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Ottawa, 5 février 2015 — Ou bien nous agissons de toute urgence pour améliorer notre compétitivité, ou bien l’emploi et la prospérité le paieront chèrement. Il y a trois ans, la Chambre de commerce du Canada lançait ses 10 principaux obstacles à la compétitivité. Avec le concours de son réseau de chambres de commerce, elle attire depuis l’attention sur les obstacles qui empêchent le Canada d’avancer et demande avec insistance à tous les ordres de gouvernement d’agir plus rapidement afin d’accroître la capacité de notre pays à soutenir la concurrence à l’échelle mondiale.

Aujourd’hui, la Chambre de commerce a présenté ses 10 principaux obstacles à la compétitivité pour 2015. Certaines des préoccupations sont nouvelles tandis que d’autres figurent sur la liste depuis le début.

« Depuis le lancement de cette initiative, nos travaux pour faire avancer notre programme de renforcement de la compétitivité sur un certain nombre de questions progressent de manière très satisfaisante. Toutefois, l’obstacle que nos membres désignent encore comme celui qui gêne le plus le succès des entreprises canadiennes est la pénurie de compétences », a dit Perrin Beatty, président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Canada. « Il reste beaucoup de travail à faire. Le gouvernement fédéral ainsi que plusieurs gouvernements provinciaux et administrations municipales considèrent que cet enjeu est le plus grand défi du pays. Nous devons travailler ensemble à obtenir des résultats concrets en 2015. »

L’élimination des 10 principaux obstacles à la compétitivité contribuera fortement à rétablir la compétitivité du Canada. La Chambre de commerce demande notamment à ses propres membres, aux gouvernements, aux enseignants et aux syndicats de s’attaquer à ces obstacles et de les surmonter. La suppression à toutes fins pratiques des 10 obstacles accentuera l’avantage concurrentiel du Canada et nous permettra de prospérer dans l’économie mondiale.

« Il n’est pas envisageable de supporter ces obstacles, ou blessures volontaires, comme on dit », en conclut M. Beatty. « Le défi en 2015 consistera à s’appuyer sur ces progrès et à commencer à réduire l’écart entre les entreprises canadiennes et nos concurrents étrangers. »

 

10 principaux obstacles à la compétitivité en 2015


Cloisonnement du perfectionnement des compétences
Le Canada ne produit pas assez de diplômés ayant les compétences dont son économie a besoin. Il existe des pénuries et l’on prévoit une demande élevée dans un large éventail de postes. En raison de restrictions importantes, le Programme des travailleurs étrangers temporaires ne constitue plus un moyen efficace de pallier les pénuries de main-d’œuvre à court terme. À moyen et à long terme, nos systèmes d’éducation et de formation joueront un rôle essentiel afin de nous entourer de gens avec les compétences appropriées. Compte tenu de la réalité démographique qui est sur le point d’atteindre notre marché du travail, nous devons accroître nos efforts de coordination entre d’un côté le monde des programmes d’études et de l’autre celui des employeurs. L’amélioration des liens entre l’éducation et l’emploi n’est pas l’unique responsabilité des enseignants et des gouvernements. Les employeurs sont directement concernés. Nous devons briser les cloisons.

Les entrepreneurs manquent de capitaux pour financer les sociétés dont la croissance est la plus rapide
L’accès aux capitaux est un des déterminants essentiels à la compétitivité, notamment pour les entreprises en démarrage et celles qui sont en train de commercialiser une innovation. Ces entreprises à croissance rapide dépendent souvent de cet élément vital qu’est le capital-risque pour passer d’une idée à la commercialisation. L’industrie canadienne du capital-risque est encore petite et ne fait toujours pas le poids, particulièrement lorsqu’on la compare à celle des États-Unis, beaucoup plus grande. En 2014, la Chambre de commerce s’est entretenue avec des douzaines d’entrepreneurs qui dirigent des entreprises à croissance rapide et affirment que l’obtention des capitaux pour passer à la prochaine étape représente un des obstacles les plus grands. En 2015, la Chambre de commerce interviendra en faveur d’un certain nombre d’initiatives visant à bonifier les mesures incitatives afin d’accroître les réserves de capitaux et d’attirer davantage d’investisseurs providentiels et de fonds étrangers au Canada.

Manque de clarté concernant les consultations avec les autochtones
Les gouvernements du Canada ont le devoir de consulter et d’accommoder les peuples autochtones lorsque des projets de développement pourraient facilement avoir une incidence sur leurs droits constitutionnels. Toutefois, les gouvernements se fient de plus en plus aux promoteurs pour assumer la responsabilité d’une grande partie des consultations et des accommodements des communautés. Ces derniers se retrouvent donc dans une situation où ils n’ont pas de directives claires sur l’importance de la consultation et des accommodements requis. Cette année, la Chambre de commerce étudiera des solutions de rechange au scénario actuel en vue de clarifier le processus de consultation visant les projets de développement, lequel semble se diriger en ce moment vers de longues contestations judiciaires qui permettraient d’établir une jurisprudence pour guider les promoteurs, les opposants et les gouvernements.

