 5 %, mais la croissance de l’emploi a diminué de plus de 8 %. L’emploi des jeunes, autre sujet de préoccupation compte tenu du taux de chômage des jeunes qui s’élève à 12,8 % au Canada (novembre 2025), se maintient aussi dans les secteurs où l’adoption de l’IA est élevée.

Pourquoi le Canada a-t-il du retard dans l’adoption de l’IA?
Malgré les quatre secteurs en tête dans l’adoption de l’IA, le Canada dans son ensemble est en retard. En 2025, de 12 à 14 % des entreprises utilisaient l’IA ou prévoyaient de l’utiliser. Le Laboratoire de données sur les entreprises prévoit que l’adoption sera de de 17 à 18 % cette année. Ce pourcentage est encore loin de l’objectif à atteindre pour que le Canada suive le rythme de ses pairs à l’échelle mondiale.
En 2024, le Laboratoire de données sur les entreprises a présenté deux scénarios d’adoption dans le rapport Promouvoir la productivité : l’adoption de l’IA générative par les entreprises canadiennes. Le Laboratoire de données sur les entreprises a prédit que le Canada atteindrait un point de basculement de 50 % dans l’adoption de l’IA entre 2027 (scénario d’adoption rapide) et 2030 (scénario d’adoption lente). Les projections pour l’adoption de l’IA en 2026 correspondent au scénario d’adoption lente.
Comment encourager l’adoption de l’IA dans le secteur privé?
Tout d’abord, il faut se poser la question : pourquoi les entreprises canadiennes doivent-elles adopter l’IA?
L’IA peut s’attaquer à l’une des plus grandes menaces économiques à la prospérité et au niveau de vie des Canadiens et Canadiennes : la faible productivité. La productivité est étroitement liée à la prospérité d’un pays et à son niveau de vie à long terme (mesuré par le PIB par habitant). En rendant le travail plus productif, l’IA pourrait stimuler les gains de productivité pour le Canada en accélérant et en automatisant à moindre coût les tâches fastidieuses et à faible valeur ajoutée accomplies par les travailleurs, leur permettant ainsi de consacrer leur temps à des activités à plus forte valeur ajoutée.
Et maintenant, les aspects sur lesquels il faut se concentrer pour encourager l’adoption dans le secteur privé :
→ Réglementation
Il est essentiel que l’approche du Canada en matière de réglementation de l’IA crée un environnement favorable dans lequel les entreprises peuvent prospérer et contribuer à la réussite économique du pays. Nous ne pouvons pas ajouter des formalités administratives qui étoufferont l’innovation et compromettront les investissements du secteur privé.
L’une des recommandations formulées dans le communiqué du B7 2025 que nous avons élaboré avec nos homologues était de trouver un équilibre entre réglementation et innovation. Le développement de cadres politiques plus favorables à l’innovation permettra de garantir l’essor des progrès technologiques, tout en assurant le développement et l’utilisation responsables de l’IA afin de protéger la vie privée et la sécurité du pays et des particuliers.
→ Investissement
En 2024, un tiers des entreprises canadiennes ont déclaré que l’accès au financement constituait un obstacle à l’adoption de nouvelles technologies.
Offrir des encouragements financiers ciblés, créer des centres d’excellence en IA propres à chaque secteur pour soutenir les PME, promouvoir l’accès à une infrastructure infornuagique et encourager la collaboration entre les fournisseurs de technologies, les intervenants de l’industrie et les universités contribuerait à accroître l’adoption de l’IA.
→ Main-d’œuvre
Dans le rapport Promouvoir la productivité du Laboratoire de données sur les entreprises, les entreprises canadiennes ont cité l’embauche d’employés qualifiés (35 %) et la formation des employés à de nouvelles compétences technologiques (28 %) comme des défis à relever dans l’adoption de nouvelles technologies. Afin de permettre une adoption généralisée et responsable de l’IA, le Canada doit étendre l’éducation liée à l’IA, la mise à niveau des compétences de la main-d’œuvre et le développement d’un bassin de talents pour relever ces défis.
Le communiqué du B7 contient plusieurs recommandations à l’intention des gouvernements du B7 afin de les aider à préparer la main-d’œuvre.
- Collaborer avec l’industrie, les universités et les écoles polytechniques afin d’encourager une formation numérique et en IA à grande échelle, en développant des certificats et des programmes de compétences en plus de programmes universitaires de premier et de deuxième cycle en IA.
- Soutenir l’industrie dans ses efforts de perfectionnement et de reconversion des travailleurs en fournissant un financement et des ressources ciblés aux organisations qui aident les travailleurs à acquérir des compétences numériques liées à l’IA dans tous les secteurs.
→ Infrastructures
Lors de notre réunion ministérielle parallèle du B7 sur l’industrie, le numérique et la technologie, l’un des panélistes a décrit le Canada comme occupant une position privilégiée, car le pays dispose des capacités informatiques, des talents et des innovateurs nécessaires pour devenir un leader dans le domaine de l’IA.
Lors du même événement, les panélistes ont mis en garde contre le danger d’investir dans des infrastructures non nécessaires. La mise en place de centres de données de la taille et de l’échelle nécessaires pour les ensembles de données à usage général est extrêmement coûteuse; on devrait créer des centres uniquement pour les données critiques, telles que les ensembles de données protégées qui doivent rester souveraines. Les gouvernements devraient plutôt contribuer à faciliter la demande en garantissant l’accès aux ressources informatiques aux chercheurs qui souhaitent travailler dans le pays, en offrant des encouragements aux entreprises locales pour favoriser l’adoption et en développant les capacités des fournisseurs d’infrastructures de puissance de calcul au Canada afin de stimuler l’augmentation de l’offre et de la disponibilité des ressources informatiques au Canada.
Qu’est-ce que la puissance de calcul? Selon Innovation, Sciences et Développement économique Canada, « La puissance de calcul pour l’IA désigne les ressources informatiques dont ont besoin les systèmes d’IA pour réaliser des tâches, comme traiter des données, exécuter des algorithmes et entraîner des modèles d’apprentissage machine. En d’autres mots, la puissance de calcul pour l’IA est la technologie qui alimente l’IA ».
→ Adhésion du public
La confiance est importante pour l’adoption des technologies. Il y a tendance à exister une corrélation positive entre l’intérêt et l’acceptation du public à l’égard de l’IA et les taux d’adoption par les entreprises d’un pays, mais les sondages menés par IPSOS dans le monde révèlent que les Canadiens et Canadiennes sont moins informés et plus inquiets au sujet de l’IA que les citoyens de la plupart des autres pays. Amener les Canadiens et Canadiennes à faire confiance à l’IA sera une étape importante pour augmenter les taux d’adoption globaux.

Sur quoi travaille la Chambre de commerce du Canada?
- Visitez la page du Conseil sur l’avenir de l’intelligence artificielle pour en savoir plus sur notre engagement en faveur de l’IA.
- Lisez le communiqué du B7 2025 pour connaître nos recommandations aux gouvernements du G7.
- Inscrivez-vous à la conférence sur les données du Laboratoire de données sur les entreprises, Le Canada en perspective : Faire de l’IA un atout gagnant, le 26 mars.
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Enjeux politiques : c’est l’année de réexamen de l’ACEUM. Qu’est-ce que cela signifie pour le Canada?
Résumé de la Journée de la Colline 2025 de la Chambre de commerce du Canada
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Enjeux politiques : c’est l’année de réexamen de l’ACEUM. Qu’est-ce que cela signifie pour le Canada?
Les entreprises de tout le Canada comptent sur l’environnement commercial stable et prévisible créé par l’ACEUM.

Nous avons publié nos premiers Enjeux politiques sur l’ACEUM en août 2024. Pour rappel, l’Accord Canada-États-Unis-Mexique est un accord de libre-échange qui sous-tend le partenariat économique essentiel entre nos trois économies nord-américaines. L’ACEUM est entré en vigueur en mars 2020, remplaçant l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA). Il sera réexaminé en juillet, alors que les trois pays décideront s’ils prolongent l’ACEUM pour une nouvelle période de 16 ans. S’ils choisissent de ne pas le faire, un examen aura lieu chaque année jusqu’à l’expiration de l’Accord en 2036.
Cet examen était déjà dans notre ligne de mire en 2024 en raison de l’élection présidentielle américaine imminente et du consensus bipartite croissant autour des politiques protectionnistes qui consistent à acheter des produits américains (Buy American) qui étaient, et sont toujours, en contradiction avec l’objectif de collaboration économique nord-américaine de l’ACEUM. À l’époque, nous avions lancé une campagne de sensibilisation concertée pour rappeler à la population américaine pourquoi une relation saine avec le Canada est importante pour leurs collectivités, leurs entreprises et l’économie de leur pays.Malheureusement, malgré ces efforts et ceux du gouvernement canadien, le président Trump a mis à exécution sa menace tarifaire, créant ainsi un environnement commercial et économique très incertain pour les trois pays signataires de l’ACEUM.

Pourquoi l’ACEUM est-il important?
Grâce à l’ACEUM, le Canada, les États-Unis et le Mexique entretiennent l’une des plus importantes relations commerciales au monde, représentant ensemble près du tiers du produit intérieur brut (PIB) mondial.On craint que les États-Unis cherchent à apporter des modifications à l’ACEUM qui nuisent aux intérêts du Canada et des entreprises canadiennes, voire qu’ils se retirent complètement de l’Accord.
Les entreprises de tout le Canada comptent sur l’environnement commercial stable et prévisible créé par l’ACEUM. L’année dernière, l’utilisation de l’ACEUM par les entreprises a atteint son plus haut niveau en 20 ans. La part des exportations de biens vers les États-Unis bénéficiant des préférences tarifaires de l’ALENA/ACEUM a bondi à 53 % en 2025, contre environ 37 % en 2024. L’ACEUM a protégé le Canada contre certaines des pires répercussions économiques potentielles des tarifs douaniers américains.

