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Ce mois-ci marque le premier anniversaire de l’entrée en vigueur de l’Accord de partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP). Le PTPGP a été signé par onze pays : Australie, Brunei, Canada, Chili, Japon, Malaisie, Mexique, Nouvelle-Zélande, Pérou, Singapour et Vietnam. Il est maintenant entré en vigueur dans sept des onze signataires. Les quatre pays en attente de ratification sont le Brunei, le Chili, la Malaisie et le Pérou.

En ce qui a trait aux accords commerciaux, le PTPGP est un accord monstre qui touche près de 500 millions d’habitants dans les onze pays signataires et qui représente plus de 13 % du PIB mondial. L’accord couvre un grand nombre de domaines comme la libéralisation des tarifs douaniers, la mobilité de la main-d’œuvre, le commerce numérique et la propriété intellectuelle, ce qui améliorera la capacité des entreprises canadiennes d’accéder aux possibilités d’exportation et d’investissement dans la région Asie-Pacifique.

Un organisme appelé Commission sur le PTPGP, composé des pays où l’accord est déjà en vigueur, supervise la mise en œuvre du PTPGP. Lors de la première réunion de la Commission au début de l’année, les membres ont exposé en détail le processus d’adhésion de nouveaux pays à l’accord. Le processus se résume en fait à une demande d’ouverture de négociations, suivie d’une négociation avec les membres actuels et, si elle aboutit, du processus de ratification.

Un certain nombre de candidats ont manifesté un intérêt plus ou moins marqué pour l’adhésion à l’accord, notamment la Corée du Sud, Taïwan, la Thaïlande et le Royaume-Uni. Toutefois, ces candidats éventuels ne sont pas tous sur un pied d'égalité. La Corée du Sud a un différend commercial important avec le Japon, la direction que prend Brexit au Royaume-Uni n’est pas claire et la Thaïlande n’a pas donné suite à sa demande. De ces quatre pays, Taïwan est celui qui se montre le plus convaincant pour aller de l’avant.

La rédaction du PTPGP laisse intentionnellement la porte ouverte à Taïwan puisque l’adhésion est ouverte à un « État » ou à un « territoire douanier distinct ». En tant qu’entité qui administre son propre tarif douanier, Taïwan appartient sans ambiguïté à cette dernière catégorie, malgré les difficultés qu’elle éprouve autrement à entretenir des relations diplomatiques officielles avec la plupart des pays. L’adhésion de Taïwan présente des possibilités et des défis intéressants. C’est le treizième plus important partenaire commercial du Canada, et il est beaucoup plus important si l’on considère tous les pays où nous jouissons d’un accès commercial préférentiel. Cela dit, Taïwan est également un pays délicat en raison de ses relations avec la Chine.

Nous sommes d’avis que n’importe quel demandeur devrait être pris en considération s’il peut satisfaire aux normes du PTPGP. Le PTPGP est un moyen plus rapide d’obtenir un accès préférentiel à ces marchés, comparativement à la négociation d’un accord commercial autonome. Nous nous attendons à ce que l’augmentation du nombre de membres du PTPGP en 2020 ait des répercussions sur les entreprises canadiennes, car à compter de l’an prochain, seuls les pays qui ont ratifié l’accord pourront participer aux discussions sur l’expansion, alors qu’à l’heure actuelle, quiconque a signé est admis à la table des négociations. Compte tenu du rôle que joue le PTPGP dans l’élaboration des règles commerciales de la région de l’Asie-Pacifique, il est essentiel que le Canada joue un rôle actif pour veiller à ce que nos intérêts soient représentés.