Obstacles au commerce intérieur
L’absence d’un marché intérieur unique au Canada représente pour son économie une faiblesse importante qu’il s’est lui-même imposée. L’économie nationale est fracturée par une série de barrières non tarifaires, particulièrement en ce qui concerne l’approvisionnement, l’énergie, l’agriculture et les transports, ainsi que la mobilité de la main-d’œuvre. Il faut que le gouvernement fédéral préconise l’application de sanctions plus efficaces aux provinces ou aux territoires qui, en pratiquant le protectionnisme, pénalisent d’autres Canadiens, tout en appuyant ceux qui optent pour le libre-échange intérieur.

Le système fiscal du Canada est trop complexe et coûteux
Le Canada se fie excessivement à l’impôt sur le revenu et les bénéfices plutôt qu’aux taxes à la consommation, qui sont plus faciles à percevoir et nuisent le moins à la croissance. Le code canadien des impôts est également trop complexe et impose d’importants coûts d’observation aux entreprises et aux consommateurs, pendant que les gouvernements dépensent des milliards de dollars chaque année à appliquer des lois fiscales contournées. Le Canada doit entreprendre un examen complet de son régime fiscal dans le but de réduire sa complexité et d’améliorer le mode de perception.

Les infrastructures d’exportation du Canada ne répondent pas à nos besoins
Les investissements publics dans les infrastructures n’ont pas suivi les besoins économiques du Canada. Maintenant, les investissements dont le pays a besoin dépassent de beaucoup les fonds publics disponibles. Pour rétablir les infrastructures canadiennes au niveau requis pour soutenir la prospérité, il faudra la mobilisation permanente de tous les ordres de gouvernement, la participation active de partenaires du secteur privé et une meilleure compréhension des occasions pour le Canada de devenir plus concurrentiel grâce à des infrastructures publiques plus modernes.

Le Canada n’est pas compétitif dans l’industrie mondiale du tourisme
Le Canada est passé du septième ou dix-huitième rang des destinations touristiques le plus importantes du monde. Aujourd’hui, il est trop souvent coûteux et compliqué de s’y rendre; les infrastructures sont vieillissantes et la promotion, inadéquate. Les industries canadiennes du voyage et du tourisme sont cruciales pour notre économie, et le gouvernement doit non seulement investir dans des initiatives nationales de promotion, mais aussi s’attaquer à son système inefficace d’octroi de visas, au coût très élevé du transport aérien au pays et à la superposition de ses règlements, de ses droits et de ses taxes.

Le taux d’innovation ne suffit pas pour aider le secteur manufacturier à se redresser
L’engagement ferme à l’égard de l’innovation est la meilleure façon pour les sociétés canadiennes d’affronter la concurrence et de faire des gains dans le secteur manufacturier. Il semble que ce soit un défi permanent puisque le rang du Canada, une composante essentielle de la compétitivité, pose problème. Le Forum économique mondial classe le Canada au 22e rang pour sa capacité d’innovation. Les fabricants canadiens devront investir avec plus de conviction dans les technologies qui viennent changer la donne. Toutefois, le cadre stratégique en matière d’innovation en place au Canada n’est pas suffisant pour surmonter un certain nombre d’obstacles du secteur. La Chambre de commerce du Canada étudiera des recommandations visant à combler le fossé entre le secteur et les institutions, à trouver un mécanisme pour soutenir la commercialisation de nouvelles technologies et à examiner des possibilités pour aider les entreprises à les adopter.

Les entreprises des territoires ne disposent pas des outils dont elles ont besoin
Le gouvernement fédéral a une décision cruciale à prendre concernant les territoires du Canada s’il veut exploiter au maximum leur potentiel économique. La décision consiste à déterminer si l’on fournit aux entreprises des territoires les outils dont elles ont besoin pour accroître leurs retombées économiques. Il en résulterait une plus grande indépendance financière des territoires et un Canada plus compétitif.

Le Canada rate des occasions présentées par le commerce extérieur
La prospérité du Canada dépend de l’accès aux consommateurs étrangers et de la participation aux chaînes d’approvisionnement mondiales. Face à un petit marché intérieur, l’exportation représente souvent le seul moyen de faire croître les ventes et de réaliser des économies d’échelle. En outre, l’approvisionnement et les investissements à l’étranger permettent aux sociétés d’exploiter des technologies, des ensembles de compétences et des avantages sur le plan des coûts uniques. Toutefois, les entreprises canadiennes ne se mondialisent pas aussi rapidement que leurs concurrentes. Afin de soutenir l’expansion des sociétés canadiennes à l’étranger, il faut que le gouvernement fédéral s’appuie sur les succès récents et prenne des mesures pour conclure la prochaine vague d’accords commerciaux de qualité supérieure et renforcer le circuit canadien de promotion des échanges et de la diplomatie économique.


La Chambre de commerce du Canada est le lien essentiel entre les entreprises et le gouvernement fédéral. Elle contribue à influer sur les politiques publiques et les décisions au profit des entreprises, des collectivités et des familles du Canada, forte d’un réseau de plus de 450 chambres de commerce qui représentent 200 000 entreprises de toutes les tailles, de tous les secteurs et de toutes les régions. Suivez-nous sur Twitter @CdnChamberofCom.

Consultez le document intitulé Les 10 principaux obstacles à la compétitivité.

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Personne-ressource :
Émilie S. Potvin
Vice-présidente, Affaires publiques et relations avec les intervenants
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