Qu’attendons-nous du « nouvel » ACEUM?
Il est compréhensible que de nombreuses personnes au Canada se méfient de l’examen à venir, compte tenu du comportement passé des États-Unis en matière de tarifs douaniers et de changements imprévisibles en matière de politiques, et qu’elles se méfient d’un processus qui pourrait perturber une situation commerciale déjà fragile. Malgré ces préoccupations légitimes, le Canada a l’occasion non seulement de protéger son accès au marché américain, mais aussi de contribuer à l’élaboration d’un cadre commercial continental à l’épreuve du temps qui comprend le commerce numérique, la cohérence réglementaire et l’intégration des chaînes d’approvisionnement.
Pour garantir que l’examen de l’ACEUM en 2026 soit couronné de succès et bénéfique pour les trois pays participants, nous sommes d’avis qu’il devrait porter sur les priorités stratégiques suivantes :

Garantir la continuité de l’Accord et de ses dispositions clés existantes. Un examen conflictuel de l’ACEUM nuirait aux entreprises qui dépendent de la stabilité et de la prévisibilité des relations commerciales trilatérales rendues possibles par l’Accord.
Les trois pays doivent éviter de transformer l’examen en une renégociation qui modifierait de façon importante les dispositions de l’Accord. Toute modification devrait être complémentaire et transparente, et viser à actualiser et à moderniser l’Accord, tout en évitant les répercussions négatives sur les entreprises ou les secteurs dans l’une ou l’autre des trois économies. En outre, il est essentiel de préserver le caractère trilatéral de l’Accord. Les entreprises tirent un avantage considérable des règles commerciales qui s’appliquent à l’ensemble des économies nord-américaines.

Mettre en œuvre des mesures ciblées pour renforcer l’Accord et améliorer la sécurité économique nord-américaine. Cet examen est l’occasion de tirer parti des succès de l’Accord, de relever les défis géopolitiques communs, de renforcer le caractère concurrentiel nord-américain et d’accéder au potentiel inexploité des relations économiques nord-américaines.
Nos recommandations :
- Assurer l’harmonisation de la réglementation nord-américaine.
- Accroître le développement et la mobilité de la main-d’œuvre.
- Mettre en place un programme solide en matière de compétitivité pour les secteurs de l’automobile, de l’aérospatiale et de la défense, des minéraux critiques, de l’énergie, des sciences de la vie, de la fabrication de pointe et des services financiers.
- Moderniser les exigences relatives aux règles d’origine et les processus qui entravent actuellement l’administration douanière et la facilitation des échanges commerciaux.
- Développer la coordination nord-américaine en matière de commerce et de risques pour la sécurité posés par les économies non marchandes.

Renforcer l’intégration économique nord-américaine en réduisant ou en éliminant les tarifs douaniers. Les tarifs douaniers en Amérique du Nord perturbent les chaînes d’approvisionnement intégrées, augmentent les coûts pour les consommateurs et affaiblissent notre compétitivité mondiale.
Nos recommandations :
- Supprimer les tarifs douaniers récemment imposés au titre de l’article 232 contre le Canada et le Mexique.
- Élargir le traitement tarifaire préférentiel pour les marchandises conformes à l’ACEUM.
- Introduire un mécanisme de réponse rapide dans le cadre de l’ACEUM pour l’escalade tarifaire.
Une bonne mise en œuvre de l’ACEUM offrirait à nos trois économies nord-américaines un environnement commercial plus prévisible et plus attrayant, dans lequel nous ne serions pas en concurrence les uns avec les autres, mais avec les forces économiques mondiales en évolution qui menacent les règles et les normes sur lesquelles reposent les économies stables.
Nous avons fait part de nos priorités au Bureau du représentant américain au Commerce, à Affaires mondiales Canada et au ministère de l’Économie du Mexique en 2025. Notre soumission complète est accessible ici.

Que se passera-t-il si l’ACEUM ne nous est pas favorable?
Le Canada dispose de tous les atouts nécessaires pour être prospère et résilient sur le plan économique : des ressources naturelles, une main-d’œuvre talentueuse et qualifiée, et un marché fondé sur des règles. Cependant, pour exploiter pleinement notre potentiel, nous devons d’abord relever les défis économiques sous-jacents :
- Baisse de compétitivité et d’attractivité en tant qu’endroit pour faire des affaires
- Faible productivité
- Impôts élevés et bureaucratie
- Baisse des investissements des entreprises
- Manque de motivation pour conserver la propriété intellectuelle plutôt que la vendre
- Dépendance excessive à l’égard de partenaires commerciaux individuels
Si nous agissons dès maintenant pour relever le principal défi, à savoir la compétitivité globale et l’attrait du Canada en tant qu’endroit pour faire des affaires, bon nombre des problèmes secondaires seront résolus par la même occasion. Ainsi, quoi qu’il advienne de l’ACEUM, nous pourrons dépasser les attentes économiques et assurer notre prospérité.
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Ce que nous avons entendu : l’événement parallèle ministériel du B7 sur l’industrie, le numérique et la technologie
Le 8 décembre dernier, des chefs d’entreprise, des représentants gouvernementaux et des partenaires internationaux du G7 se sont réunis à Montréal à l’occasion de la réunion ministérielle parallèle du B7 sur l’industrie, le numérique et la technologie, organisée par la Chambre de commerce du Canada en collaboration avec Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE).
Le 8 décembre dernier, des chefs d’entreprise, des représentants gouvernementaux et des partenaires internationaux du G7 se sont réunis à Montréal à l’occasion de la réunion ministérielle parallèle du B7 sur l’industrie, le numérique et la technologie, organisée par la Chambre de commerce du Canada en collaboration avec Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE). Cet événement s’appuie sur la dynamique du sommet du B7 de 2025 et du communiqué officiel du B7, et reflète les thèmes clés abordés lors de la réunion ministérielle du G7.


Catherine Fortin Lefaivre, première vice-présidente, Politique internationale et partenariats mondiaux, Chambre de commerce du Canada, a souhaité la bienvenue aux participants et a donné le ton collaboratif et positif de l’ordre du jour de l’après-midi, qui a débuté par un discours liminaire du ministre de l’Intelligence artificielle et de l’Innovation numérique, Evan Solomon.
Le ministre Solomon s’est retiré de la présidence de la réunion ministérielle du G7 pour rappeler aux participants du B7 que la technologie doit renforcer l’ouverture des marchés, et non les fragmenter, et que dans un monde de plus en plus divisé, le G7 incarne l’alignement. Il a reconnu que si l’IA est une technologie controversée qui bouleverse tous les secteurs de notre économie, elle est également un facteur déterminant de concurrence. La deuxième vague technologique, celle du quantique, approche à grands pas et ouvrira des marchés entièrement nouveaux, permettra des découvertes et définira ce qui se passera dans les mois et les années à venir. Mais l’adoption de technologies telles que l’IA et l’informatique quantique évolue à la vitesse de la confiance, c’est pourquoi le gouvernement fédéral tente de concevoir un système aussi agile que les technologies qu’il régit. Le ministre Solomon a promis que la prochaine phase de la stratégie canadienne en matière d’IA et de technologie quantique serait non seulement solide, mais aussi concurrentielle, favorisant la commercialisation et plaçant le Canada aux commandes.
Panel 1 : Promouvoir l’adoption de l’IA au sein du G7


Modératrice : Nicole Foster, responsable des politiques publiques AWS (Canada), Amazon
Intervenants : Max Fenkell, responsable mondial des politiques et des relations gouvernementales, adoption de l’IA; Nicole Isaac, vice-présidente, Politiques publiques mondiales, Cisco; Kate Purchase, directrice principale, Gouvernance internationale de l’IA, Microsoft; Jean-Simon Venne, cofondateur et directeur de la technologie, Brainbox.
Le panel a commencé par livrer un message fort aux participants : l’IA n’est pas seulement une possibilité, mais une nécessité. Ils ont souligné l’importance des infrastructures, car la connectivité est essentielle pour développer les capacités de calcul et garantir l’accès à ces technologies à un plus grand nombre de personnes.
Le panel a plaidé en faveur de la superposition de données précises sur des modèles à usage général afin de garantir un modèle qui connaît votre cas d’utilisation et peut fournir une expertise en la matière. Ils ont également abordé les principaux obstacles à la diffusion et à l’adoption : l’électricité/l’énergie, le manque d’infrastructures de connexion et la formation de la main-d’œuvre, ainsi que certains obstacles moins évidents, comme la langue. La question posée était la suivante : comment mettre davantage de langues en ligne afin d’accroître l’adoption? La création de piles technologiques plus spécialisées, plutôt que de modèles polyvalents, permettra de mieux « localiser » l’IA en tenant compte des nuances culturelles et linguistiques.
Panel 2 : Résilience de la chaîne d’approvisionnement

Modératrice : Yvonne Denz, présidente et cheffe de la direction, Chambre de commerce du Canada
Intervenants : Kevin Allison, fondateur et président, Minerva Technology Futures; Karen Mazurkewich, vice-présidente, Relations avec les parties prenantes et communications, Aéroport international Pearson de Toronto; Annika Schoch, vice-présidente, Services financiers et commerciaux, Roche.
Les participants ont donné des exemples illustrant comment ils utilisent l’IA pour garantir la fiabilité des chaînes d’approvisionnement. On a utilisé des capteurs IA pour enregistrer les arrivées et les départs des avions afin d’améliorer l’efficacité, et utilisé l’IA pour prévoir la demande et gérer de manière proactive les stocks pharmaceutiques. Les participants ont discuté des moyens d’encourager la communication de renseignements entre les entreprises dont les chaînes d’approvisionnement constituent un avantage concurrentiel.
Le panel a également abordé la question de l’influence croissante des politiques gouvernementales sur les chaînes d’approvisionnement, les changements apportés aux politiques d’un pays ayant des répercussions sur les chaînes d’approvisionnement d’un autre pays. Les participants ont été encouragés à réfléchir à leurs principales vulnérabilités en fonction de leur perception de l’évolution de l’environnement géopolitique.

