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Ottawa, 14 mars 2019 — Les changements climatiques sont un enjeu déterminant de notre époque, et les entreprises canadiennes sont prêtes à contribuer à les combattre. Selon un rapport publié aujourd’hui par la Chambre de commerce du Canada, les coûts prohibitifs que la politique climatique du Canada impose aux entreprises d’un bout à l’autre du pays fragilisent cette volonté.

Intitulé L’empilement méprisable des réglementations climatiques canadiennes : Une stratégie climatique couteuse que les entreprises canadiennes trouvent difficile à payer, le rapport de la Chambre de commerce met en lumière la superposition des coûts et des règlements liés au climat, qui sont presque exclusivement imputés aux propriétaires d’entreprises, notamment ceux des PME d’ici. Ils deviennent moins favorables à la politique climatique lorsqu’ils commencent à sentir les répercussions financières de la superposition des règlements fédéraux et provinciaux.

« Les changements climatiques sont réels et nous avons tous un rôle à jouer pour y remédier, mais, dans sa réponse au défi, le Canada ne peut pas se permettre de faire fuir les investisseurs, les créateurs d’emplois et les innovateurs qui contribuent à la prospérité du pays, ni les ressources qui alimenteront l’innovation nécessaire à la lutte contre les changements climatiques », a déclaré l’honorable Perrin Beatty, président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Canada. « Malheureusement, comme le montre notre rapport, la démarche du Canada consiste à superposer les coûts et les règlements, ce qui fait baisser la capacité des entreprises canadiennes à croître et à soutenir la concurrence dans un monde de plus en plus compétitif. »

Le rapport de la Chambre de commerce soutient qu’il est possible pour le Canada d’atteindre ses objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) sans nuire inutilement à l’économie ni faire grimper le coût de l’énergie jusqu’à ce qu’elle devienne inabordable.

« Nous pouvons atteindre les objectifs de réduction des émissions de GES du Canada sans éroder la compétitivité des entreprises canadiennes. Pour adopter cette orientation, les décideurs politiques doivent adhérer au principe du règlement unique pour chaque molécule de GES. Actuellement, nous sommes sur le point de nous heurter à un régime de réglementation de la pollution muni de mécanismes de tarification superposés que les entreprises trouveront rigides, trop normatifs et inutilement coûteux. Cette approche semble de plus en plus inefficace et risque de faire grimper le coût de l’énergie jusqu’à ce qu’elle devienne inabordable », déclare le Dr Aaron Henry, directeur, Politiques des ressources naturelles et de l’environnement, ainsi que l’auteur du rapport.

Le rapport décrit dans leurs grandes lignes quatre problèmes essentiels entraînés par les stratégies coûteuses et superposées de réduction des émissions que l’on propose actuellement :

  • Les méthodes inefficaces et trop rigides font croître le coût de la conformité pour les entreprises. Les décideurs devraient veiller à ce que les critères de conformité au système de tarification fondé sur le rendement soient aussi souples que possible.

  • Lorsque les mécanismes de tarification visant à réduire les émissions se superposent, ils peuvent faire augmenter le coût de cette réduction sans nécessairement entraîner de réductions supplémentaires. Le gouvernement fédéral doit adhérer au principe du règlement unique pour chaque molécule de gaz à effet de serre.

  • La politique climatique peut polariser l’électorat, et des stratégies de réduction coûteuses risquent de ne pas survivre à la formation d’un nouveau gouvernement. En adhérant à un principe de réduction des émissions de GES au plus bas coût possible, nous nous assurons que la politique climatique du Canada demeure prévisible d’un gouvernement à un autre.

  • Dans la chaîne de valeur des PME, les coûts augmenteront et pourraient même dépasser la réduction accordée actuellement à ces entreprises à même les recettes de la surtaxe sur le combustible carboné. Le gouvernement doit créer des mécanismes de soutien pour protéger les petites et moyennes entreprises contre les coûts plus élevés, surtout celles qui dépendent fortement du transport des marchandises.

 

Cliquez ici pour télécharger le rapport complet.

 

La Chambre de commerce du Canada est le lien essentiel entre les entreprises et le gouvernement du Canada. Elle contribue à déterminer les politiques de l’État et à influer sur les décisions au profit des entreprises, des collectivités et des familles du pays, forte d’un réseau de plus de 450 chambres de commerce, qui représentent 200 000 entreprises de toutes les tailles, de tous les secteurs de l’économie et de toutes les régions. Vous trouverez des nouvelles et d’autres informations à www.chamber.ca, ou suivez-nous sur Twitter @CdnChamberofCom.

 

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Personne-ressource :

Philippe Taylor
Directeur principal, Communications stratégiques et Affaires publiques
Chambre de commerce du Canada
613 238-4000, poste 2231
ptaylor@chamber.ca