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G7 leaders

OTTAWA, le 28 mai 2015 — La semaine dernière, des chefs d’entreprise et associations de gens d’affaires en provenance du Canada, des États-Unis, d’Europe et du Japon ont émis une déclaration commune invitant les dirigeants du G7 à s’attaquer aux grands défis d’envergure mondiale, notamment les changements climatiques et le commerce international.

« En période d’incertitude, il faut pouvoir compter sur ses amis. Les pays du G7 partagent des valeurs communes, dont la démocratie, les droits humains et la libéralisation des marchés. Lorsque les entreprises et les gouvernements travaillent de manière concertée, nous pouvons alors concevoir des solutions concrètes et les mettre en œuvre afin de contribuer à la résolution de certains des problèmes les plus pressants à l’échelle mondiale », a affirmé Monique Leroux, présidente et chef de la direction du Mouvement Desjardins, et chef de la délégation canadienne au Sommet du B7, qui s’est tenu à Berlin les 19 et 20 mai dernier.

À titre d’hôte du Sommet du G7, qui aura lieu le mois prochain à Schloss Elmau, en Allemagne, le gouvernement allemand avait demandé au B7 de lui faire part de ses observations relativement au projet d’ordre du jour du Sommet. Des chefs d’entreprise ont rencontré la chancelière Angela Merkel ainsi que les ministres allemands des Finances et des Affaires étrangères, et le président de la Bundestag.

Les représentants du B7 ont souligné l’importance de convenir d’objectifs ambitieux au cours de la Conférence des Nations Unies sur le climat qui doit avoir lieu cet automne à Paris, en plus de mesures à l’échelle nationale visant à accroître l’efficience en matière énergétique et l’utilisation des ressources.

« Le G7 doit être en première ligne sur le sentier menant à la conclusion d’un nouveau traité international sur les changements climatiques, de manière à rendre les règles du jeu plus équitables et assurer un plus grand degré de certitude aux innovateurs et aux investisseurs en ce qui a trait à l’environnement réglementaire envisagé pour l’avenir », a soutenu Mme Leroux.

Les entreprises canadiennes ont commencé à faire entendre davantage leur voix relativement aux enjeux liés aux changements climatiques. En outre, le chef de la direction de Suncor, Steve Williams, a récemment présenté publiquement un réquisitoire rigoureux pour un soutien de l’adoption de politiques publiques établissant un prix sur le carbone au Canada.

« Il nous faut dissiper ce mythe laissant entendre que les entreprises canadiennes ne se préoccupent pas de changement climatique. Le Canada est le producteur d’électricité le plus écologique de tous les pays du G7. Les entreprises pétrolières et gazières consacrent des efforts considérables à la réduction de leurs émissions. Nos entreprises sont plus que jamais prêtes à adhérer à des politiques qui les aideront à aller de l’avant », a indiqué Mme Leroux.

Bien que le B7 appuie l’évolution vers un avenir à faible intensité carbonique, il souligne néanmoins la nécessité pour les gouvernements de mettre en place des politiques habilitant une production pétrolière et gazière durable. Les mesures d’atténuation du changement climatique doivent également cibler la demande en tant que composante de l’équation.

Le commerce international figure aussi parmi les enjeux prioritaires du B7. Les entreprises y participant déplorent la hausse du protectionnisme et l’absence de progrès dans certaines négociations d’accords multilatéraux sur le commerce, ce qui amène la conclusion d’un nombre plus grand que jamais d’accords régionaux au sein des pays du G7.

Les entreprises canadiennes ont ainsi invité les autorités allemandes à appuyer la ratification de l’Accord économique et commercial global (AECG) conclu entre le Canada et l’Union européenne.

« Cet accord est un instrument bien conçu et équilibré, prévoyant des règles s’inspirant de décennies d’expérience et de leçons apprises en matière commerciale. Il est porteur de retombées considérables pour nos économies respectives et renforcera la relation transatlantique de ses partenaires. Une mise en œuvre diligente de l’Accord témoignerait de l’aptitude du G7 à assumer un rôle de premier plan relativement aux enjeux économiques qui importent le plus à nos pays et à nos populations », a affirmé Mme Leroux.

La Chambre de commerce du Canada est le représentant officiel du Canada auprès du B7 et également un porte-parole respecté dans d’autres forums internationaux, notamment le B20, la Chambre de commerce internationale et le Forum de coopération économique Asie-Pacifique.

« Je reste convaincue que les priorités dont il a été convenu dans le cadre du Sommet du B7 cette année sauront bien servir les entreprises canadiennes et seront étudiées avec attention par les dirigeants du G7 au cours de leur réunion le mois prochain », de conclure Mme Leroux.

En tant qu’association de gens d’affaires la plus importante et influente au pays, la Chambre de commerce du Canada assure la liaison entre les entreprises et le gouvernement fédéral. Elle contribue à la mise au point de politiques publiques et du processus décisionnel au profit des entreprises, des collectivités et des familles du Canada, et peut compter sur un réseau de plus de 450 chambres de commerce représentant 200 000 entreprises de toutes les tailles, actives dans tous les secteurs d’activité dans chaque région du pays. Suivez nous sur Twitter @CdnChamberofCom.

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Renseignements :

Guillaum Dubreuil
Directeur, affaires publiques et relations avec les médias
La Chambre de commerce du Canada
613 797.1860
gdubreuil@chamber.ca