Panel 3 : Tirer parti du code source ouvert pour atteindre la souveraineté en matière d’IA et la sécurité économique


Modératrice : Valeria Pisano, présidente-directrice générale, Mila
Intervenants : Kevin Chan, directeur principal, Stratégies de campagne de politique mondiale, Meta; Irene Solaiman, directrice des politiques, Hugging Face; Marc Surman, PDG, Mozilla.
Les intervenants, tous fervents défenseurs du code source ouvert d’IA, ont souligné leurs capacités à accélérer l’innovation, à démocratiser l’accès et à réduire le coût d’adoption. Bien que la souveraineté et le code source ouvert puissent sembler incompatibles, les intervenants ont fait valoir que le code source ouvert permet aux utilisateurs de s’approprier quelque chose qui a été créé, plutôt que de le « louer ». Les organisations ou les gouvernements peuvent adopter le code source ouvert et l’adapter à leur culture, notamment en l’intégrant dans les langues et dialectes locaux.
Et comme tous les pays ne peuvent pas créer de toutes pièces une économie dynamique fondée sur l’IA, le code source ouvert leur permet de rattraper leur retard presque immédiatement, car il est déjà développé et n’accuse généralement que quelques mois de retard par rapport aux modèles pionniers. Les participants à la table ronde ont qualifié cela de point de départ essentiel pour toute puissance moyenne et ont encouragé les gouvernements à mieux faire connaître les avantages du code source ouvert.
Panel 4 : Renforcer la coordination de la base industrielle de défense du G7


Modératrice : Joanne Lostracco, directrice générale (secteur de Washington), Approvisionnement de la défense, Services publics et Approvisionnement Canada
Intervenants : Johan Gott, directeur, Conseil aux entreprises, Eurasia Group; Martin Rivest, directeur, CortAIx; Rajeev Roy, directeur technique, D-TA Systems Group; Keith Webster, président, Conseil de la défense et de l’aérospatiale, Chambre de commerce des États-Unis.
Ce panel a abordé les défis liés aux marchés publics, soulignant le fossé persistant entre les producteurs et les utilisateurs finaux. Les participants ont appelé le gouvernement à faciliter le passage de la recherche et développement à la mise en œuvre. Un intervenant a souligné que la sécurité économique n’est possible que lorsqu’il y a sécurité nationale : les nations doivent dépenser de l’argent pour se procurer le matériel nécessaire à l’équipement de l’armée. Il s’agit là d’une condition préalable à la sécurité nationale, qui est elle-même nécessaire pour garantir la sécurité économique. Les intervenants ont reconnu que l’IA n’est pas seulement un complément, mais un pilier essentiel qui doit être déployé pour favoriser l’écosystème qui commencera à apporter l’innovation à nos forces armées.
Panel 5 : Approches résilientes pour la mise en place d’une infrastructure d’IA dans les pays du G7


Modérateur : Marc-Étienne Ouimette, fondateur, Cardinal Policy
Intervenants : Shannon Bell, vice-présidente exécutive, directrice numérique et directrice des systèmes d’information, OpenText; Chris Lehane, directeur des affaires internationales, OpenAI; Chris Mada, vice-président, Solutions numériques et produits clients, Telus; et Imran Shafi, OBE, vice-président senior, NScale.
Le dernier panel de la journée s’est concentré sur la souveraineté opérationnelle : qui détient le bouton d’arrêt d’urgence en cas de problème? Aussi, qu’est-ce qui doit rester souverain et ce qui peut continuer à fonctionner dans le domaine public. Les participants ont reconnu que la mise en place de centres de données de la taille et de l’échelle nécessaires pour les ensembles de données à usage général est extrêmement coûteuse; ils devraient créer des centres uniquement pour les données critiques, telles que les ensembles de données protégées qui doivent rester souveraines. Le panel a averti qu’il était dangereux d’investir massivement dans des infrastructures dont les pays n’ont pas besoin. Au lieu de cela, les gouvernements devraient contribuer à faciliter la demande et garantir l’accès aux ressources informatiques aux chercheurs qui souhaitent travailler dans le pays ou collaborer avec les entreprises locales afin de les inciter à le faire.
Les panélistes ont encouragé les participants à investir autant que possible à l’échelle locale afin d’avoir d’une main-d’œuvre solide et de leviers économiques puissants, mais sans investir de manière inconsidérée. Revenant sur un panel précédent, ils ont conseillé aux participants de trouver un modèle ou de partir d’un code source ouvert plutôt que de tout créer à partir de zéro.
Pleins feux sur la technologie

En plus des cinq panels et de leurs excellents intervenants et modérateurs, nous avons entendu Robbert Barcuh, vice-président senior des affaires publiques – Europe et relations multilatérales chez Universal Music Group, parler de l’utilisation de l’IA dans l’écosystème musical et de la manière dont l’art est protégé, tout en étant développé grâce aux technologies et aux outils les plus récents.
Nous avons également entendu Ivan Zhang, cofondateur de Cohere, lors d’une discussion informelle avec Valerie Pisano, au sujet des grands modèles linguistiques et de l’avenir du leadership mondial en matière d’IA. M. Zhang a déclaré que le Canada occupe une position privilégiée, car le pays dispose des capacités informatiques, des talents et des innovateurs nécessaires pour devenir un leader dans le domaine de l’IA. Il a toutefois souligné que nous devons mettre en place un écosystème plus complet pour convaincre les jeunes talents de faire carrière au Canada.

Clôture de l’événement



Pour conclure la soirée, notre présidente et cheffe de la direction, Candace Laing, a partagé quelques réflexions sur la journée et sur sa participation à la réunion ministérielle du G7 qui s’est tenue à proximité, avant de céder la parole à Jill Briggs, responsable des affaires publiques chez Meta. Le ministre Evan Solomon est ensuite revenu saluer les délégués lors de la réception de bienvenue du G7/B7 avant de céder la parole à la ministre de l’Industrie et ministre responsable pour le développement économique Canada pour les régions du Québec pour Innovation, Sciences et Développement économique Canada, Mélanie Joly. Nous sommes reconnaissants aux ministres d’avoir participé à cet événement.

Nous avons également eu l’honneur d’accueillir la mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, qui nous a fait l’honneur d’une visite surprise et spéciale au cours de la journée.
B7 de 2026
Cette réunion ministérielle marque la fin des fonctions officielles de la Chambre de commerce du Canada en tant que présidente du B7 de 2025. Nous sommes impatients de transmettre à nos collègues français le privilège et la responsabilité de représenter le B7 sur la scène internationale en 2026.
Retour sur notre année en tant que présidente du B7
Merci à nos commanditaires
Cet événement n’aurait pas été possible sans le soutien de nos commanditaires.

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Enjeux politiques : les trois principaux thèmes de 2025
Remontons le temps pour revisiter les sujets les plus populaires de l’année et voir comment les choses ont évolué depuis leur publication.

Merci de nous avoir suivis pendant une autre année d’Enjeux politiques, notre série mensuelle d’articles de blogue qui transforme les politiques publiques complexes en lectures informatives et intéressantes.
Bien que nous ayons abordé un large éventail de sujets en 2025, allant du B7 à l’approvisionnement fédéral en passant par le déficit de compétences au Canada, les thèmes phares de cette année ont été la sécurité énergétique, la souveraineté économique et le secteur agricole et agroalimentaire canadien.
Remontons le temps pour revisiter les sujets les plus populaires de l’année et voir comment les choses ont évolué depuis leur publication.
Comment faire croître le secteur canadien de l’agriculture et de l’agroalimentaire
Le secteur canadien de l’agriculture et de l’agroalimentaire, qui englobe l’agriculture primaire, la transformation et la distribution, ainsi que de nombreuses industries connexes, fournissait 1 emploi sur 9 au Canada, générait environ 7 % du PIB canadien et exportait près de 100 milliards de dollars de marchandises en 2023. Ces chiffres prouvent que le secteur de l’agriculture et de l’agroalimentaire est une pierre angulaire de l’économie canadienne et qu’il est extrêmement important pour la prospérité du pays. Et il a encore plus à offrir.
Publié en juillet

Dans le cadre des enjeux politiques sur l’agriculture et l’agroalimentaire , nous avons demandé au gouvernement de soutenir les agriculteurs, les producteurs et l’industrie canadiens pendant cette période de turbulences géopolitiques, et d’aider les agriculteurs et les producteurs canadiens à conquérir de nouveaux marchés.
Il semble que le gouvernement ait entendu : des ajustements aux programmes Agri-stabilité et Paiements anticipés apporteront un soulagement financier aux producteurs touchés par les perturbations commerciales. Nous sommes également ravis de constater que le budget 2025 prévoit des mesures visant à soutenir l’ouverture et la création de nouveaux marchés pour les produits agroalimentaires canadiens, notamment le financement du programme Agri-marketing et la modernisation des processus de l’Agence canadienne d’inspection des aliments. Cependant, nous continuons à demander instamment que des progrès plus rapides soient réalisés en matière de réduction du fardeau administratif et qu’une plus grande importance soit accordée au soutien à l’adoption des technologies et à l’innovation dans ce secteur.
Pourquoi la sécurité énergétique a toujours été importante et le sera toujours
L’énergie est si facilement accessible et fiable dans la plupart des régions du Canada que nous ne pensons pas toujours à sa provenance ni à ce que nous ferions sans elle. La nouvelle économie numérique a besoin de plus de puissance et d’énergie que jamais, et pour que notre prochaine génération puisse être concurrentielle et prospérer, nous devons renforcer nos capacités à l’échelle nationale.
Publié en février

Dans cette édition d’Enjeux politiques, nous avons soulevé la question de la réalisation de grands projets. Depuis février, date à laquelle cet article a été publié pour la première fois, le projet de loi C-5 a été adopté et le Bureau des grands projets a ouvert ses portes au cours de l’été. Tout en félicitant le gouvernement d’avoir envoyé les bons signaux, nous continuons à plaider en faveur d’un système équitable, cohérent et fiable pour tous les projets. Le véritable baromètre de la réussite sera le moment où nous n’aurons plus besoin d’un Bureau des grands projets pour guider les projets de construction nationale dans le labyrinthe des réglementations gouvernementales et de la bureaucratie.
Une mise à jour plus récente est le Protocole d’entente entre le Canada et l’Alberta, qui stipule : « Le Canada et l’Alberta, en étroite collaboration avec les peuples autochtones et l’industrie, doivent travailler en coopération, et dans le respect de leurs compétences respectives, afin de créer les conditions nécessaires à la mise en place d’infrastructures, notamment les oléoducs, les chemins de fer, les installations de production d’électricité, un réseau de transport d’électricité solide et intégré, les ports et autres moyens, qui permettront de dynamiser et d’accroître la production et le transport de ressources naturelles dans l’Ouest canadien. »
Pour que le Canada réalise son potentiel de superpuissance énergétique et fasse face aux changements géopolitiques croissants, une collaboration sans précédent est nécessaire entre le gouvernement fédéral et les provinces. Nous demandons depuis longtemps aux gouvernements provinciaux, territoriaux et fédéral de collaborer afin de bâtir un secteur énergétique responsable et prospère, d’attirer les investissements, de créer des emplois et de renforcer le caractère concurrentiel du Canada.
Pourquoi le moment est venu de jouer le tout pour la souveraineté économique du Canada
En réponse aux droits de douane imposés par les États-Unis et aux défis économiques auxquels fait face le Canada, nous avons lancé en février le plan visant à s’unir pour le Canada, qui propose de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour bâtir une économie canadienne plus forte et plus résiliente. Le plan était axé sur quatre domaines prioritaires : le commerce intérieur, les infrastructures, le fardeau administratif et la fiscalité.

