Main Menu
Page Menu

RECOMMANDATIONS DE LA COALITION B20 A L’ADDRESSE DES CHEFS D’ETAT ET DE GOUVERNEMENT

Paris, le 8 juillet 2014 – Dans un rapport paru ce jour, la Coalition B20 exhorte les leaders du G20 à prendre d’importantes mesures pour dynamiser le commerce mondial et accélérer la relance économique.

Le commerce international au service de la croissance : un nouveau système d’échanges commerciaux pour le XXIème siècle”, le premier rapport d’une série de recommandations élaborées par la Coalition B20 en 2014, dresse un état des lieux du commercial international et présente dix recommandations concrètes s’appuyant sur le contexte favorable généré par l’accord de Bali, conclu par l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) en 2013.

Perrin Beatty, Président de la Coalition B20, qui regroupe les principales organisations patronales indépendantes des économies du G20, a déclaré: “Le tournant décisif de Bali a insufflé une énergie nouvelle aux négociations commerciales. Les gouvernements doivent dès à présent profiter de l’occasion pour encourager la libéralisation des échanges, relancer le cycle de Doha et ainsi améliorer les vies de millions de personnes à travers le monde”.

Dans son rapport, la Coalition B20 exhorte les décideurs politiques à inaugurer une nouvelle ère en accroissant l’ouverture des marchés au commerce et aux investissements, en renforçant les échanges multilatéraux et en améliorant la cohérence entre les accords commerciaux préférentiels et l’OMC. La mise en œuvre rapide et sans équivoque par le G20 et ses autres signataires de l'accord de Bali sur la facilitation des échanges est une première étape essentielle dans cette voie.

Outre l’accent mis sur les nouveaux défis et opportunités en matière de commercial international – comme l’essor des chaînes de valeurs mondiales et celui du commerce des services – la Coalition juge préoccupante les barrières commerciales non tarifaires, également appelées “protectionnisme opaque”, qui ont proliférées à l’occasion de la crise économique récente.

Les investissements directs à l’étranger (IDE) font partie des opportunités de croissance que la Coalition considère comme bridées par des réglementations inefficaces. “Les IDE sont un moteur puissant pour les échanges et la croissance”, indique Perrin Beatty, “mais le manque d’accords multilatéraux et d’outils adéquats pour protéger les investisseurs empêche cet instrument de tenir pleinement ses promesses”.

Les principales recommandations proposées par la Coalition B20 sont les suivantes :

  • Les pays du G20 doivent impérativement réaffirmer leur accord de statu quo en matière de mesures protectionnistes et tenir leur engagement de façon plus ferme.

  • Les membres du G20 doivent mettre en oeuvre rapidement et dans son ensemble le système de facilitation des échanges de Bali. Cette mise en oeuvre ne devrait pas dépendre du bilan général du cycle de Bali.

  • Pour clore le cycle de Doha, les gouvernements du G20 doivent trouver une réponse équilibrée aux défis de l’agriculture, de l’accès aux marchés non agricoles (AMNA) et des services.

  • Les gouvernements doivent promouvoir l'ouverture des chaînes de valeur pour les biens et les services. Cela ne signifie pas seulement réduire ambitieusement les tarifs, mais aussi lutter contre les procédures administratives aux frontières. Pour améliorer la libéralisation des échanges de services, non seulement les membres du G20 doivent permettre un accès au marché plus important dans l'offre de services transfrontaliers, mais ils doivent aussi s'engager dans une discussion approfondie sur les déplacements temporaires des travailleurs.

  • Après la clôture du Cycle de Doha, le G20 devrait initier un débat sur ​​les règles pour l'investissement, les marchés publics et la concurrence ainsi que les entreprises publiques, dans la perspective de l'intégration de ces disciplines respectives dans l'OMC.

  • Des accords plurilatéraux et sectoriels (au sein et en dehors du contexte de l’OMC) visant par exemple des produits ou services informatiques sont une opportunité pour les membres du G20 pour faire progresser la libéralisation des échanges mondiaux. Les membres du G20 devraient en profiter tout en restant attentif au fait que ces accords sont conçus pour faciliter la multilatéralisation à un stade ultérieur.

  • Vu la prolifération des accords commerciaux préférentiels à travers le monde, des règles plus détaillées sont requises afin d’améliorer la cohérence entre ces accords et de s’assurer qu’ils joueront le rôle de tremplin dans le processus de libéralisation des échanges multilatéraux plutôt que d’obstacle.

À propos de la Coalition B20

La Coalition B20, regroupe les principales organisations patronales indépendantes des économies du G20 et a pour mission d’interagir avec les responsables politiques des pays du G20 au nom de plus de 6,5 millions d’entreprises de toutes tailles et de tous secteurs.

Cette déclaration est publiée à Berlin, Brasilia, Bruxelles, Buenos Aires, Istanbul, Johannesburg, Madrid, Mexico, New Delhi, Ottawa, Paris, Rome, Séoul, Sydney et Washington DC par les membres de la Coalition B20.

Suivez nos initiatives sur Twitter @ B20Coalition et à www.b20coalition.org - B20 est une marque déposée de la B20 Coalition.


Les membres de la Coalition B20

Ai Group, Australia · BDI, Germany · BUSA, South Africa · BUSINESSEUROPE, Europe · CCC, Canada · CEOE, Spain · CII, India · CNI, Brazil · Confindustria, Italy · Coparmex, Mexico · FKI, South Korea · MEDEF, France · TÜSİAD, Turkey · UIA, Argentina · US Chamber, USA ·