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Dans cette édition de 5 minutes pour les affaires, Hendrik Brakel, notre directeur principal, Politiques économiques, financières et fiscales, se penche sur les effets que les taux d’intérêt très bas auront sur les entreprises canadiennes.

La semaine dernière, la Banque du Canada a réduit le taux d’intérêt à 0,75 %, une décision qu’aucun économiste n’avait vu venir. La grande question est de savoir ce que cela signifie pour les entreprises canadiennes. L’effet immédiat a été d’affaiblir le dollar, qui est tombé à 0,81 $. Résultat, les investisseurs se retireront des valeurs mobilières canadiennes pour se tourner vers les titres américains, ce qui affaiblira encore plus le huard. En ce qui concerne le coût réel des prêts d’affaires, il est peu probable que l’on constate des changements importants puisque les banques doivent couvrir leurs coûts de financement. Nous croyons que la plupart des banques maintiendront leur taux préférentiel à 3 %.

Enfin, les baisses de taux de la semaine dernière nous en disent beaucoup sur l’économie canadienne. Les médias ont beaucoup spéculé autour de l’idée que la baisse du prix du pétrole pourrait aider à maintenir la position du Canada si les effets négatifs pour les producteurs de pétrole sont contrebalancés par un renforcement de l’industrie manufacturière en Ontario et au Québec. Il est clair que la Banque ne partage pas cet avis : le gouverneur Poloz a déclaré que la baisse du prix du pétrole était « incontestablement mauvaise » pour le Canada. En fait, un huard plus bas est une bonne chose pour certains manufacturiers, mais les effets bénéfiques peuvent mettre du temps à se matérialiser, et les consommateurs ne seront pas nécessairement empressés de dépenser l’argent qu’ils économiseront sur l’essence.

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