Tenir la promesse du libre-échange intérieur
Des progrès encourageants ont été réalisés tout au long de l’année dans ce domaine prioritaire, mais nous sommes particulièrement satisfaits que les gouvernements provinciaux, territoriaux et fédéral aient signé l’Accord canadien de reconnaissance mutuelle en novembre. Cet accord permet le commerce de milliers de produits au-delà des frontières intérieures et constitue une avancée positive vers la libre circulation des marchandises, réduisant ainsi la fragmentation et les coûts pour les entreprises canadiennes. Nous attendons avec impatience la mise en œuvre et l’extension de cet accord à l’ensemble des marchandises.

Améliorer les infrastructures commerciales existantes
La réussite économique du Canada repose sur son statut de nation commerçante. Cependant, le transport de marchandises au Canada vers d’autres provinces/territoires et à l’international n’est pas efficace ni fiable depuis des années. Malheureusement, nous n’avons pas constaté beaucoup d’élan positif sur cette priorité. Bien que le budget fédéral prévoie la création du Fonds national des corridors commerciaux et du Fonds d’infrastructure pour l’Arctique, ces investissements doivent être suivis de mesures concrètes visant à réduire le fardeau administratif pour tous les projets d’infrastructure, et pas seulement ceux désignés par le Bureau des grands projets.

Réduire le fardeau administratif
Même si nous pensons que le budget fédéral a entendu l’appel des entreprises à se concentrer sur l’économie, il reste encore un besoin urgent de réduire le fardeau administratif. Selon le Laboratoire de données sur les entreprises de la Chambre de commerce du Canada, nous n’avons constaté une réduction du fardeau administratif qu’en période de crise, comme lors de la crise économique mondiale de 2008 et de la pandémie de COVID-19. Sinon, les réglementations gouvernementales n’ont cessé d’augmenter depuis 2006, en particulier au cours des cinq dernières années. Le Laboratoire de données sur les entreprises prévoit que le nombre total d’exigences réglementaires fédérales atteindra environ 348 700 en 2025, contre 320 900 en 2021, et qu’il faudra en moyenne neuf heures pour se conformer à chaque réglementation fédérale!
En juillet, le gouvernement a annoncé une révision du fardeau administratif. Les résultats des rapports sur 60 jours ont permis de cerner 500 réalisations récentes et mesures prospectives visant à réduire le fardeau administratif. Cela représente une occasion cruciale. En décembre, les secteurs privé et public se sont réunis lors du Sommet sur la réduction du fardeau administratif, organisé en partenariat avec le Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada. Notre objectif commun était de mettre en place une réglementation plus concurrentielle et plus favorable aux entreprises, et de trouver un moyen d’intégrer de manière permanente la réduction du fardeau administratif dans les activités de notre gouvernement, du Bureau des grands projets à Santé Canada et au-delà.
Publié en mars


Réduction des impôts
Le Canada n’a pas procédé à un examen complet de son système fiscal depuis la fin des années 1960. Beaucoup de choses ont changé depuis lors. En cette période d’incertitude, le gouvernement devrait faire tout son possible pour assurer la stabilité.
Les programmes et services sociaux auxquels les Canadiens accordent de l’importance dépendent des recettes publiques générées par le secteur privé. Pour vraiment améliorer ces programmes, le gouvernement doit aider le secteur privé à croître, sinon il continuera à taxer une base déjà épuisée.
Nous avons été heureux de voir que le gouvernement a annulé la hausse proposée de l’impôt sur les gains en capital et que le budget fédéral a supprimé la taxe sur les services numériques, source de discorde et irritant commercial notoire avec les États-Unis. Mais ce n’est qu’un début. Si les droits de douane sont aujourd’hui au centre des préoccupations, ce sont les changements structurels apportés aux régimes fiscaux et réglementaires américains qui constitueront un véritable défi pour la compétitivité à long terme du Canada.
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Ce que nous avons entendu : Libérer le potentiel économique de l’Arctique canadien
Alors que le monde entier tourne son regard vers le nord, la question n’est plus de savoir si l’Arctique façonnera l’avenir économique du Canada, mais comment.
L’Arctique canadien est bien plus qu’une région éloignée, il est un pilier essentiel de notre identité nationale, de notre souveraineté et de notre prospérité future. Alors que le monde entier tourne son regard vers le nord, la question n’est plus de savoir si l’Arctique façonnera l’avenir économique du Canada, mais comment.
Les 2 et 3 décembre, des dirigeants de haut niveau issus du monde des affaires, du gouvernement et des communautés autochtones se sont réunis à Ottawa à l’occasion du Sommet de l’Arctique, présenté par la Chambre de commerce du Canada et Arctic360, en collaboration avec Agnico Eagle et Fasken.
Le sommet a été l’occasion d’explorer comment passer d’une approche fragmentaire à une stratégie audacieuse, inclusive et coordonnée qui relie le Nord au reste du Canada et libère tout son potentiel économique. Grâce à un dialogue franc et à une collaboration intersectorielle, l’événement a mis en évidence le rôle essentiel des infrastructures physiques et sociales – ainsi que des partenariats solides entre les secteurs public, privé et autochtone – dans la création de communautés nordiques résilientes et prospères qui alimentent l’avenir économique du Canada.
Définition des enjeux : Comprendre la stratégie canadienne pour l’Arctique

Le sommet s’est ouvert par un discours liminaire de Natan Obed, président de l’Inuit Tapiriit Kanatami (ITK), qui a souligné que la plus grande force du Canada dans l’Arctique réside dans les Inuits eux-mêmes. Grâce aux traités inuits, à la gestion des terres et à une présence de longue date dans une grande partie du Nord, le Canada dispose d’une base pour exercer un leadership dans l’Arctique que peu d’autres nations peuvent revendiquer. Il a souligné que, dans un contexte où l’Arctique suscite un intérêt croissant à l’échelle mondiale en tant que région stratégique sur les plans militaire et économique, le Canada a aujourd’hui une occasion unique d’intégrer davantage l’Inuit Nunangat, la patrie des Inuits, dans le tissu national et de se rapprocher de l’idéal auquel il aspire.
Ces thèmes ont été repris lors d’une discussion informelle qui a suivi avec l’honorable David Akeeagok, leader du gouvernement et ministre de l’Éducation et du Collège de l’Arctique du Nunavut à la 7e Assemblée législative du Nunavut, animée par Sima Sahar Zerehi, PDG d’Arctic Opportunities Group. La conversation a permis d’établir une compréhension commune des occasions et des défis qui façonnent le paysage économique de l’Arctique canadien, tout en soulignant les priorités du nouveau premier ministre et du gouvernement du Nunavut, ce qui est particulièrement pertinent compte tenu du nombre important de députés nouvellement élus à l’Assemblée législative.


Appel à l’action : pourquoi notre économie canadienne a besoin de l’Arctique pour réussir

Notre présidente et chef de la direction, Candace Laing, et le ministre des Finances et du Revenu national, François-Philippe Champagne, ont donné le coup d’envoi de la deuxième journée avec une conversation animée tôt le matin, surnommée en plaisantant « Champagne au petit-déjeuner ».
Au cours de leur conversation, ils ont abordé le budget fédéral, que le ministre Champane a qualifié de « budget pour le Nord », le renforcement de la collaboration avec nos voisins nordiques et la position géopolitique et économique optimale du Canada au sein du G7. Le ministre a souligné la nécessité pour le Canada de se rappeler ses nombreux avantages – accès à trois océans, minéraux essentiels, énergie abondante, base industrielle, accès préférentiel au marché du G7 – et de saisir l’occasion qui s’offre à nous de les utiliser au profit de notre souveraineté et de notre sécurité.
Le ministre Champagne a également préconisé que le gouvernement et les entreprises élaborent un « argumentaire » que nous pourrions utiliser pour vendre au reste du Canada l’idée d’investir dans des objectifs ambitieux de croissance et de développement économique. Il est facile de trouver une raison d’investir, mais le plus difficile est de déterminer quoi et comment investir . La présentation doit inclure ce que nous voulons accomplir et comment nous allons y parvenir.
Plus forts ensemble : la collaboration entre les secteurs public et privé au service de la sécurité et de la prospérité du Nord
Ce panel, animé par Hannah Thibedeau, journaliste primée et responsable de la communication chez Global Public Affairs, s’est concentré sur la manière dont un leadership politique et industriel coordonné, associé à des infrastructures à double et multiple usage, peut faire progresser les objectifs économiques et de défense du Canada dans le Nord.


Conférenciers : le général Wayne Eyre (à la retraite), ancien chef d’état-major de la Défense; Harry Flaherty, président et chef de la direction, Qikiqtaaluk Corporation; Christiane Fox, greffière adjointe, Bureau du Conseil privé; et John Risley, fondateur, Arctic Economic Development Corp.
Partenariats avec les Inuits
Tout au long de la conversation, les intervenants ont souligné la nécessité pour tous les projets dans le Nord d’être dirigés, menés et détenus par les Inuits. La consultation communautaire est essentielle à la réalisation des projets : si vous expliquez l’objectif aux communautés, elles vous écouteront. S’ils sont d’accord avec vous, ils vous donneront leur bénédiction. Risley a ajouté qu’une fois que l’on comprend qu’il faut aller de l’avant dans le cadre d’un partenariat, on peut accomplir beaucoup de choses.
Champions du secteur privé
Les intervenants ont également discuté du fait que le secteur privé doit se faire son propre champion et rallier à sa cause toutes les différentes factions du gouvernement, car il n’existe actuellement aucun agent gouvernemental unique capable ou disposé à le faire.
Une partie des défis actuels auxquels sont confrontés les grands projets tient au fait que les ministères ont conçu des politiques, des réglementations et des programmes en fonction d’un certain type d’orientation et tentent désormais de modifier fondamentalement cette orientation. Fox a reconnu que les différents services fédéraux n’ont pas toujours communiqué entre eux, mais a réaffirmé la nécessité de mettre fin au cloisonnement et de réunir les bonnes personnes avec des délais clairs, et ce, de toute urgence.
Affirmer la souveraineté dans l’Arctique grâce au renforcement des communautés
Le deuxième panel de la journée, animé par notre chef des politiques publiques, Matthew Holmes, s’est penché sur les partenariats et sur la manière dont le Canada peut s’assurer que le développement de l’Arctique se fasse en partenariat avec les Inuits afin de garantir des retombées positives pour les communautés.


Conférenciers : P.J. Akeeagok, fondateur et président d’Arctic Strategies Inc. et ancien premier ministre du Nunavut; Sean Boyd, président d’Agnico Eagle Mines; Kilikvak Kabloona, PDG de NTI; Jimi Onalik, président de l’Agence canadienne de développement économique du Nord.
L’importance des communautés en bonne santé
La sécurité des Inuits est au premier plan de la sécurité dans l’Arctique. Dans ce panel, nos intervenants ont souligné la nécessité d’avoir des communautés inuites en bonne santé, en mettant en avant les défis et les crises, tels que l’insécurité alimentaire et l’éducation insuffisante. Sans s’attaquer d’abord aux problèmes fondamentaux de la communauté, les grands projets n’apporteront pas les avantages sociaux ou économiques ni la stabilité que souhaitent les Inuits.
Préparer la prochaine génération à réussir
Les intervenants ont également discuté de la nécessité de se tourner vers la ressource la plus précieuse du Nord : sa population, et en particulier les jeunes. Le Nunavut a connu un boom démographique et une génération de jeunes qui va bientôt entrer sur le marché du travail. Il est nécessaire d’investir massivement dans l’enseignement primaire, l’enseignement secondaire et la préparation des habitants du Nunavut aux possibilités futures. Nous rendrions un mauvais service aux jeunes si nous ne mettions pas en place ce système dès maintenant, afin de leur permettre de profiter des emplois les mieux rémunérés et des postes de direction.
Encourager l’avancement des projets
Les intervenants ont reconnu que nous sommes actuellement dans une phase de construction nationale. Sean Boyd a reconnu que beaucoup de choses ont changé au sein du gouvernement au cours des derniers mois, notamment une meilleure coordination (par exemple, réunir 20 personnes autour d’une table plutôt que d’organiser 20 réunions individuelles), et que les projets qui bénéficient d’un soutien clair de la part des communautés inuites sont ceux qui obtiennent plus rapidement les autorisations nécessaires.
Nos alliés de l’Arctique
Pour conclure la journée et le sommet, Jessica Shadian, PDG d’Arctic360, et Per Unheim, chef des affaires publiques et du commerce à l’ambassade d’Islande à Ottawa, ont examiné les meilleures pratiques et les possibilités de collaboration commune sur les questions économiques, commerciales et de défense dans l’Arctique lors d’une discussion informelle.
L’Islande occupe une position stratégique importante pour l’OTAN, servant de plaque tournante logistique pour de nombreux alliés. Bien que ce pays ne dispose pas d’armée nationale, il sert de base de ravitaillement et d’escale pour les sous-marins et les avions de chasse alliés.

Unheim a également évoqué l’industrie touristique islandaise et expliqué que le développement de ce type d’industrie dans le Nord prend du temps, souvent en raison du manque d’infrastructures de base. L’industrie touristique islandaise a connu des débuts difficiles, mais elle est aujourd’hui un secteur majeur, et le pays ne cesse d’apporter des améliorations pour garantir sa durabilité et sa sécurité. Le Canada, et en particulier les régions inuites, peuvent tirer des enseignements de la croissance touristique de l’Islande. Il faut d’abord se concentrer sur la mise en place d’infrastructures solides et résilientes, et les visiteurs suivront. Il est tout aussi important de veiller à ce que le développement touristique respecte l’environnement, honore la culture locale et apporte des avantages réels et durables aux communautés inuites et nordiques.
Perspectives d’avenir
Si l’on devait résumer en quelques phrases les nombreuses conclusions du sommet, ce serait que le Nord n’est pas un projet secondaire. Pendant des décennies, le Canada a pensé est-ouest, mais maintenant, nous devons penser nord. Les Inuits ont toujours été conscients des occasions offertes par la région, et aujourd’hui, avec les changements géopolitiques rapides, le reste du Canada commence également à s’en rendre compte. Mais la seule voie à suivre est celle d’un véritable partenariat qui commence dès le début. C’est l’occasion pour les Inuits de montrer au reste du pays comment les Autochtones, le gouvernement et les entreprises peuvent collaborer pour mener à bien des projets.
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Enjeux politiques : Comment améliorer l’accès des Canadiens aux traitements essentiels?
Les pays pairs ont montré qu’un accès plus rapide aux nouveaux médicaments était possible, ce qui signifie qu’il n’y a aucune raison de se contenter du statu quo au Canada.

Les problèmes concernant l’accès rapide aux soins médicaux au Canada sont bien connus. Les Canadiens attendent des heures dans les salles d’urgence ou pour une procédure médicale de routine. Il n’est donc pas étonnant que près de 3 Canadiens sur 10 considèrent les soins de santé comme l’une de leurs trois principales préoccupations.
Dans le budget 2025, le gouvernement fédéral s’est engagé à consacrer 5 milliards de dollars à l’infrastructure des soins de santé. Cet argent peut être utilisé pour construire de nouveaux hôpitaux, investir dans des équipements et former davantage de médecins. Il s’agit d’une évolution positive, mais il faut aller plus loin pour rétablir la confiance dans notre système médical. Dans un pays riche comme le nôtre, les Canadiens s’attendent à juste titre à un accès rapide à des soins de santé de qualité.

Le problème
Le délai d’accès aux dernières innovations médicales pour les patients bénéficiant d’un régime public d’assurance-médicaments est un domaine d’amélioration souvent négligé.
Parmi les pays du G7, les patients canadiens bénéficiant d’un régime public ont le temps d’attente moyen le plus long pour les nouveaux médicaments. Et c’est encore pire si l’on compare avec les moyennes des pays de l’OCDE. L’Allemagne donne accès aux nouveaux médicaments en moins d’un an (11 mois), alors que les Canadiens attendent quatre ans et quatre mois!
Ces temps d’attente astronomiques signifient que les Canadiens sont obligés de se contenter de médicaments de qualité inférieure, ce qui entraîne une prolongation de la maladie, une qualité de vie inférieure et des résultats moins bons. Tout cela alourdit la charge qui pèse sur nos systèmes de soins de santé.

Pourquoi l’accès aux nouveaux médicaments est-il si long au Canada?
Un nouveau médicament passe par cinq étapes avant d’être inscrit sur les listes des régimes publics. Chaque étape ajoute ses propres retards, s’interposant entre les patients et le meilleur traitement pour leur maladie.
Étape 1 : Tout nouveau médicament, qu’il soit destiné à un remboursement public ou privé, doit être soumis à Santé Canada pour un examen réglementaire initial visant à évaluer son efficacité et sa sécurité cliniques. Cela prend en moyenne un an, bien que les « médicaments prioritaires » (médicaments qui traitent des maladies graves et/ou répondent à un besoin non satisfait) fassent généralement l’objet d’une procédure accélérée de six mois. Une fois cette étape franchie, un médicament peut être inscrit sur les listes des régimes privés, mais pas sur celles des régimes publics.
Étape 2 : L’Agence des médicaments du Canada (AMC), un organisme indépendant financé conjointement par les gouvernements fédéral et provinciaux (à l’exception du Québec, qui a recourt à l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux [INESSS]), procède à une évaluation des technologies de la santé (ETS) afin d’évaluer le rapport coût-efficacité et l’efficacité comparée d’un médicament. L’Agence conseille ensuite les gouvernements provinciaux sur la possibilité d’inclure le médicament dans leurs régimes provinciaux et sur son prix. Les ETS devraient être achevées dans les 180 jours, mais seule une minorité d’entre elles le sont. En outre, des inquiétudes ont été exprimées quant au fait que l’AMC peut remettre en cause les décisions de Santé Canada, ce qui ne fait qu’aggraver les retards.
Étape 3 : L’Alliance pancanadienne pharmaceutique (APP), qui négocie les prix des médicaments pour les régimes provinciaux en utilisant leur pouvoir de négociation collective pour obtenir des prix plus bas, procède à un deuxième examen. À la suite d’une ETS réussie, l’APP dispose de 40 jours pour décider d’entamer ou non des négociations de prix. Cependant, en 2024, seulement 20 % des cas ont réellement atteint cet objectif.
Étape 4 : Les négociations sur les prix proprement dites commencent avec un objectif de 60 jours fixé par l’APP. Cette étape a connu une amélioration. En 2019, moins de 40 % des cas ont atteint l’objectif; cependant, en 2024, il a été atteint dans bien plus de 90 % des cas.
Étape 5 : Voici la source la plus importante de retard dans le parcours de remboursement d’un nouveau médicament. Une fois les négociations sur les prix conclues, le médicament devrait être ajouté aux régimes publics. Le problème est qu’il n’y a pas de délai précis pour que les gouvernements le fassent, et que les délais moyens varient considérablement d’une province à l’autre, allant de 44 jours seulement au Québec à 662 jours à l’Île-du-Prince-Édouard. La moyenne nationale est d’environ six mois.
Les gouvernements ne sont pas incités à inscrire de nouveaux médicaments sur la liste pour diverses raisons, notamment les pressions exercées pour minimiser les dépenses publiques. Curieusement, l’offre de nouveaux traitements permet de réaliser des économies dans d’autres segments du système de santé, grâce à des séjours hospitaliers plus courts, moins de visites aux urgences et moins de consultations de spécialistes, mais ces économies ne sont pas prises en compte dans les méthodes de comptabilité actuelles.
Le résultat de cette lourde procédure en cinq étapes est qu’il faut plus de deux ans, après l’approbation de Santé Canada, pour qu’un médicament lancé au Canada soit mis à la disposition des patients dans le cadre des régimes publics. Si les patients d’autres pays ne sont pas soumis à de tels délais, nous ne devrions pas les tolérer au Canada.

Que doit faire le gouvernement?
Avant la réunion d’été du Conseil de la fédération, nous avons envoyé au premier ministre et président du Conseil, Doug Ford, une lettre contenant cinq recommandations qui rendraient l’accès du Canada aux nouveaux médicamentsplus concurrentiel par rapport aux pays pairs :
- Collaborer à l’élaboration de modèles de remboursement qui permettent l’inscription automatique des nouveaux médicaments sur les listes des médicaments assurés des régimes publics à la suite d’une recommandation positive de l’AMC (INESSS). La différence entre le prix figurant au catalogue et le prix négocié par l’APP devrait être rajustée rétroactivement à l’issue des négociations portant sur le prix net.
- Fournir à Santé Canada les ressources nécessaires pour lui permettre de respecter ses délais d’examen des nouveaux médicaments, tout en suivant l’évolution des technologies, et mettre en œuvre des processus réglementaires plus efficaces, tels que les soumissions continues.
- Explorer de nouvelles possibilités de coopération réglementaire avec des pays homologues et renforcer l’efficacité et l’adoption par l’industrie de modèles internationaux de partage du travail réglementaire, tels que le Consortium Access et le Projet Orbis, en améliorant la transparence, en harmonisant les incitatifs et en instaurant la confiance grâce à une plus grande prévisibilité et à une valeur plus claire pour les promoteurs.
- S’appuyer sur les voies existantes pour que les nouveaux médicaments puissent être examinés simultanément par Santé Canada et l’Agence des médicaments du Canada (ou l’INESSS au Québec) et inciter l’industrie à les adopter davantage.
- Établir un cadre coordonné et des mécanismes de rapport transparents pour suivre l’ensemble du processus de remboursement des nouveaux médicaments au Canada, notamment la publication des délais entre l’approbation par Santé Canada et les ETS, les négociations avec l’APP et l’inscription sur les listes de médicaments provinciales.
Suite à la réunion du Conseil, l’amélioration de l’accès aux médicaments a été reconnue dans le communiqué comme une priorité pour les dirigeants provinciaux.

Nous ne pouvons plus attendre…
Accélérer l’accès aux meilleurs traitements pour les millions de Canadiens bénéficiant d’un régime public d’assurance-médicaments permettrait d’alléger considérablement la charge qui pèse sur nos systèmes médicaux en réduisant les visites aux urgences et les séjours à l’hôpital. Cela permettrait de libérer des ressources médicales pour tout le monde, en plus de réduire potentiellement les dépenses totales de soins de santé.
Enfin, l’amélioration des délais d’accès montrera que le Canada est déterminé à soutenir l’innovation médicale. De meilleurs délais d’accès pour les patients pourraient stimuler les investissements en R et D dans le secteur canadien des sciences de la vie, créant ainsi des emplois bien rémunérés et soutenant notre résilience économique.
Les pays pairs ont montré qu’un accès plus rapide aux nouveaux médicaments était possible, ce qui signifie qu’il n’y a aucune raison de se contenter du statu quo au Canada. Mais surtout, nous le devons aux Canadiens qui luttent pour accéder à des soins médicaux rapidement et qui attendent un nouveau médicament susceptible d’améliorer leur qualité de vie ou de guérir leur maladie.
Pour en savoir plus sur nos activités de défense des intérêts dans ce domaine, visitez le Conseil des sciences de la vie.
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Le moment de l’IA au Canada : accroître la productivité de manière responsable
Ce blogue a été rédigé par Deb Pimentel, présidente et directrice générale, Technologie, IBM Canada.
Ce blogue a été rédigé par Deb Pimentel, présidente et directrice générale, Technologie, IBM Canada.
Imaginez qu’une banque lance une nouvelle plateforme numérique sans contrôles de sécurité. Les clients pourraient bénéficier d’un service plus rapide, mais au détriment de la confiance et de la conformité. Le même principe s’applique à l’IA générative. Celle-ci promet efficacité et innovation, mais sans une adoption responsable, les risques peuvent dépasser les avantages. Tout comme la confiance est fondamentale dans le secteur bancaire, elle doit être au cœur de l’adoption de l’IA générative, surtout si nous cherchons à atteindre de nouveaux niveaux de productivité.
Pour les entreprises canadiennes, cette technologie est une occasion rare de relever l’un de nos défis les plus persistants : la productivité. À mesure que l’adoption s’accélère, la question n’est pas de savoir si nous utilisons l’IA, mais comment nous l’utilisons de manière responsable, en veillant à ce que la gouvernance et la confiance avancent au même rythme que l’innovation.
Selon le Conference Board du Canada, l’intégration de l’IA dans tous les secteurs pourrait accroître la productivité du travail de 17,1 % et générer jusqu’à 185 milliards de dollars de valeur économique au cours des deux prochaines décennies. Il s’agit là d’une opportunité de transformation, à condition que nous déployions l’IA avec prudence et prévoyance.
La réalisation de ce potentiel dépend de la manière dont l’IA est utilisée aujourd’hui dans les milieux de travail canadiens. Une récente étude d’IBM Canada montre que 79 % des employés de bureau canadiens utilisent des outils d’IA au travail, mais que seulement 25 % d’entre eux ont recours à des solutions de niveau entreprise. Les autres utilisent une combinaison d’outils personnels et d’outils de l’employeur (33 %) ou exclusivement des applications personnelles (21 %). Cette utilisation croissante d’outils d’IA sans approbation ni supervision officielles, connue sous le nom d’IA fantôme, présente de sérieux risques, notamment des fuites de données, des violations de la conformité et une perte de contrôle sur les informations sensibles. En effet, le rapport d’IBM 2025 sur le coût d’une atteinte à la sécurité des données a révélé que l’IA fantôme avait ajouté près de 308 000 dollars canadiens par violation au cours de l’année dernière.
Bien que la plupart des employés de bureau affirment que l’IA stimule la productivité, les outils non autorisés peuvent compromettre la sécurité et la confiance.
Dans divers secteurs d’activité, les organisations canadiennes démontrent ce à quoi ressemble une adoption responsable de l’IA. Dans le secteur des services financiers, des assistants virtuels alimentés par l’IA traitent chaque année des millions de demandes de clients tout en maintenant des contrôles de conformité stricts. Dans le secteur des télécommunications, les outils de test basés sur l’IA ont réduit les cycles d’assurance de la qualité de plusieurs heures à quelques minutes. Dans le secteur du commerce de détail, les assistants IA renforcent l’interaction avec les consommateurs et libèrent le personnel pour des tâches à plus forte valeur ajoutée, le tout dans des cadres de gouvernance robustes.
IBM fait office de « client zéro », une initiative stratégique visant à adopter ses propres technologies et solutions d’IA pour sa transformation interne, avant de les déployer auprès de ses clients. Par exemple, l’assistant numérique AskHR d’IBM a traité plus de 10 millions d’interactions, automatisé 765 000 tâches et résolu 94 % des demandes liées aux ressources humaines, tout en réduisant les coûts opérationnels et en créant de nouveaux rôles. Ce modèle démontre à la fois le potentiel de l’IA pour augmenter la productivité et le rôle de la gouvernance pour assurer une utilisation sécuritaire et responsable de cette technologie.
Ces exemples montrent que l’IA peut avoir un impact mesurable lorsqu’elle est associée à une gouvernance solide.
Pour réussir, des pratiques responsables en matière d’IA doivent être intégrées dès le départ.
- Transparence et explicabilité : Communiquer clairement comment les systèmes d’IA prennent leurs décisions et quelles données ils utilisent.
- Atténuation des biais et gouvernance des données : Former les modèles d’IA à partir de données propres et représentatives et les vérifier régulièrement pour en assurer l’équité.
- Mesures de sécurité et de protection des renseignements personnels : Protéger les données des consommateurs et des entreprises en tout temps.
Pour les petites et moyennes entreprises, qui représentent la majorité des entreprises canadiennes, l’adoption de l’IA ne doit pas forcément être un défi insurmontable. Commencer modestement, par exemple en automatisant un seul processus ou en utilisant des services d’IA infonuagiques sécurisés, peut offrir des gains rapides tout en intégrant une gouvernance solide dès le départ.
Un autre domaine essentiel est la préparation de la main-d’œuvre. L’IA ne vise pas à remplacer le talent humain, mais à le renforcer. En dotant leurs employés de compétences en matière d’IA et de prise de décision responsable, les entreprises canadiennes seront en mesure d’attirer et de retenir les meilleurs talents.
L’IA générative est un outil puissant, mais seulement si elle est déployée de manière responsable. Le Canada a la possibilité de bâtir une économie alimentée par l’IA qui soit productive, inclusive et fiable. L’avenir est là. Façonnons-le ensemble.
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Enjeux politiques : combler l’écart croissant de compétences au Canada devrait être une priorité économique
La plupart des entreprises appartenant à des immigrants sont de microentreprises employant moins de 10 personnes, mais collectivement, elles soutiennent des centaines de milliers d’emplois et génèrent des milliards de dollars en revenus.

Le Canada est confronté à un problème d’écart de compétences, et ce problème est de taille. Il existe en effet un écart important entre les compétences dont nous avons besoin pour l’économie et celles qui sont actuellement disponibles sur le marché du travail.
Pour fonctionner à plein régime et offrir une meilleure qualité de vie à tous les Canadiens, notre économie doit pourvoir des dizaines de milliers de postes essentiels dans les domaines de l’ingénierie, des professions techniques (technologues médicaux, professions dentaires), des biens hautement spécialisés (mécaniciens, électriciens) et d’autres services hautement spécialisés (infirmières, enseignants, professionnels des services sociaux et thérapeutes). La pénurie de main-d’œuvre dans ces « grappes », telles que classées par Le Conference Board du Canada (en anglais) dans un récent rapport, nous coûte cher : déjà environ 2,6 milliards de dollars cette année!
Pour mettre cela en perspective, cette somme de 2,6 milliards de dollars correspond à peu près au budget annuel de l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC), ce qui signifie que nous aurions pu financer l’ASFC pendant une année entière avec la valeur perdue du fait de l’écart de compétences.
Comment cet écart de compétences est-il apparu?
L’écart de compétences est un problème complexe auquel contribuent de nombreux facteurs :

Déclin démographique
La population canadienne vieillit : près d’un Canadien sur cinq a plus de 65 ans. En même temps, l’année dernière, notre taux de fécondité a atteint un niveau historiquement bas de 1,25 enfant par femme, bien en dessous du taux minimum de 2,1 enfants par femme nécessaire pour maintenir une population stable grâce aux seules naissances (en anglais). L’immigration est la seule raison pour laquelle nous avons connu une croissance démographique au cours des dix dernières années.
En termes simples, nous manquons de Canadiens.

Immigration
Pour des milliers d’entreprises du pays, la question de l’immigration ne soulève aucun débat, c’est plutôt une nécessité. Mais en 2024, RBC a publié un rapport soulignant le décalage entre les professions et les compétences privilégiées dans le processus de sélection des immigrants et les réalités du marché du travail. Bon nombre des compétences et des diplômes que les nouveaux arrivants apportent au Canada ne correspondent pas nécessairement à ce dont nous avons besoin pour combler convenablement l’écart de compétences. Cette réalité s’explique en partie par le fait que le système d’immigration a traditionnellement accordé la priorité aux diplômes universitaires par rapport aux autres diplômes, les diplômes collégiaux et les certificats professionnels étant sous-représentés (en anglais) — alors que seulement 12 % des immigrants possèdent un diplôme collégial et seulement 4 % un certificat professionnel — tandis que les deux tiers des 80 % de postes vacants qui exigent une formation postsecondaire officielle nécessitent des titres de compétences non universitaires.

Reconnaissance des diplômes
De surcroît, lorsque les nouveaux arrivants au Canada possèdent bel et bien les compétences dont l’économie a besoin, ils sont souvent empêchés de les mettre en pratique du fait que leurs diplômes, leur formation ou leurs licences ne sont pas rapidement reconnus. Ils sont alors contraints de trouver d’autres emplois qui ne correspondent pas à leur domaine ou de retourner à l’école, ce qui retarde leur intégration effective sur le marché du travail.

Éducation
Le Canada possède l’une des populations les plus instruites au monde. S’il s’agit indéniablement d’une source de fierté, les diplômes obtenus par les étudiants ne correspondent pas nécessairement aux domaines les plus en demande.
Étudiants internationaux
Les données d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (en anglais) montrent qu’entre 2018 et 2023, près de 800 000 permis d’études ont été délivrés à des étudiants internationaux inscrits dans des programmes liés aux affaires (un secteur à faible demande), contre moins de 32 000 permis délivrés pour des programmes liés aux soins de santé et 36 000 permis pour des programmes visant les métiers — deux secteurs à forte demande qui figurent dans les grappes de Le Conference Board du Canada.

Technologie
L’émergence rapide de l’IA a transformé le marché du travail. Il existe un besoin croissant de travailleurs possédant des compétences dans les domaines de l’intelligence artificielle, de la robotique, de l’informatique quantique et de la cybersécurité.
Cela implique que les diplômés possèdent les compétences nécessaires pour travailler efficacement avec les nouvelles technologies. Cependant, selon un rapport de RBC de 2025 (en anglais), il existe un écart croissant sur le plan des compétences techniques des diplômés en matière d’IA, de cybersécurité et de traitement des mégadonnées.

Géographie
L’écart de compétences n’est pas le même partout dans notre vaste pays, et chaque province et chaque ville a des besoins et des lacunes différents. Comme le dit Le Conference Board du Canada, « aucune région du Canada ne dispose d’un surplus de travailleurs qualifiés suffisant pour compenser les pénuries ailleurs »
Comment combler l’écart de compétences?
Pour intervenir à l’égard de tout problème comportant de multiples facettes, il convient d’adopter une approche à volets multiples en plus de mobiliser les efforts et les connaissances concertés de toutes les parties prenantes : les entreprises, les établissements d’enseignement et tous les ordres de gouvernement.

Talents nationaux
Nous devons percevoir la réussite des étudiants et l’engagement des employeurs comme mutuellement interdépendants. Les entreprises, les chambres de commerce et les administrations locales comprennent les besoins urgents en main-d’œuvre de leurs communautés. Les collèges et les instituts jouent un rôle essentiel dans la formation des talents. Une partie importante de notre prospérité économique collective repose sur l’amélioration de la connectivité et de la collaboration entre les établissements d’enseignement supérieur et les entreprises, l’offre et la demande.
Même si nous réfléchissons à la meilleure façon de préparer les jeunes à réussir après l’obtention de leur diplôme, nous ne pouvons pas non plus surestimer l’importance de l’apprentissage tout au long de la vie et de la nécessité de veiller à ce que les Canadiens, quel que soit leur âge, aient accès aux possibilités d’apprentissage dont ils ont besoin pour demeurer concurrentiels sur le marché du travail. Les collèges et les instituts jouent un rôle crucial dans le perfectionnement et la reconversion des travailleurs afin qu’ils puissent s’adapter à l’évolution des besoins des entreprises de même qu’aux technologies émergentes et existantes.

Talents internationaux
À l’heure actuelle, il n’existe pas d’approche nationale unifiée pour attirer, développer et retenir les talents internationaux qui tienne compte des besoins sectoriels particuliers du Canada ainsi que des besoins régionaux spécifiques.
Cela nécessite une collaboration accrue entre tous les ordres de gouvernement, notamment en ce qui concerne la sélection des immigrants par le gouvernement fédéral et les provinces/territoires. Nous avons besoin d’un système qui respecte les contraintes de la communauté, les besoins des employeurs et les droits des employés. Et cela n’est envisageable que si l’immigration temporaire et permanente s’inscrit dans le cadre de notre économie et si les provinces participent de manière significative au processus décisionnel.

Une stratégie nationale en matière de main-d’œuvre
Les administrations municipales, provinciales/territoriales et fédérales, les entreprises et les établissements d’enseignement doivent travailler de concert pour remédier aux pénuries de compétences actuelles et aux déficits de compétences futurs. Ce n’est que par un dialogue et une collaboration accrus entre toutes les parties prenantes que nous parviendrons à implanter une approche unifiée en matière de talents, fondée sur les besoins régionaux et sectoriels.
Pour en apprendre plus sur le travail de la Chambre de commerce du Canada dans ce domaine, veuillez vous référer au nouveau Conseil de l’immigration et au Comité national sur les stratégies de main-d’œuvre.
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Célébrons les liens, la collaboration et un siècle d’influence
Notre AGA et congrès 2025 ont réuni des dirigeant·e·s de chambres de commerce de partout au pays pour deux journées...
Notre AGA et congrès 2025 ont réuni des dirigeant·e·s de chambres de commerce de partout au pays pour deux journées bien remplies d’échanges, de collaboration et de célébrations. Le Réseau des chambres de commerce du Canada a également établi le programme politique pour l’année à venir en votant sur les priorités clés lors des débats sur les résolutions politiques qui façonneront notre travail de défense des intérêts. Découvrez nos principales conclusions !
Discours liminaire de la ministre Mélanie Joly

L’honorable Mélanie Joly s’est adressée à nos membres au sujet des enjeux les plus pressants auxquels font face les Canadiens aujourd’hui, qu’il s’agisse des tarifs douaniers, des chaînes d’approvisionnement, du développement de la main-d’œuvre ou de l’innovation. Ses remarques ont donné le ton à une discussion tournée vers l’avenir sur la manière dont le Canada peut demeurer compétitif et jouer un rôle de premier plan dans un monde en évolution rapide.
À la fin de sa présentation, elle a également pris le temps de rencontrer individuellement les membres de notre réseau de chambres de commerce afin d’entendre directement les Canadiens sur les sujets qu’ils souhaitent qu’elle aborde à Ottawa.
Analyse de David Coletto sur la mentalité de précarité

David Coletto, chef de la direction d’Abacus Data, a examiné comment rassurer les consommateurs et les entreprises canadiennes dans un contexte d’incertitude croissante. Il a exhorté les participants à établir un lien entre ce qui est bon pour le Canada et ce que les Canadiens perçoivent comme étant bon pour eux, nous rappelant que, pour contrer une perception, il faut d’abord la transformer.
L’économie canadienne expliquée en direct !

Animée par Marwa Abdou, directrice principale de la recherche au sein de notre Laboratoire de données sur les entreprises (LDE), cette session de podcast en direct a exploré la manière dont les données et la collaboration peuvent stimuler l’innovation dans tous les secteurs. La panéliste Carla Wood a rappelé que l’innovation doit être au cœur de toutes nos activités et qu’elle naît de la collision entre différents domaines. Grâce à son leadership dans l’orientation des connaissances fondées sur des preuves, Marwa continue d’aider les chambres de commerce et les décideurs politiques à transformer les données en actions.
Résolutions politiques : définir nos priorités pour 2026
Les délégués de l’ensemble du réseau de chambres de commerce ont pris part à des débats approfondis et ont voté sur des résolutions politiques clés qui définiront nos priorités en matière de défense des intérêts pour l’année à venir. Ces discussions se poursuivent afin de s’assurer que la voix collective des entreprises contribue à susciter des changements politiques significatifs, renforçant ainsi la compétitivité du Canada.
S’unir pour relever les grands défis sociaux de notre époque

Les communautés fortes naissent de partenariats significatifs. Ce panel a partagé des stratégies concrètes pour relever les défis socio-économiques — de l’insécurité du logement à la santé mentale et à la toxicomanie — grâce à une collaboration innovante. Nous étions fiers d’accueillir Karen Cumberland, vice-présidente, Initiatives stratégiques et sensibilisation communautaire, Centre canadien sur les dépendances et l’usage de substances ; Amber Mack, directrice de l’exploitation, Chambre de commerce du district de Red Deer ; et Robyn M. Saccon, vice-présidente, Mississauga Board of Trade et vice-présidente, Affaires publiques, BD.
Célébrer le leadership et l’influence
Nous avons souligné les contributions exceptionnelles à l’échelle du réseau grâce aux Prix de la croissance inclusive et aux Prix Champions du Réseau des chambres Perrin Beatty, qui rendent hommage aux chambres et aux organisations apportant des changements significatifs dans les communautés partout au Canada. Félicitations aux lauréats de cette année !




Un siècle au service des entreprises canadiennes
Nous avons clôturé l’événement par notre célébration du 100ᵉ anniversaire, marquant un siècle de leadership, d’influence et de défense des intérêts des entreprises canadiennes. Vêtus de leurs plus beaux atours des « années folles », les membres du Réseau des chambres de commerce du Canada ont accueilli certains de nos membres fondateurs dans la salle de bal pour une soirée mémorable de célébration.
Merci à nos commanditaires et à nos membres Excellence !

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Ce que nous avons entendu : Des experts se prononcent sur l’avenir des données de santé au Canada
L’écosystème canadien des données de santé est à un tournant. Des dossiers papier aux portails numériques, nous transformons la façon dont les informations sur les patients circulent, ce qui permet d’accélérer les soins, de les rendre plus intégrés en plus de faire en sorte qu’ils soient encore plus axés sur le patient.
L’écosystème canadien des données de santé est à un tournant. Des dossiers papier aux portails numériques, nous transformons la façon dont les informations sur les patients circulent, ce qui permet d’accélérer les soins, de les rendre plus intégrés en plus de faire en sorte qu’ils soient encore plus axés sur le patient.
Dans le contexte des difficultés économiques sans précédent auxquelles le Canada est confronté, un système pancanadien de données de santé connecté offre également l’occasion d’améliorer notre résilience économique en réduisant les dépenses de santé, en rendant nos systèmes médicaux plus efficaces et en attirant des investissements dans notre secteur des sciences de la vie.
Le 18 septembre 2025, la Chambre de commerce du Canada a organisé son événement annuel intitulé « Soins connectés, politique coordonnée : Faire progresser l’avenir des données de santé au Canada », qui a réuni des chefs de file de l’industrie et des décideurs politiques de tout le pays afin qu’ils puissent partager leurs expériences, leurs réussites, leurs défis et leurs stratégies en vue de la création d’un système véritablement connecté.
Nous avons eu le privilège d’accueillir des experts de renom :
- Taleeb Noormohamed, député de Vancouver Granville et secrétaire parlementaire du ministre de l’Intelligence artificielle
- Robyn Saccon, vice-présidente, Affaires publiques, BD Canada
- Blair Laufman, vice-président, Solutions de gestion des médicaments, BD Canada
- Purvi Desai, directrice des systèmes d’information, Mackenzie Health
- Jo Voisin, sous-ministre adjointe principale, Direction générale des politiques de santé, Santé Canada
- Abhinav Kalra, vice-président exécutif, Inforoute Santé du Canada
- Anderson Chuck, président et chef de la direction, Institut canadien d’information sur la santé
- Luk Arbukle, leader mondial de la pratique de l’IA, IQVIA
- Carlene Todd, vice-présidente, Accès, Roche Canada
- Michael Hillmer, sous-ministre adjoint, Stratégie numérique et analytique, Ontario
- Marc-Nicolas Kobrynsky, sous-ministre adjoint, ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec
- Quinn Mah, sous-ministre adjoint, Division des systèmes d’information sur la santé et responsable de l’information, Alberta Health
Voici ce que nous pouvons retenir de leurs réflexions et ce que nous pouvons dire des perspectives d’avenir de l’interopérabilité pancanadienne.
Un système pancanadien de données sur la santé comme projet d’édification de la nation

La mise en œuvre d’un système pancanadien de données sur la santé doit être perçue comme un projet d’édification de la nation, compte tenu des avantages économiques et sociaux importants qui en découleront et de la collaboration intergouvernementale nécessaire pour la mener à bien. De plus, les décideurs politiques doivent de plus en plus envisager les données comme constituant une ressource nationale. Du fait de la diversité de sa population, le Canada produit certaines des données de santé les plus précieuses qui peuvent être utilisées pour résoudre des problèmes médicaux urgents. Sans un système de données de santé connecté, nous ne sommes pas en mesure de tirer pleinement parti du potentiel social et économique de nos données de santé.
« Les données de santé sauvent des vies »

Lorsque les patients et les praticiens ne peuvent pas accéder facilement aux dossiers médicaux, la santé des patients est mise en péril. Un accès rapide à des informations médicales fiables peut être une question de vie ou de mort. Les informations médicales électroniques peuvent également servir à identifier les signes avant-coureurs de maladies graves et à les diagnostiquer avant qu’il ne soit trop tard. Les technologies médicales connectées peuvent également réduire les erreurs humaines dans la prestation des soins. Une meilleure exploitation des données de santé et l’intégration des technologies connectées peuvent, littéralement, sauver des vies, et cela devrait toujours sous-tendre et motiver nos efforts visant la modernisation de notre système de données de santé.
Le partenariat public-privé est essentiel

Pour garantir le succès de la mise en œuvre d’un système pancanadien de données de santé, les intervenants publics devront travailler en étroite collaboration avec le secteur privé et tirer parti de son expérience dans la gestion sécurisée de vastes quantités de données, ainsi que dans la transformation de ces informations en connaissances dûment exploitables. Lors de l’événement, la collaboration entre une société travaillant dans le domaine des sciences de la vie et le Service national de santé britannique, alors que l’intelligence artificielle fut déployée avec succès pour identifier les patients à risque d’accident vasculaire cérébral, a été citée comme un exemple fructueux de collaboration public-privé.
Une législation s’impose pour harmoniser les normes et renforcer la confiance

Tout système de santé numérique moderne repose sur une législation solide. Les experts ont expliqué en quoi les récentes mises à jour apportées en Alberta et au Québec démontrent que l’harmonisation des lois sur la protection de la vie privée avec les lois sur les renseignements médicaux réduit la confusion et protège les patients tout en permettant d’offrir de meilleurs soins.
Nous devons cependant œuvrer à l’harmonisation au niveau national. Le gouvernement fédéral a un rôle à jouer dans la mise à jour des lois sur la protection de la vie privée afin d’éviter que l’on ne se retrouve avec un ensemble disparate de lois contradictoires. Les lois fédérales devraient fixer des normes communes, simplifier les exigences en matière de consentement et garantir l’accès à des données anonymisées à des fins de recherche.
Ottawa peut également accélérer la mise en œuvre d’un système pancanadien en réintroduisant une législation visant à empêcher le blocage des données par les fournisseurs de technologies de la santé.
Veiller à ce que les investissements dans les infrastructures numériques des systèmes de santé favorisent l’interopérabilité

L’un des principaux défis consiste à veiller à ce que les systèmes cliniques puissent communiquer entre eux. Le système provincial Connect Care de l’Alberta remplace les dossiers papier, permettant aux médecins de planifier les transferts et de coordonner les soins de manière transparente. Le Québec regroupera les hôpitaux sous une seule et même plateforme numérique, simplifiant ainsi le partage des données, tandis que l’Ontario met l’accent sur la connexion de plusieurs systèmes hospitaliers et de soins primaires grâce à une approche de dossiers médicaux électroniques basée sur des normes.
Les gouvernements devraient veiller à ce que les investissements engagés envers les outils et les infrastructures numériques au sein de nos systèmes médicaux soient conformes à la vision d’un système de données de santé connecté. La non prise en compte de l’interopérabilité constituerait non seulement une occasion manquée, mais cela pourrait aussi créer involontairement de nouveaux obstacles à la mise en place d’un système connecté.
Impliquer les cliniciens et les prestataires

La technologie ne réussit que lorsqu’elle est adoptée par les utilisateurs. Il est essentiel de tenir compte des médecins et des autres prestataires de soins pour garantir que les systèmes répondent aux besoins cliniques. Le soutien, la formation et des propositions de valeur claires sont essentiels à l’adoption. Faire participer les citoyens aux discussions portant sur l’utilisation secondaire des données à des fins de recherche permet également d’instaurer la confiance et de révéler des avantages sociétaux.
Étendre le succès à toutes les provinces

L’innovation n’a d’incidence que si elle se répand. Les provinces peuvent apprendre les unes des autres et étendre les solutions qui ont fait leurs preuves, réduisant ainsi les dédoublements et accélérant les progrès. Des objectifs transparents, des stratégies communes et des incitations claires rendent l’interopérabilité non seulement possible, mais aussi réalisable. Le gouvernement fédéral peut favoriser l’harmonisation en finançant des initiatives d’interopérabilité, en établissant des normes communes codifiées dans la législation et en créant des cadres de responsabilité transparents.
Perspectives d’avenir
Les progrès réalisés dans plusieurs provinces canadiennes montrent que la transformation numérique de la santé est réalisable. Nous devons cependant tirer parti de cette réussite en évoluant vers un système véritablement national. Les systèmes de données intégrés, les portails destinés aux patients et les cadres d’interopérabilité sont plus que de simples mises à niveau techniques : ils incarnent une transition vers des soins connectés et axés sur la personne. En partageant les enseignements tirés, en adoptant des normes et en mettant l’accent sur les résultats pour les patients, le Canada s’oriente vers un écosystème de santé plus efficace, plus innovant et plus résilient.
Le succès est fonction de l’engagement : les outils ne fonctionnent que si les personnes en cause, c’est-à-dire les patients, les prestataires et les décideurs politiques les utilisent activement, guidés par la confiance et la transparence. Si le parcours menant à un écosystème de santé numérique pancanadien se poursuit, grâce à la collaboration, aux investissements et à une gouvernance réfléchie, son objectif est de plus en plus à portée de main.
Nous remercions nos commanditaires BD, IQVIA et Roche Canada qui ont contribué à rendre ces discussions possibles.
Merci à nos commanditaires

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